Archives 2003

 
 
     

Pour accéder aux archives cliquez sur l'année souhaitée

1999 - 2000 - 2001 - 2002 - 2003 - 2004


Juin 2003 n°45

 

Les techniques secrètes des moines taoïstes
• SAVOIR •
Appelée « menstrues » par les alchimistes Occidentaux et « Sang du dragon » par les Chinois, une susbstance aqueuse minérale entre dans le processus de la quête « d’immortalité ». En Chine, moines et nonnes taoïstes font appel à des connaissances où les énergies internes du corps sont soumises à de rudes épreuves.

Les lamas dzogchen dansent par compassion
• SPECTACLE •
Dzogchen Rinpotché et ses moines viennent en France pour présenter leurs danses sacrées. Leur but : collecter de l’argent pour aider les Tibétains réfugiés en Inde.

Les mantras, outils de cheminement spirituel
• ENSEIGNEMENT •
D'origine hindoue, le mot « mantra » est composé du sanskrit « man » qui signifie méditer ou contempler, et de « tra » qui signifie se libérer de l'ego. Il est appelé chou en chinois, japa en japonais et wazifa chez les soufis.

L’esprit zen dans la maison japonaise
• ART DE VIVRE •
Propreté et ordre, gestion des vides autour des volumes, l’esprit zen préside à l’agencement des habitations traditionnelles du Japon où le rangement est élevé à la notion d’art.

Moines, méditation & ondes mentales
• SCIENCE •
Que se passe-t-il dans le cerveau d’une personne en état de méditation profonde ? Le Dalaï-Lama a accepté que des moines collaborent avec des scientifiques pour mesurer les ondes cérébrales.

L’étonnante longévité des Hounzas, peuple de l’Himalaya
• SANTE •
Les Hounzas ne connaissent quasiment aucune maladie et sont d’une extraordinaire longévité. Une énigme que la science aimerait bien comprendre et qui trouve peut-être une explication dans le mode de vie.

Pierre Crepon
Dendokyoshi (enseignemant) de l'école Zen Soto japonaise, éditeur, Pierre Crepon est le mouveau président de l'Union bouddhiste de France (UBF). Homme d'écoute et pragmatique, Pierre Crépon souhaite lancer une nouvelle dynamique pour cette institution qui a traversé, quelques turbulences.

• Chronique de France Tibet
• Tibet
Projets fluviaux pharaoniques et déplacements forcés.

 

sommaire : Les techniques des moines taoistesLes mantras Méditation et ondes mentalesChronique France Tibet •  Environnement

Les lamas dansent par compassionL'esprit zen • l'étonnante longévité • Pierre CréponOrthosiphon

>1 Les techniques secrètes des moines taoïstes

Appelée " menstrues " par les alchimistes Occidentaux et " sang du dragon " par les Chinois, une susbstance aqueuse minérale entre dans le processus de la quête " d'immortalité " . En Chine, moines et nonnes taoïstes font appel à des connaissances où les énergies internes du corps sont soumises à de rudes épreuves. (1) (extraits)

Depuis des millénaires, les taoïstes ont cherché à atteindre " l'immortalité " et la " longévité ". Pour ce faire, ils ont commencé par confectionner des élixirs alchimistes à base de végétaux, de minéraux et d'animaux. Certains de ces élixirs existent encore de nos jours et sont utilisés en médecine traditionnelle chinoise. Certains de ceux-ci contiennent des métaux qui peuvent paraïtre dangereux, par exemple le mercure, le plomb, le cinabre ( sulfure de mercure ).

C'est sur les bases de l'alchimie externe, dite opérative, que les sages taoïstes ont établi celles de l'alchimie interne, le Nei-Tan. En reprenant la théorie de l'alchimie opérative qui se pratique dans un laboratoire équipé d'un athanor, le fameux fourneau nécessaire aux transmutations de la matière, le sage ne sert, dans le Nei-Tan, de son propre corps comme d'un laboratoire. C'est donc à l'intérieur de lui-même qu’il va trouver les ingrédients nécessaires, mercure, plomb, cinabre et autres minerais. C’est par un processus mental et une prise de conscience de la circulation des souffles et des énergies internes qu’il va transformer ses souffles énergétiques afin d’obtenir le résultat espéré, la transformation du plomb en or. C’est une véritable transformation interne qui, progressivement, va s’opérer à l’intérieur du pratiquant.

Une transformation qui s’effectue sur trois plans, physique, énergétique et spirituel. En réalité il existe un quatrième plan, supérieur aux trois premiers : la réalisation du Tao ou le retour à l’énergie primordiale. Mais il ne peut être atteint que par de rares personnes au terme d’un très long travail.

Décapiter le dragon rouge

L’un des fondements de l’alchimie interne taoïste est, pour les hommes, la rétention spermatique. En effet, les taoïstes ont toujours considéré que l’éjaculation contribuait à une perte importante d’énergie pour l’organisme et que, de ce fait, chaque éjaculation raccourcissait la vie. Au contraire, les hommes qui pratiquaient l’art du «Tao sexuel» en évitant au maximum de perdre leur semence lors de l’acte sexuel, voyaient leur vie se prolonger. » Outre cette longévité, l’alchimie interne permet de transmuter l’énergie contenue dans le sperme en énergie vitale et en énergie spirituelle pour atteindre la fameuse « immortalité » tant recherchée par les sages taoïstes.

