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Catastrophe humanitaire
en Birmanie : appel d'urgence aux dons
Il y a urgence en Birmanie. Il faut
une action immédiate, directe et efficace. Hervé
Flejo, un Français installé à Rangoon,
se mobilise pour aider les victimes. Aujourd'hui ses fonds
personnels ne suffisent plus. . Ni ONG, ni structure ad-hoc
: une démarche personnelle pour gérer l’urgence,
faute de mieux... Vos dons peuvent renforcer la démarche
personnelle d’Hervé à Rangoon. Faites
écho à ce blog. Merci.
http://aidebirmanie.blogspot.com/
Cyclone
en Birmanie: "Mes enfants vont mourir", se lamente
une survivante
BOGALAY (Birmanie), 10 mai 2008
"Mes enfants vont mourir", se lamente Dowla Shwe,
survivante du cyclone Nargis dans le sud de la Birmanie, contrainte
de mendier au bord d'une route au milieu de milliers de cadavres
en décomposition.
Elle et ses cinq enfants ont réchappé de l'une
des pires catastrophes naturelles de l'histoire récente.
Mais ceux qui survivent au milieu des corps des défunts
risquent de mourir de soif, de faim ou de maladies si rien
n'est fait pour leur porter secours, ont prévenu des
organisations humanitaires.
"Nous n'avons rien", lance Dowla Shwe en regardant
ses enfants affamés, lesquels ont pu mettre la main
sur quelques bananes et noix de coco. Mais, dit-elle, "ces
derniers jours, nous n'avons pas mangé de riz",
l'élément de base de l'alimentation en Asie.
Les enfants "s'affaiblissent" de jour en jour, s'alarme
Mme Shwe. "J'ai peur qu'ils ne tombent malades et qu'ils
meurent".
Pourtant, les dons affluent pour secourir la Birmanie ravagée
par Nargis, qui a fait au moins 60.000 morts et disparus,
mais l'acheminement de l'aide bute toujours sur des restrictions
imposées par la junte militaire, notamment pour laisser
entrer des travailleurs humanitaires étrangers.
"Je suis en colère contre le gouvernement",
ose dire Dowla Shwe. "Si les autorités birmanes
ne peuvent pas nous aider, pourquoi ne laissent-elles pas
les étrangers venir et nous porter assistance?",
s'interroge-t-elle, en mendiant au bord d'une route du sud.
Partout, dans cette région du delta de l'Irrawaddy,
c'est le même paysage de désolation: les survivants
n'ont ni à boire ni à manger, encore moins d'abri.
Des enfants attendent sur le bord d'un chemin des secours
qui ne viendront peut-être jamais. Sur la route entre
les localités de Bogalay -- l'une des plus touchées
par le cyclone -- et de Pyapon, des gamins courent pieds nus
après chaque voiture dans l'espoir de récupérer
une bouteille d'eau ou n'importe quoi à manger.
D'autres tentent désespérément de pêcher
de minuscules crabes ou de petits poissons dans des canaux
quasiment à sec où s'entassent des centaines
de cadavres pourrissant au soleil, dans une puanteur insupportable.
"En marchant dans les villages de pêcheurs le long
de la rivière, chaque minute, vous pouvez compter au
moins 50 cadavres d'enfants, de femmes et d'hommes",
raconte U Pandita, un moine bouddhiste de 24 ans.
"Toutes les bourgades ont été balayées.
J'ai vu au moins 600 corps le long de la rivière",
assure le bonze qui dit avoir perdu "21 membres de (sa)
famille, des tantes, des oncles et des grands-parents".
A Bogalay, les cadavres s'étendent à perte de
vue, témoigne un responsable du Fonds des Nations unies
pour l'enfance (Unicef). "Ils pourrissent dans une ville
totalement en ruines", rapporte-t-il, sous couvert de
l'anonymat.
Le bilan déjà effrayant du cyclone pourrait
largement s'alourdir, si rien n'est fait rapidement pour porter
secours au million et demi de sinistrés, a prévenu
l'ONU. Les organisations humanitaires redoutent des épidémies
et la propagation de diarrhées.
Désespérés, des villageois ont été
vus en train de ramasser quelques grains de riz au milieu
des ruines. Ils les font sécher sur la route, dans
l'espoir de les revendre et de pouvoir ainsi s'acheter de
quoi manger.
Et ceux, blessés, qui ont eu la chance d'échouer
dans un dispensaire de Pyapon, sont soignés à
la belle étoile: le toit de l'hôpital a été
soufflé par le cyclone.
Des milliers d'autres attendent des secours. Mais un routier,
qui transportait deux tonnes de riz, affirme que son chargement
a été "saisi par la police qui a dit qu'elle
allait le distribuer".
"Je ne suis pas content, je voulais l'acheminer moi-même",
se plaint-il, en rebroussant chemin, les mains vides.
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Manifestation
à Paris "pour la liberté au Tibet"
PARIS, 10 mai 2008
Quelques centaines de personnes ont manifesté
samedi après-midi à Paris pour "la liberté
au Tibet" et pour demander à la communauté
internationale de "faire pression sur les autorités
chinoises", a constaté une journaliste de l'AFP.
Les manifestants, rassemblés à l'appel de la
communauté tibétaine de France, brandissaient
des drapeaux tibétains et des pancartes sur lesquelles
on pouvait lire: "stop au génocide culturel",
"liberté au Tibet", ou encore la
photo d'un homme ensanglanté avec la légende
: "négociations à la chinoise".
"Depuis deux mois, la répression se poursuit au
Tibet. Nous manifestons
pour dénoncer les violations des droits des Tibétains
et pour demander à la
communauté internationale de maintenir au maximum la
pression sur Pékin", a déclaré à
l'AFP le président de la communauté tibétaine
en France, Thupten Gyatso.
Il a jugé "positive" la reprise de contact
entre des émissaires du dalaï
lama et des représentants chinois, mais a réclamé
"un dialogue direct entre le
président chinois Hu Jintao et le dalaï lama".
"Nous attendons des actes. Nous voulons la liberté
et le droit à
l'autodétermination pour les Tibétains",
a-t-il dit.
Le cortège, parti de la place Denfert-Rochereau, dans
le sud de Paris,
devait se rendre au Champ de Mars, au pied de la Tour Eiffel.
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