Le corps monastique principal du Bhoutan donna le
coup d'envoi du CDA (Concile Drukpa Annuel) le 8 avril à
3h du matin en concluant le rituel Droubpa de Chakrasamvara,
puis les maîtres de la lignée Drukpa et délégations
internationales arrivèrent ce jour dans l’enceinte
Druk Amithaba, qui se situe près du stoupa sacré
de Swayambhunath.
C’est le siège de Sa Sainteté le 12e Gyalwang
Drukpa qui fut désigné pour ce premier concile
annuel Drukpa.
Une grande salle a été construite pour accueillir
cet événement exceptionnel. Citons quelques
grands maîtres présents à ce concile :
Sa Sainteté le Gyalwang Drukpa, Son Éminence
Khamtrul Rinpoché, Drukpa Choegön Rinpoché,
Dorzong Rinpoche, Drugu Choegyal Rinpoche, Gyetrul Jigme Norbu
Rinpoche, Kyabjé Gyeltshen Tulku, Losal Zangpo (Khenpo),
Jetsunma Tenzin Palmo, Satrul Rinpoche, S.E. Trinzam Rinpoché,
Drubpön Ngawang Tenzin, …
Les communautés monastiques Drukpa (moines et nonnes)
venant du Bhoutan, de l’Inde, du Népal, du Vietnam,
les disciples et étudiants venant de tous les continents
se retrouvèrent à l’occasion de ce Premier
Concile Drukpa.
Ce premier concile a permis de rassembler, en un lieu saint,
de nombreux grands maîtres et yogis de la lignée
qui venaient de différentes régions du monde.
La sangha venue du monde entier a pu assister à l’intronisation
de deux grands maîtres de la lignée : le 9e Yongzin
Rinpoche et Gyalwa Lorepa. Des reliques sacrées ont
également été montrées au public.
Ce fût une grande joie pour tous de se retrouver dans
l'harmonie de la pratique. Un concile annuel, un partage des
expériences entre les grands maîtres, pourra
prévenir du déclin de la lignée Drukpa,
les enseignements pourront demeurer vivants et continuer à
se transmettre. C'est pourquoi il a été décidé
que ce concile aurait lieu chaque année dans le futur.
TIBET
La justice chinoise vient de condamner
4 tibétains à mort et 1 à la prison
à perpétuité pour leur participation
aux protestations en 2008 : Lobsang
Gyaltsen et Loyak, sont menacés d’exécution
immédiate. Phuntsok and
Kangtsuk, ont été condamnés à
mort avec un sursit d’un an, tandis que Dawa
Sangpo est condamné à la prison à perpétuité.
Ces condamnations ont lieu dans un climat particulièrement
répressif, et
une escalade alarmante dans la campagne du gouvernement chinois
intitulée
frapper fort, visant à intimider les tibétains
luttant pour leur liberté.
L’organisation internationale Students for a Free Tibet
lance une action
urgente visant à empêcher l’exécution
de ces peines et la libération des
prisonniers : http://actionnetwork.org/campaign/stoptheexecutions/
La traduction :
http://www.tibetlibre.org/Article/index.php?rubrique=Nouvelles&id=4
Comme nous avons pu empêcher l’éxécution
de Tenzin Delek Rinpotche il y a quelques années, mobilisons-nous
pour empêcher la plus terrible des répressions
de s’abattre sur ces Tibétains.
--
Toute l'équipe d'Etudiants pour un Tibet Libre
http://www.tibetlibre.org
CE JOUR marque le 50e anniversaire du soulèvement pacifique
du peuple tibétain contre la répression communiste
chinoise au Tibet. Depuis mars dernier, d'importants mouvements
de contestation pacifique se sont manifestés dans tout
le Tibet. La majorité des participants étaient
des jeunes gens nés et élevés après
1959, qui ne connaissaient rien d'un Tibet libre. Toutefois,
nous pouvons être fiers que leur action repose sur la
ferme conviction, qui perdure d'une génération
à l'autre, de servir la cause du Tibet. Cette action
sera une source d'inspiration pour ceux qui, dans la communauté
internationale, portent un intérêt tout particulier
à la question du Tibet. Nous rendons hom mage et nous
offrons nos prières à tous ceux qui sont morts,
ont été torturés et ont enduré
des souffrances terribles pendant la crise de l'année
passée au nom de la cause tibétaine et depuis
que notre lutte a commencé.