Si l’alchimie interne était au début réservée aux hommes, des techniques destinées aux femmes firent bien vite leur apparition. Cela en partant de la considération que si la perte de l’essence séminale était une perte d’énergie pour l’homme, c’était la perte de sang menstruel qui faisait perdre son énergie à la femme. Les taoïstes ont donc mis au point des techniques physico-spirituelles pour diminuer, voire arrêter les menstrues chez la femme. C’est cela que les taoïstes nomment « l’art de décapiter le dragon rouge».

Toutefois, nous devons mettre en garde les femmes qui voudraient pratiquer l’alchimie interne taoïste que certaines des techniques avancées (notamment les techniques qui mènent à la haute spiritualité), touchant les sphères psychiques de l’individu, ne sont pas sans répercutions sur l’organisme, tant sur le plan psychique que sur le plan somatique. De ce fait, il est conseillé de pratiquer, tout au moins au début, avec le suivi d’un maître qualifié.

Jean-Pierre Krasensky,
© L'Originel
« L’art de décapiter le dragon rouge - Alchimie interne taoïste pour les femmes » Edition L’Originel-Charles Antoni.

 

>3 Les mantras outils de cheminement spirituel

D'origine hindoue, le mot « mantra » est composé du sanskrit « man » qui signifie méditer ou contempler, et de « tra » qui signifie se libérer de l'ego. Il est appelé chou en chinois, japa en japonais et wazifa chez les soufis. (extraits)

Le mantra représente la nature absolue du son, de la parole, de l'expression verbale et du pouvoir. C'est un assemblage de syllabes, de mots ou de phrases contenant l'essence de toutes les fréquences vibratoires, c'est-à-dire de toutes les vertus.

Au cours de l'histoire, ces sonorités ont été considérées comme des formules phonétiques capables par exemple d'inverser les processus mécaniques naturels, de transmuter la matière, de donner accès aux dimensions cosmiques, etc. En dehors des noms sacrés permettant d'entrer en résonance avec les énergies supérieures, ces formules sont propres à chaque cas, à un moment donné du cheminement individuel, qu'il s'agisse de calmer le mental ou de le ré harmoniser, de guérir le corps, de prier ou de lâcher prise, par exemple. En Orient, il existe des mantras spécifiques pour les repas, les besoins naturels ou les ablutions, la guérison ou la réalisation spirituelles, l'accompagnement des mourants ou la cérémonie du mariage, les inaugurations de bâtiments ou la neutralisation d'influences négatives.

Chaque mantra peut être tonique ou calmant, fortement scandé ou doucement chanté, en fonction de la répétition pratiquée en état méditatif ou d'intériorisation, dans une posture et si possible dans une atmosphère particulière. Il peut également être hermétique ou signifiant, intériorisé ou murmuré, comme accompagné de gestes, de postures, de musique ou de danse, sachant que la récitation mentale augmente sa puissance, confirmant ainsi tous les enseignements spirituels selon lesquels le silence prime sur le son.

Lorsqu'il est hermétique, c'est-à-dire incompréhensible au pratiquant, sa répétition provoque une sorte de rupture avec l'environnement, mettant parfois le disciple dans une sorte d'état second comme le font les danses derviches, par exemple. Lorsqu'il est chanté, il représente un travail de purification et d'affinement cellulaire, un travail sur les chakras et l'accélération de la circulation énergétique, dans la mesure où l'on s'efforce de faire vibrer la voix en différents points du corps. En permettant de soutenir certaines vibrations, le chant transmet en effet une énergie essentielle qui tient beaucoup moins aux mots qu'au niveau vibratoire de l'émetteur. C'est pourquoi on ne saurait parler du son ou de la voix sans parler de la qualité du cheminement personnel.

Mais parlée ou chantée, la récitation doit passer par des formes plus ou moins tacites ou articulées pour approcher les divers aspects du mantra, du yin au yang, de manière à lui donner toute sa plénitude, sachant que l'ensemble sonore d'un mantra comporte quatre plans, comme l'écrit John Blofeld dans son très intéressant ouvrage sur le sujet : « Celui qui n'est ni son ni silence, mais les transcende tous les deux ; celui qui ne peut être réellement expérimenté que sur le plan de conscience du yogi ;celui de la visualisation ; celui qui est articulé normalement. »

Les mantras n'ont donc pas seulement des sonorités mais des formes, des couleurs et éventuellement une signification symbolique, qui peuvent être évoquées pendant la récitation. Et l'image, par exemple, est dépositaire de l'énergie psychique émotionnelle et spirituelle dont l'adepte l'a chargée au cours de ses années de pratique comme de celle accumulée par les adeptes qui se sont concentrés sur ce symbolisme particulier au cours des siècles. Si les différents auteurs ne sont pas forcément d'accord sur les correspondances entre les notes, les couleurs, les chakras et les planètes, ils sont généralement assez proches du consensus pour admettre que la gamme part du chakra racine avec le « do » et se poursuit en remontant de centre en centre sur la note correspondante pour renforcer l'effet vibratoire. Le mantra peut donc être articulé, murmuré, pensé, vibré, chanté, mimé ou dansé, aussi bien qu'accompagné de la visualisation des symboles ou des chakras correspondants. De toute façon, le pratiquant doit être complètement imprégné de la signification et de la qualité vibratoire en cause, faute de quoi il est inutile d'espérer quelque résultat que ce soit.

En revanche, l'expérience montre que toute pratique correcte et régulière crée de nouveaux états d'être, modifie la psyché, révèle une connaissance ou des facultés jusqu'alors inconscientes. De sorte qu'elle finit par transformer le sujet, même s’il faut des années d'entraînement pour parvenir à produire des sonorités aussi mélodieuses qu'émouvantes et fluides.

Qu'il soit parlé ou chanté, le son doit être rond, bien timbré, aussi pur que possible, éventuellement puissant avec un minimum d'effort physique. Il doit prendre appui sur le hara, de sorte que les vibrations partent des profondeurs de l'être et traversent le corps de bas en haut. Les enseignants, dont le but est de contribuer à purifier, harmoniser et sensibiliser les différents corps, disent que, comme le maître, le mantra est donné lorsque le disciple est prêt à le recevoir et, bien entendu, à le pratiquer correctement. Il faut d'ailleurs être extrêmement prudent dans ce domaine et s'en remettre à un spécialiste de la question, conscient du genre de travail qui s'impose à un moment donné. Mais certains grands mantras ou bija mantras peuvent être pratiqués par tout disciple suffisamment évolué pour le faire dans le cadre d'un engagement spirituel.

Depuis les grands yoguis, ces formules ont été transmises de maître à disciple, par la tradition orale. Malheureusement, elles ont souvent été déformées au cours de ces transmissions, de sorte que beaucoup ont perdu une partie de leur pouvoir vibratoire originel... Ce qui est sûr, c'est que toutes les époques et toutes les traditions ont travaillé sur des sons sacrés, qu'il s'agisse des incantations grégoriennes, des bhajanas hindous, des wazifas et des dhikrs soufis ou des chants harmoniques tibétains, qui résonnent profondément dans le corps humain qu'ils équilibrent et guérissent parfois à travers des états méditatifs ou extatiques.

Josette M. Abel (1)
(1) auteur du livre « Le pouvoir
spirituel du son et de la voix »
Editions du Rocher
Voir également « Yoga du son »
de Denis Fargeot page 7

 

>5 Moines, méditation & ondes mentales

Que se passe-t-il dans le cerveau d’une personne en état de méditation profonde ? Le Dalaï-Lama a accepté que des moines collaborent avec des scientifiques pour mesurer les ondes cérébrales. (extraits)

Nous vivons, dit Tenzin Gyatso, XIVe Dalaï-Lama, une époque où des émotions destructrices comme la colère, la peur et la haine provoquent une vague de phénomènes dévastateurs dans le monde entier. Alors que les informations nous apportent quotidiennement de sinistres rappels du pouvoir destructeur de ces émotions, la question que nous devons nous poser est celle-ci : que pouvons-nous faire, chacun d'entre nous, pour les surmonter ? Certes, de telles émotions perturbatrices ont toujours fait partie de la condition humaine. Certains (ceux qui inclinent à croire que rien ne pourra « guérir » nos impulsions de haine et notre tendance à nous opprimer les uns les autres) diraient qu'il s'agit simplement du prix à payer pour être humain. Mais cette position peut susciter l'apathie face aux émotions destructrices, nous conduisant à conclure que cette capacité de destruction est totalement hors de notre contrôle.

D'après le Dr. Davidson, jamais son laboratoire n'avait mesuré une aussi forte activité dans les zones cérébrales associées aux émotions positives. Bien sûr, l'intérêt de telles pratiques ne se limite pas aux moines qui passent des mois d'affilée en retraite de méditation. Le Dr. Davidson m'a parlé de ses recherches avec des gens qui exercent des métiers à haut niveau de stress. On a enseigné à ces personnes (non bouddhistes) à se placer dans un état de vigilance mentale dans lequel l'esprit ne se laisse pas emporter par les pensées ou les sensations, mais les laisse aller et venir, comme quand on regarde couler un fleuve.

Huit semaines plus tard, le Dr. Davidson a constaté que, chez ces personnes, les parties du cerveau qui participent à la formation des émotions positives devenaient de plus en plus actives. Les implications de tout cela sont claires : le monde d'aujourd'hui a besoin de citoyens et de dirigeants qui peuvent travailler à assurer la stabilité et engager un dialogue avec « l'ennemi » (quel que soit le type d'agression ou d'attaque qu'ils aient enduré). Il n'est pas inutile de noter que ces méthodes ne sont pas seulement utiles mais aussi très peu coûteuses. Nul besoin de médicament ni d'injection.