Vers l'année 1949, les forces communistes
commencèrent à pénétrer dans les
régions Nord-est et Est du Tibet (le Kham et l'Amdo)
et, en 1950, plus de 5000 soldats tibétains ont été
massacrés. Au vu de la situation qui régnait
alors, le gouvernement chinois choisit une politique de libération
pacifique, qui, en 1951, conduisit à la signature de
l'Accord en 17 Points et de son annexe. Depuis lors, le Tibet
se trouve placé sous le contrôle de la République
populaire de Chine. Cependant, cet accord indiquait précisément
que la religion, la culture et les valeurs traditionnelles
du Tibet seraient préservées.
Entre 1954 et 1955, j'ai rencontré à Pékin
la plupart des hauts dignitaires politiques et militaires
du Parti communiste chinois, avec à leur tête
le président Mao Tsétoung. Au cours des discussions
concernant les moyens de stimuler le développement
social et économique au Tibet, tout en y préservant
le patrimoine religieux et culturel, Mao Tsétoung et
tous les autres chefs acceptèrent la création
d'un comité préparatoire pour la mise en place
de la région autonome, comme le stipulait l'Accord,
plutôt que l'établissement d'une commission administrative
militaire. Mais à partir de 1956, la situation se détériora
avec l'imposition au Tibet de politiques ultra-gauchistes
avec pour résultat l'abandon des promesses faites et
des décisions prises précédemment par
les hautes autorités. La mise en place imposée
de force de la prétendue “réforme démocratique”
dans les régions du Kham et de l'Amdo au Tibet, qui
était en totale décalage avec les conditions
existantes, n'amena que chaos et destruction. Au Tibet central,
les autorités chinoises violèrent les termes
de l'Accord en 17 Points de façon délibérée
et avec brutalité. Leurs tactiques agressives et violentes
ne firent que s'aggraver de jour en jour. Ces tristes événements
ne la issèrent au peuple tibétain qu'une seule
alternative, celle d'un soulèvement pacifique le 10
mars 1959. Les autorités chinoises répondirent
avec une violence sans précédent qui causa la
mort, l'arrestation et l'emprisonnement de dizaines de milliers
de Tibétains dans les mois qui suivirent. A la suite
de quoi, accompagné par un petit groupe de hauts fonctionnaires
du gouvernement tibétain, y compris quelques Kalons
(ministres), je choisis l'exil vers l'Inde. A ma suite, presque
cent mille Tibétains prirent le chemin de l'exil vers
l'Inde, le Népal et le Bhoutan .. Durant leur fuite
et au cours des mois qui suivirent, ils eurent à affronter
des difficultés inimaginables, qui n'ont jamais été
oubliées.
Une fois le Tibet occupé, le gouvernement
communiste chinois s'engagea dans une série de campagnes
violentes et répressives visant à instaurer
la réforme démocratique, la lutte des classes,
la création de communes populaires, la Révolution
culturelle, la loi martiale, et plus récemment la rééducation
patriotique et les campagnes “frapper fort”. Ces
campagnes amenèrent un tel niveau de souffrance pour
les Tibétains que leur vie devint littéralement
un enfer. Le résultat immédiat de ces campagnes
fut la mort de centaines de milliers de Tibétains.
La lignée du Bouddha Dharma fut brisée. Des
milliers de centres religieux et culturels, comme les monastères
et les temples, furent complètement détruits.
Des monuments et des bâtiments historiques furent démolis.
Les ressources naturelles furent exploitées à
tort et à travers. Aujourd'hui, le fragile environnement
du Tibet est pollué ; la déforestation massive
a détruit les forêts et la vie animale, le yack
sauvage et l'antilope tibétaine notamment, sont menacés
d'extinction.
Les 50 dernières années ont
amené d'incroyables souffrances et la destruction à
la terre et au peuple tibétains. Même aujourd'hui,
les Tibétains au Tibet vivent dans un constant état
de peur, faisant sans cesse l'objet de soupçon de la
part des autorités chinoises. Aujourd'hui, la religion,
la culture, la langue et l'identité, toutes choses
que les générations successives de Tibét
ains ont toujours considéré comme des biens
plus précieux que leur propre vie, sont aussi menacés
de disparaître. En bref, les Tibétains sont considérés
comme des criminels qui méritent la mort. La tragédie
du peuple tibétain a été rapportée
au gouvernement chinois en 1962 dans la pétition (de
70000 caractères) du regretté Panchen Rinpotché.