Vous n'avez pas non plus à devenir bouddhiste ou à adopter telle ou telle foi religieuse. Chacun possède le potentiel pour mener une vie paisible et pleine de sens. Nous devons explorer aussi profondément que possible comment cela peut être engendré. Je m'efforce de mettre ces méthodes en application dans ma propre vie. Quand j'entends de mauvaises nouvelles, notamment les histoires tragiques que me racontent souvent mes compatriotes tibétains, ma propre réponse est naturellement la tristesse. Toutefois, en replaçant le tout dans son contexte, je peux finalement faire face relativement bien. Et les sentiments de colère impuissante, qui ne font qu'empoisonner l'esprit et remplir le cœur d'amertume, ne se produisent que très rarement, même après les pires nouvelles.

La réflexion montre que beaucoup des souffrances de nos vies ne sont pas provoquées par des causes extérieures mais par des événements intérieurs comme l'apparition d'émotions perturbatrices. Le meilleur antidote à ce dérèglement, c'est d'améliorer notre capacité à gérer ces émotions.

Le désastre du 11 septembre a démontré que la technologie moderne et l'intelligence humaine, lorsqu'elle sont guidées par la haine, peuvent conduire à d'immenses destructions. Ces actes terribles sont le symptôme violent d'un état mental souffrant. Pour y répondre avec sagesse et efficacité, nous devons être guidés par des états d'esprit plus sains, pas simplement pour éviter de nourrir les flammes de la haine, mais pour y répondre adroitement. Nous ferions bien de nous souvenir que la guerre contre la haine et la terreur peut aussi être menée sur ce front intérieur.

Tenzin Gyatso,
XIVe Dalaï-Lama

Source : New York Times, 26 avril 2003, Dharamsala
C. S. P. T. (Comité de Soutien au Peuple Tibétain - France) Tibet : www.Tibet-Info.net, Culture asiatique : www.eurasie.net

 

>9• Chronique de France Tibet
(Association loi 1901) 10 rue Jean Macé 75011 Paris Site Web : www.tibet.fr

Tibet : projets fluviaux pharaoniques et déplacements forcés

Au Tibet, avec le projet gigantesque de diversion des eaux du Yangtsé vers le Fleuve jaune, de nouvelles constructions de barrages vont entraîner le déplacement forcé de Tibétains, et mettre en danger l'irrigation de toute l'Asie.

Ces projets chinois pharaoniques risquent d'entraîner de graves conséquences sur les fleuves qui subviennent aux besoins en eau de la plus grande partie de l'Asie, qui comprend la moitié de la population mondiale. Les montagnes et le plateau tibétains forment le berceau des 10 fleuves d'Asie (Brahmapoutre, Yangtsé, Mékong, Fleuve Jaune, Indus, Gange, Salouen, Irraouadi, Fleuve Rouge, Wat Arun) qui irriguent 11 pays (Chine, Inde, Népal, Bangladesh, Bhoutan, Pakistan, Birmanie, Cambodge, Laos, Thaïlande et Vietnam). Provenant des précipitations et de la fonte des glaciers, l'approvisionnement du Tibet en eau douce, 104 .500 m3 par ans, est 40.000 fois plus élevé qu'en Chine. Déjà, le fleuve Jaune s'assèche chaque année d'avantage, et n'atteint plus la mer, plus de la moitié de l'année. Et le desert arrive aux portes de Pékin, qui voit se multiplier les tempêtes de sable.

En cause l'industrialisation et le transfert de population chinoise en Amdo, province tibétaine. Sans doute, la déforestation qui atteint maintenant 80% et entraine une érosion des sols participe à ce phénomène, par l'accélération du débit de l'eau. Dans ce contexte, la Chine vient récemment de publier un décret par lequel 8000 tibétains vont être déplacés de force afin de lancer la construction de 7 barages dans le comté de Barkham (préfécture tibétaine de Ngaba ).

>Information : france.tibet@tibet.fr Tél : 06.81.46.56.40

>Passeport Tibétain (Association Loi 1901) 6 rue Cardinot 90850 Essert Tél : 03.84.28.10.39 Email :passeporttibetain@wanadoo.fr

Haut de page

 

>10 • Toujours autant de pesticides dans les fruits et légumes

Coktails de pesticides Les spécialistes de la santé sont particulièrement vigilants sur l'impact des "cocktails" de pesticides, sur lesquels on dispose de très peu d'études épidémiologiques. Les fruits et légumes français présentent davantage de résidus que la moyenne européenne. La moitié des échantillons consommés en france contenaient un ou plusieurs résidus de pesticides dont 6,1 % à des taux supérieurs aux seuils réglementaires. Les deux tiers des fraises et des laitues consommées en France présentent des traces de pesticides. Le programme européen a contrôlé spécifiquement cinq produits (pomme, tomates, laitues, fraises et raisin de table), plus fréquemment contaminés que d'autre produits. La "la dose de référence aiguë" est dépassée dans moins d' 1% des laitues (endosulfan) et des pommes (triazophos). " Il y a donc lieu de s'inquiéter, souligne l'étude, car un risque pour la santé ne peut être exclu, surtout pour les enfants en bas âge, qui consomment ces produit en grande quantité. " Les effets des pesticides pour la santé (cancers, fertilité masculine, troubles du système endocrinien) sont suffisamment sérieux pour que la Commission européenne ait engagé la révision de toutes les substances anciennes. Elle envisage le retrait en 2003 d'environ 60% des substances qui étaient sur le marché en 1993. La France est le premier utilisateur européen de pesticides et le numéro trois mondial, derrière les Etats-Unis et le Japon.

 

>11Lancement du magazine " Forêts "

Glénat Presse lance vendredi "Forêts", bimestriel et premier magazine grand public consacré à la forêt, a annoncé le groupe. C'est pour répondre à l'engouement des Français pour la nature et la forêt - 200 millions de visites par an dans les forêts françaises - que Glénat presse crée un " concept nouveau et original de magazine thématique grand public et famillial ", a annoncé le groupe. Tiré à 145.000 exemplaires , vendu 5 euros, comptant 100 pages, "Forêts" se veut un magazine pour "découvrir et rêver", "pour apprendre et comprendre ( A qui appartient forêt française ? ) , pour pratiquer la forêt, avec suggéstions de randonnées, art du bois, stages, idées de week-ends... " Abondamment illustré, avec une maquette soignée, le premier numéro est consacré à Fontainebleau, la "forêt capitale". L'Office national des forêts (ONF) qui gère plus de 12 millions d'hectares de forêts et d'éspaces naturels en France, est impliqué dans le projet. Le magazine est imprimé sur un papier certifié PEFC (pan european forest certification), c'est à dire produit à partir de bois de forêts gérées durablement.

>8

PLANTES - d'Asie et d'ailleurs

Orthosiphon

Autres noms :
Orthosiphon stamineus

 

Cette plante ligneuse a des fleurs aux étamines très longues qui l’ont fait surnommer « moustache de chat » en javanais. L’orthosiphon très connu sou le nom de « thé de Java » est très utilisé dans les médecines traditionnelles en Inde et dans l’archipel indonésien où il pousse abondamment grâce à leur climat tropical. Ses feuilles contiennent des sels de potassium, des saponosides, de la choline de la bétaïne, des alcools triterpéniques et des flavonpoïdes. L’orthosiphon est surtout diurétique, mais il est également cholagogue, et légèrement hypoglycémiant et anti-inflammatoire.

Indication : Les feuilles, et infusion, sont utilisées pour drainer les toxines de l’organisme et stimuler la vésicule biliaire. C’est une plante que l’on retrouve dans les régimes amincissants lorsque les tissus adipeux contiennent trop d’eau.

>2 • Les lamas dzogchen dansent par compassion

Dzogchen Rinpotché et ses moines viennent en France pour présenter leurs danses sacrées. Leur but : collecter de l’argent pour aider les Tibétains réfugiés en Inde. (extraits)

 

Comme chacun sait, le Tibet fut annexé par la Chine de Mao Tsé-Toung dans l'indifférence internationale. Dès lors, les Tibétains furent privés de leurs droits fondamentaux par le régime communiste, ce qui les jeta sur les routes de l'exil à la suite de leur chef temporel et spirituel, porte-parole du peuple tibétain en exil, le XIVeDala•-Lama, prix Nobel de la Paix.

Le monastère dzogchen est l’un des nombreux monastères reconstruits en Inde par les Tibétains. Selon les instructions de Sa Sainteté le Dalaï-Lama, il fut rebâti, , sur le territoire de Kollegal, en Inde du Sud, là où le gouvernement du Karnataka, dans sa politique d’accueil, a octroyé des terrains aux Tibétains. Dès 1960, cinq colonies furent ainsi fondées aux alentours de la ville de Mysore. De toutes ces colonies, celle de Kollegal est la plus petite et la plus jeune mais aussi la plus isolée. On ne l'atteint qu'après de longues heures de bus inconfortable. Mais c'est une surprise de trouver alors une véritable communauté organisée, gérée politiquement par le gouvernement tibétain en exil de Dharamshala. Cette petite communauté, de 7.000 personnes réparties entre 22 villages, qui vit de ses revenus agricoles et artisanaux, doit son dynamisme à la personnalité même de Dzogchen Rinpotché, détenteur de l'ancienne lignée des maîtres Dzogchen du Tibet.

Une lignée spirituelle prestigieuse

A présent le monastère dzogchen abrite une communauté d'une soixantaine de moines, et quelques Occidentaux venus étudier le bouddhisme tibétain, et travailler bénévolement au monastère. Car, au milieu de cette communauté qui a pris le nom de Dhondenling, le monastère représente une institution politique, économique et sociale. Il est devenu, grâce à l'énergique volonté de Dzogchen Rinpotché, un recours pour les familles les plus déshéritées. C'est pourquoi, inlassablement, depuis déjà quelques années, ce jeune maître de 38 ans, parcourt l'Europe, l'Australie, les USA, afin de faire découvrir la culture tibétaine et aussi recueillir des fonds qui lui permettent de poursuivre son oeuvre caritative entreprise avec la création de la Dzogchen Shri Senha Charitable Society, au profit du développement de projets de la communauté tibétaine en exil.