Ceci fut réitéré par lui dans un discours
prononcé à Shigatsé en 1989, peu de temps
avant sa mort ; il y disait notamment que ce que nous avons
perdu sous l'autorité du régime communiste dépasse
de loin ce que nous y avons gagné. De nombreux Tibétains,
objectifs et concernés, se sont eux aussi exprimé
sur les souffrances du peuple tibétain. Même
Hu Yaobang, Secrétaire du Parti communiste, à
son arrivée à Lhassa en 1980, a clairement admis
ces erreurs et a présenté des excuses aux Tibétains.
De nombreuses infrastructures telles que routes, aéroports,
voies ferrées, etc..., qui semblent avoir apporté
du progrès dans les diverses régions du Tibet,
furent entreprises en réalité dans le dessein
politique de siniser le Tibet. Le coût disproportionné
en est la destruction de l'environnement et du mode de vie
tibétain.
Quant aux réfugiés tibétains,
bien qu'au début nous ayons eu à faire face
à de nombreux problèmes, comme de grandes différences
climatiques, des langues inconnues de nous et la difficulté
de gagner notre vie, nous sommes parvenus à nous installer
en exil. Grâce à la générosité
des pays qui nous ont accueillis, de l'Inde en particulier,
les Tibétains ont pu recommencer à vivre libres
et sans peur. Nous avons pu subsister et préserver
notre religion et notre culture. Nous avons pu offrir à
nos enfants une éducation à la fois moderne
et traditionnelle et nous avons entrepris des efforts pour
trouver des solutions à la question du Tibet. Il y
a eu encore d'autres effets positifs : une compréhension
plus profonde du bouddhisme tibétain, avec son insistance
sur la compassion, qui constitue une contribution positive
de par le monde.
Immédiatement après notre arrivée
en exil, je me s uis mis à travailler pour promouvoir
la démocratie au sein de la communauté tibétaine
en établissant un Parlement tibétain en exil
en 1960. Depuis lors, nous avons graduellement progressé
dans la voie de la démocratie et aujourd'hui notre
administration en exil est devenue une démocratie à
part entière avec sa charte écrite et un corps
législatif. Ceci est effectivement quelque chose dont
nous pouvons tous être fiers.
Depuis 2001, nous avons institué un
système par lequel le gouvernement politique des exilés
tibétains est directement élu par un ensemble
de procédures semblable à celles que l’on
trouve dans les autres systèmes démocratiques.
Actuellement, le Kalon Tripa (Premier ministre élu
au suffrage direct) entame son second mandat. En conséquence,
mes propres responsabilités administratives quotidiennes
s'en trouvent réduites et aujourd'hui, je suis dans
une condition de semi-retraite. Toutefois, travailler pour
la juste cause du Tibet relève de la responsabilité
de tout Tibétain et tant que je vivrai je servirai
cette cause.
En tant qu'être humain, mon engagement
majeur est de servir les valeurs humaines; c'est ce que je
considère comme la condition essentielle à une
vie heureuse au niveau individuel, familial et communautaire.
Dans le cadre de ma pratique religieuse, mon deuxième
engagement est la promotion de l'harmonie inter-religieuse.
Mon troisième engagement est bien sûr la question
du Tibet. Cela se justifie en premier lieu parce que je suis
tibétain et que l'on m'appelle Dalaï-Lama; d'une
façon plus importante, cela s'explique par la confiance
que les Tibétains, à l'intérieur comme
à l'extérieur du Tibet, m'accordent. Voilà
donc les trois engagements majeurs que je garde toujours présents
dans mon esprit.
En plus de veiller au bien-être de
la communauté tibétaine en exil, et elle va
tout à fait bien, la mission principale de l'administration
centrale tibétaine a été de travailler
à la résolution de la question du Tibet. Après
avoir mis au point, en 1974, la politique de la Voie Médiane,
mutuellement favorable, nous étions prêts à
répondre positivement à la proposition de pourparlers
émise par Deng Xiaoping en 1979. De nombreuses conversations
se succédèrent et des délégations
d'enquêtes furent envoyées. Malheureusement,
celles-ci n'apportèrent aucun résultat concret
et les contacts formels furent interrompus en 1993.