Danses monastiques sacrées

Ces étonnantes danses sont en fait un rituel religieux, véritables méditations en mouvement, où le corps joue un rôle fondamental. La symbolique des somptueux costumes, ainsi que des masques des pratiquants, est chargée de sens spirituel, et les mouvements correspondent à un code sacré, qui se perpétue depuis des centaines d'années. Comme les derviches tourneurs, les Tibétains ont développé cette capacité de lier l'expression corporelle à la pratique spirituelle. Durant l'exécution de ces « méditations dansées », les moines visualisent, afin de les subjuguer, et les annihiler, les « démons » ou forces négatives obstructrices sur leur chemin spirituel.

C'est la première fois que les moines-danseurs du monastère Dzogchen se produisent en Occident. L'intérêt est de présenter cet art unique traditionnel, et de donner une approche de la culture tibétaine, qui tient avant tout à rester vivante même dans son exil. Le spectacle, qui dure 90 mn, se compose donc d'une succession de danses, de tableaux recréant des scènes de la vie monastique, et de chants accompagnés par les instruments traditionnels utilisés lors des cérémonies religieuses. La troupe se compose de 10 moines danseurs et musiciens, entraînés par un maître-danseur venu spécialement du Tibet. Quant aux costumes et aux masques, ils ont été entièrement fabriqués à la main selon des méthodes traditionnelles.

Dzogchen Rinpotché accompagnera la tournée. A cette occasion, il interviendra lui-même lors de conférence ou d'enseignements grand public, sur tous les sujets concernant la culture tibétaine, mais également le sort des Tibétains réfugiés, que l'on a tendance parfois à oublier.

Germaine Rollandin

 

>4 L’esprit zen dans la maison japonaise

Propreté et ordre, gestion des vides autour des volumes, l’esprit zen préside à l’agencement des habitations traditionnelles du Japon où le rangement est élevé à la notion d’art. (extraits)

 

Dans la tradition Zen, la propreté et l'ordre sont considérés comme essentiels pour une bonne santé physique, un sentiment de bien-être et de calme. La société japonaise reflète cela dans l'attitude du propriétaire, pour qui un standard élevé de gestion domestique est une priorité personnelle et culturelle. Celle-ci apparaît même dans la langue japonaise : kiri, adjectif commun signifiant « beau », a aussi le sens de « propre, net et ordonné ».

Au lieu de consacrer des heures au nettoyage de leur maison ou, dans le cas des moines zen, de leur temple, les Japonais se concentrent sur le maintien de la poussière à l'extérieur. A cette fin, la plupart des maisons et des temples possèdent une zone vestibule (genkan), située à l'entrée. Les occupants ou les visiteurs y laissent leurs chaussures avant de passer sur une estrade sur élevée où ils chaussent une paire de chaussures d'intérieur légères, puis traversent les planchers en bois des couloirs intérieurs vers les pièces intérieures recouvertes de tatamis. Ici, on enlève les chaussures d'intérieur et on entre pieds nus ou en chaussettes. La rue, le vestibule, les couloirs en bois et les pièces nattées représentent quatre niveaux décroissants de connexion entre les endroits publics et privés. Les animaux sont normalement interdits au-delà du genkan, bien qu'on les laisse dormir et s'abriter là. La poussière du genkan est balayée dans la rue ou dans le jardin.

Bien entendu, même si on en prend grand soin, les objets domestiques, spécialement les tatamis, s'usent et doivent être remplacés. Comme pour tous les aspects de la culture bouddhique, la meilleure saison pour ce faire est à la veille de la nouvelle année, symbolisant le renouveau, la renaissance et les nouveaux commencements. Il est impératif de commencer l'année en ayant jeté tout objet usé ou cassé et en ayant payé toute dette.

Harmoniser le vide et la forme

Dans la tradition japonaise, les seuls meubles qui correspondent quelque peu à la notion occidentale de rangement sont les grands coffres, les tansus. Fabriqués d'habitude en pin ou en cèdre, ce sont des coffres-forts portables. En Occident, ils peuvent servir de zone de rangement et d'exposition. Un coffre oblong ou carré (en bois, peint, laqué ou simplement ciré) offre un excellent rangement pour des articles saisonniers (vêtements) ou rarement utilisés (couvertures). On peut placer dessus des fleurs ou des décorations. Tout aussi important, jeter ce qu’on n’utilise ou ne veut plus. Nous aurons ainsi besoin de moins d'espace de rangement et nous rangerons mieux les objets restants.

Besoins intérieurs et confort physique.

Wabi et sabi sont deux concepts d'inspiration Zen, qui ont profondément influencé la vie culturelle japonaise, y compris l'architecture et le design. Wabi se réfère à la beauté voilée inhérente à la simplicité et à la sérénité ; sabi, à une élégance raffinée dans la manière dont les objets vieillissent et embellissent grâce à la patine, suscitant ainsi un profond sentiment de respect chez celui qui les regarde. Ensemble, ces deux concepts parlent de l'appréciation des objets quotidiens simples, tels des bols ou des fouets à thé en bambou, utilisés avec raffinement.

Wabi se réfère aussi aux joies simples de la vie dans une chaumière primitive, telle qu'une maison de thé japonaise, capable de générer le désir de renoncer au monde matériel pour les merveilles de la nature et la contemplation. Lorsque ce sentiment de simplicité naturelle est associé à un sentiment de rusticité primitive, il engendre le sabi. La philosophie générale sous-tendant le shibai, wabi et sabi s'applique même aux tâches les plus élémentaires et aux objets ordinaires. Par exemple, le cuisinier zen est jugé non d'après la variété ou la somptuosité de ses plats, mais d'après la qualité du riz cuit qui, en signe de son importance, est servi à la fin du repas. Appliquées à son espace de vie ou même juste à une zone de la maison, la simplicité et la beauté trouvées dans l'expression zen offrent un endroit où on peut se reposer des stress de la vie moderne et entretenir le calme.

 

>6 L’étonnante longévité des Hounzas, peuple de l’Himalaya

Les Hounzas ne connaissent quasiment aucune maladie et sont d’une extraordinaire longévité. Une énigme que la science aimerait bien comprendre et qui trouve peut-être une explication dans le mode de vie. (extraits)

 

A l'heure où surgissent quantités d'affections difficilement identifiables et sans remède efficace (hépatite, sida), un petit peuple, à l'abri de toute pathologie, s'offre des records de longévité. Il s'agit d'une peuplade vivant dans l'Himalaya, à l'extrême nord du Pakistan Occidental, adossé au Cachemire. Leur pays forme une enclave entre le Tibet chinois, le Pamir russe et l'Afghanistan, trois pays dont il est séparé par des montagnes culminant à 7.000 mètres d'altitude.

Les Hounzas, à 2.000 mètres d'altitude, vivent dans une profonde vallée à l'ombre de l'Himalaya, dans un paysage taillé de glaciers et piqué d'abricotiers.

Sa mission le porta à visiter les Hounzas. Il fut surpris par leur magnifique santé. Les Hounzas représentaient bien l'idéal de la santé humaine. Grâce à leurs défenses naturelles, ils opposent aux infections une bonne résistance. Mac Carrison ne put déceler aucune pathologie sérieuse. La vieillesse n'affaiblit ni leur vue, ni leur ouïe, leur dentition n'est pas altérée, leur cœur leur permet d'exécuter de longs parcours à travers les collines. La capacité d'effort des Hounzas est exceptionnelle. La vie ne s'éteint qu'à un âge avancé qui voisine les 120 ans.

Voici leur récit : « Les Hounzas comptent 10.000 individus répartis en six tribus et cent cinquante villages situés à des altitudes de 1.600 à 2.450 mètres. La capitale en est Baltit. Les villages sont étagés sur des balcons montagneux qui se succèdent sur une dizaine de kilomètres, sur des pentes ensoleillées qui dominent des gorges profondes de 600-900 mètres. Ils vivent d'agriculture et d'élevage. Leur sol est pauvre ; la région est dépourvue de forêts. Pour pouvoir cultiver les fortes pentes, ils ont dû aménager des terrasses. Les pluies sont rares dans ce pays et pour arroser les cultures, il a été nécessaire d'amener l'eau de la fonte des glaciers en construisant des aqueducs et des canaux de pierres, dont le plus long mesure 20 kilomètres.

Les Hounzas n'ont que fort peu d'argent. Ils le réservent à l'achat d'outils, de cotonnades pour la confection de leurs habits, de soieries pour leurs fêtes. Même l'herbe est rare au pays des Hounzas. Aussi les peupliers qui bordent leurs champs doivent-ils compléter la nourriture des herbivores et c'est grâce à leur feuillage que le bétail peut survivre. Aucun déchet organique n'est jeté, tant la pénurie de fourrage est grande et, dès l'arrière automne, les enfants s'en vont glaner partout quelques brins d'herbes ou de feuilles oubliées et ramassent les moindres vestiges de plantes ou de fumier. Il n'y a donc aucune nourriture permettant d'engraisser du bétail, rien qui permette d'élever des porcs. Les poules et les oeufs sont rares pour la même raison.

Grande est la frugalité de ce peuple. Son régime alimentaire se compose essentiellement de céréales et de fruits, accessoirement de légumes. La viande est maigre et rare, les produits laitiers peu abondants. Les céréales qu'ils cultivent sont le millet, le sarrasin, l'orge et le froment. Les Hounzas disposent de raisin, de pommes, de mûres blanches, très sucrées, analogues aux raisins sultans et qui poussent sur de grands arbres, mais leur fruit principal est l'abricot. Il est plus petit que celui de nos pays. Son amande est comestible. Elle fournit une excellente huile. Tous ces fruits sont séchés pour la mauvaise saison. Les Hounzas disposent de pommes de terre, de lentilles et les mêmes variétés de légumes que nous, mais en quantité restreinte.