Ensuite, en 1996-97, nous avons effectué
un sondage d'opinion auprès des Tibétains en
exil et rassemblé des suggestions au Tibet, lorsque
cela était possible, concernant une proposition de
referendum permettant aux Tibétains de déterminer,
à leur gré, la direction future de notre lutte
pour la liberté. A la lumière des résultats
obtenus et des suggestions venues du Tibet, nous décidâmes
de poursuivre la politique de la Voie Médiane.
=0 A
Depuis que les contacts ont été
rétablis en 2002, nous en tenant au seul canal officiel
et suivant un programme unique, nous avons participé
à une série de 8 rencontres avec les autorités
chinoises. De surcroît, nous avons présenté
un Memorandum sur une Autonomie réelle pour le peuple
tibétain, en précisant que les conditions de
l'autonomie de région au plan national, telle qu'elle
est exprimée dans la Constitution chinoise, seraient
réalisées grâce à la mise en place
de ses lois sur l'autonomie. L'insistance chinoise à
nous faire accepter le Tibet comme faisant partie de la Chine
depuis des temps réculés est non seulement fondée
sur une erreur, mais elle est également déraisonnable.
Nous ne pouvons pas changer le passé, qu'il ait été
bon ou mauvais. Déformer l'histoire est inconvenant.
Nous devons regarder de l'avant et nous employer
au bien-être de tous. Nous, Tibétains, recherchons
une autonomie légitime et positive, un accord par lequel
les Tibétains pourraient vivre à l'intérieur
des structures de la République populaire de Chine.
Satisfaire aux aspirations du peuple tibétain permettra
à la Chine de trouver stabilité et unité.
De notre côté, nous n'exprimons aucune revendication
se fondant sur l'histoire. Si l'on se reporte à l'histoire,
il n'existe aucun pays au monde aujourd'hui, et cela inclut
la Chine, dont le statut territorial soit demeuré de
tout temps inchangé et aucun qui puisse demeurer inchangé.
Notre souhait que tous les Tibétains
soient réunis sous l'autorité d'une administration
autonome unique s'accorde avec l'objectif même du principe
de l'autonomie de région au plan national. Cela répond
aux besoins fondamentaux des deux peuples, tibétain
et chinois. La constitution chinoise, ainsi que des lois et
règlementations s'y référant, ne s'opposent
en rien à cette réalisation et de nombreux leaders
du gouvernement central chinois ont admis cette aspiration
profonde. Au moment de la signature de l'Accord en 17 Points,
le Président Zhou Enlai a reconnu que cela était
une demande raisonnable. En 1956, au moment de la constitution
du Comité préparatoire pour la Région
autonome du Tibet, le Vice-Président Chen Yi, en montrant
une carte, déclara que si Lhassa pouvait devenir la
capitale de la Région autonome du Tibet, rassemblant
les régions tibétaines des autres provinces,
cela contribuerait au développement du Tibet et de
l'amitié entre les peuples tibétain et chinois.
C'était là une opinion partagée par le
Panchen Rinpotché et nombre de cadres et érudits
Tibétains. Si les leaders chinois avaient eu des objections
à nos propositions, ils auraient pu à ce moment-là
donner leurs raisons et offrir d'autres alternatives, mais
ils ne le firent pas. Je suis déçu que les autorités
chinoises n'aient pas répondu de façon appropriée
à nos efforts sincères pour la réalisation
du principe d'une vraie autonomie régionale nationale
pour tous les Tibétains, dans le cadre de la constitution
de la République populaire de Chine.
En dehors du fait que le processus actuel
de dialogue sino-tibétain n'a apporté aucun
résultat concret, nous avons assisté à
une réaction brutale aux manifestations tibétaines
qui ont bouleversé l'ensemble du Tibet depuis le mois
de mars de l'année dernière. C’est afin
de recueillir l'opinion de tous sur la voie à suivre
pour l'avenir, que nous avons tenu une Réunion spéciale
des Tibétains en exil en novembre 2008. Nous nous sommes
aussi efforcés, dans la mesure du possible, d'obtenir
des suggestions de la part des Tibétains au Tibet.