L'hiver dure chez eux quatre à six semaines. Au début du printemps, leurs réserves alimentaires sont quasiment épuisées ; le blé, les pommes de terre, les lentilles commencent à manquer. La famille se nourrit alors essentiellement de pousses et de jeunes plantes potagères, d'herbes sauvages arrachées dans les champs de blé. Cette période de privations printanières coïncide avec l’époque des gros travaux agricoles et dure jusqu'à la fin du mois de juin.

Aujourd'hui, leur vie a peu changé. Il faut déplorer le passage plus fréquent des touristes. Les Belges ont même organisé des voyages de groupes pour faire profiter les grands malades du "climat" exceptionnel ou même pour prévenir toute affection grave.

Les Hounzas restent aujourd'hui limités en biens et en nourriture. Il leur manque la littérature, la philosophie, les arts et les muses. Leur culture s'appuie sur la confiance, la sincérité, l'éducation du respect des lois de la vie, de la justice et de la courtoisie. Le climat social bénéficie de chaleur et de solidarité. Ils mènent une vie non spécialisée. Les gens âgés ont aussi bonne vue que les jeunes ; ils ne connaissent ni cancers ni maladies cardio-vasculaires. Leur mode de vie très simple et très laborieux leur impose de se nourrir toute l'année avec sobriété. Consommateurs de fruits frais, les Hounzas refusent d'habiter là où le fruit manque. Les légumes sont cuits dans leur propre eau. On garde pour l'hiver une grande quantité de pommes, d'abricots et de raisins. Ils n'absorbent que tous les dix à trente jours un peu de viande, très rarement des oeufs. Leur alimentation est avant tout végétarienne.

Les aliments sont naturels, non frelatés et apprêtés de façon à en conserver tous les éléments vitaux. Les excitants et les friandises sont pris exceptionnellement. L'emploi du sel de cuisine reste modéré. C'est donc une alimentation économique et mesurée. Un des aspects que l'on retrouve chez d'autres peuples qui vivent en altitude, ce serait justement les avantages générés par cette situation ; les séjours en altitude provoquent simultanément un abaissement du métabolisme de base, une action acidifiante, une diminution de la concentration du sucre dans le sang et une augmentation du taux sanguin de cytochrome C, qui agit donc dans le même sens que l'oxygénothérapie.

N'oublions pas cependant (seule fausse note dans ce tableau idyllique) que l'excès d'oxygène est source de radicaux libres dont on connaît le rôle péjoratif.

Dr Jean-Pierre Willem (1)
(1) auteur du livre « Le secret des peuples sans cancer » Editions du Dauphin

 

>7 questions à : pierre crepon

Dendokyoshi (enseignant) de l'école Zen Soto japonaise, éditeur, Pierre Crépon est le nouveau président de l'union bouddhiste de France (UBF). homme d'écoute et pragmatique, Pierre Crépon souhaite lancer une nouvelle dynamique pour cette institution qui a traversé quelques turbulences. (extraits)

Pierre Crépon, pourquoi avez-vous accepté la présidence de l'UBF ?

A vrai dire, il n'y avait pas beaucoup de postulants à la présidence de l'UBF ! J'ai donc présenté ma candidature car je pense que l'UBF est importante pour le bouddhisme en France et je crois pourvoir consacrer le temps nécessaire à cette nouvelle tâche. J'ai été élu, ainsi que l'ensemble du bureau, par le conseil d'administration qui comporte des représentants de diverses traditions venus de toutes les régions de France.

Beaucoup de bouddhistes laïcs ne connaissent pas ou peu l'UBF et se demandent à quoi sert réellement cette organisation. Ne pensez-vous pas qu'il y a là une lacune dans la communication ?

L'UBF a été fondée pour réunir les différentes associations bouddhistes, notamment les centres, et accueillir tous les membres sympathisants et les acteurs principaux du bouddhisme. Mais soyons clairs. La base du bouddhisme, en France, n'a jamais été et ne sera jamais l'UBF. La base du bouddhisme, c'est l'enseignement du Bouddha, c'est la pratique, la foi de chaque individu. L'UBF n'a pas vocation à devenir le " Vatican " du bouddhisme, mais à rendre service à tous les pratiquants, en particulier, au sein des centres, en assurant le lien avec les pouvoirs publics.

Quelles sont les orientations que vous souhaitez prendre pour l'UBF ?

L'amélioration de la communicaton, l'élargissement de la représentativité de l'UBF (nous avons d'ailleurs de nombreuses demandes d'adhésion en ce moment), le renforcement des liens régionaux et internationaux avec, ar exemple, des délégués régionnaux projet qui avait été élaboré il y a quelques années ; le développement de l'assistance juridique aux centres, etc. Toutefois, je n'ai été élu que le 15 mai dernier. Je vais d'abord me pencher sur ces dossier, dialoguer, rencontrer, et essayer de mettre en place un bon fonctionnement collectif pour tous ces projets. Mais j'ai l'impression qu'une bonne synergie se met déjà en place.

 

 

   
       

Accueil


© 1999-2008 Bouddhisme Actualités magazine en ligne
contact