Le résultat de cette enquête a montré
que dans leur grande majorité les Tibétains
sont très favorables à la continuation de la
politique de la Voie Médiane. Nous gardons donc le
cap de cette politique avec une conviction renouvelée
et nous poursuivons nos efforts en vue de la création
de l'autonomie régionale reconnue au plan national
pour tous les Tibétains.
Depuis des temps immémoriaux, les
peuples tibétain et chino is sont voisins. A l'avenir
aussi, nous devrons vivre ensemble. Il est donc impératif
que nous co-existions dans l'amitié.
Depuis l'occupation du Tibet, la Chine communiste
a sans cesse publié une propagande mensongère
sur le Tibet et son peuple. C'est pourquoi, au sein des populations
chinoises, bien peu de Chinois ont une compréhension
précise du Tibet. Il est, en vérité,
bien difficile pour eux de connaître la vérité.
De plus, les leaders ultra-gauchistes chinois ont depuis mars
de l'année dernière entrepris une immense campagne
de propagande dans l'intention de diviser les deux peuples
et de créer de l'animosité entre eux. Il est
triste de constater que cet effort a porté ses fruits
en créant dans l'esprit de nos frères et soeurs
chinois une impression négative des Tibétains.
C'est pourquoi, comme je l'ai déjà fait de nombreuses
fois, je voudrais à nouveau recommander à nos
frères et soeurs chinois de ne pas se laisser influencer
par une telle propagande, mais au contraire de tenter de découvrir
de façon impartiale les faits concernant le Tibet de
fa7on à empêcher toute division entre nous. Les
Tibétains doivent aussi s'efforcer de faire naître
un lien d'amitié avec le peuple chinois.
Si l'on regarde les cinquante dernières
années d'exil, on voit que nous avons traversé
des hauts et des bas. Cependant, le fait que la question du
Tibet soit toujours dans l'actualité et que la communauté
internationale y prenne un intérêt sans cesse
croissant est en soi une réussite. Si l'on considère
la situation dans cette perspective, je suis certain que la
justice prévaudra à la condition de rester sur
la voie de la vérité et de la non-violence.
Alors que nous commémorons 50 ans
d'exil, il nous faut avant tout exprimer notre profonde gratitude
aux gouvernements et aux peuples des différents pays
qui nous ont accueillis et où nous vivons. Non seulement
nous nous conformons aux lois de ces pays d'accueil, mais
nous nous conduisons de façon à constituer une
valeur positive pour ceux-ci. De même, dans nos efforts
pour faire aboutir la cause du Tibet et maintenir sa religion
et sa culture, il nous faut définir notre vision future
et notre stratégie en nous inspirant de notre expérience
passée.
Je dis toujours qu'il nous faut espérer
le meilleur et nous préparer au pire. Que nous nous
placions dans une perspective mondiale ou dans le contexte
des événements en Chine, nous avons des raisons
d'espérer une résolution rapide de la question
du Tibet. Mais nous devons en même temps nous préparer
à l'éventualité d'une lutte qui durerait
longtemps. Pour cela, nous devons nous concentrer essentiellement
sur l'éducation de nos enfants et la formation de professionnels
dans des secteurs variés. Nous devons aussi nous concentrer
sur l'environnement et la santé et pousser notre compréhension
et notre pratique des méthodes de non-violence au sein
de toute la=2 0population tibétaine.
Je voudrais profiter de l'occasion qui m'est
donnée ici pour exprimer toute ma gratitude envers
les chefs de gouvernement des états, le gouvernement
central et le peuple Indien, qui, en dépit des difficultés
et obstacles auxquels ils ont à faire face, ont toujours
offert soutien et assistance aux Tibétains en exil
au cours de ces 50 années. Leur gentillesse et leur
générosité est immense. Je voudrais aussi
remercier les responsables, les gouvernements et les peuples
qui forment la grande communauté internationale, ainsi
que les nombreux groupes de soutien au Tibet, pour leur soutien
indéfectible. Puissent tous les êtres vivants
vivre dans la paix et le bonheur.
Sa Sainteté le Dalaï Lama
Le 10 mars 2009
Traduit de l’anglais en français
par le Bureau du Tibet, Paris.