Archives 2003

 
 
     

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1999 - 2000 - 2001 - 2002 - 2003 - 2004


Février 2003 n°41

• L'abbé Pierre et la compassion
Pour le fondateur des " Chiffonniers d'Emmaüs ", Il y a deux façons de réagir à la détresse humaine : la fuir ou tendre la main à ceux qui souffrent.

L'école publique sur les pas du Bouddha
Le musée Asiatica est à l'origine d'une expérience pédagogique originale. Une exposition itinérante permet aux élèves du Sud-Ouest de la France de découvrir, à travers l'art bouddhique, le continent asiatique, son histoire, sa spiritualité et son rayonnement à travers la mythique route de la soie.

Shaolin
Le légendaire temple bouddhiste Shaolin a connu une période de gloire mais aussi des heures sombres. Toutefois, le temple des arts martiaux a su préserver son ancestrale tradition.

• Le Dharma à l'hôpital
Soulager la souffrance des malades n'est pas chose aisée et la douleur est aussi mentale qu'émotionnelle. Le personnel soignant n'a pas toujours les réponses appropriées.

Les souvenirs du Dalaï-Lama
Enfant, Tenzin Gyatso jouait à faire ses bagages et à parcourir de longues distances. Qu'il y fût prédestiné ou que cela ait été un tour du destin, c'est ainsi qu'il passa sa vie.

Exorcisme et bouddhisme
Au Sri-Lanka, un ancien rituel bouddhiste utilise l'exorcisme comme thérapie mentale.

• Questions à : Micky Suwanachoti
De Philosophie bouddhiste et d'éducation catholique, Micky Suwanachoti, thaïlandaise, dirige depuis 10 ans Espace Asie, un centre de massage thaïlandais traditionnel en plein coeur de Paris.

• Chronique de France Tibet
Au-delà de la date butoir du 7 juillet 2003, nous ne pouvons prédire ce qui se passera au Tibet ou ailleurs si les espoirs sont déçus.

• Sacs en plastique : l'exemple taïwanais
• L'inde refuse une aide alimentaire par crainte des OGM

 

sommaire : L'abbé PierreLe Temple de Shaolin Les souvenirs du Dalai-LamaChronique France Tibet •  Environnement

Le musée AsiaticaLe Dharma à l'hôpital • Exorcisme et bouddhisme • Micky SuwanachotiLe Cyprès

>1 L'abbé Pierre

Il y a deux façons d'agir face à la détresse de l'autre : se dérober ou réagir en essayant de faire ce que l'on peut.

Il était une fois un moine capucin qui recueillit un homme perdu, brisé par plusieurs années de bagne pour un crime qu'il avait commis. Cet homme s'appelait Georges. La rencontre de l'abbé et de Georges est à l'origine des compagnons d'Emmaüs. (extraits)

Père, vous avez dit et écrit que la souffrance rend vraiment plus perméable celle des autres…

C'est une grâce d'avoir souffert, et je peux toujours répondre : « Oui, avoir souffert rend tellement plus perméable à la souffrance des autres ». Il faut avoir serré les lèvres pour ne pas crier sa peur ; être de ces gens qui ne peuvent rencontrer les leurs, leur femme, leurs enfants, au risque de les condamner à mort ; et être de ceux qui donnent leur ticket d'alimentation pour que l'autre ne crève pas de faim. Oui, c'est bien cela, la souffrance qui rend le plus perméable est celle des autres.

Votre combat ne s'arrête pas à la seule misère. Il va bien au-delà. Il en est dont on ne parle pas suffisamment, il concerne les vieillards, les anciens, il est dans la misère cachée de nos petits vieux.

La vie a rallongé. Les gens vivent de plus en plus vieux. Or, le prolongement de la vie s'accompagne avec autant de délaissements. Les vieillards ne sont plus entourés, et nous nous comportons avec eux un peu comme des sauvages, un peu comme des faux civilisés. Il faut changer toute notre attitude à leur égard. Dans nos pays industrialisés, nous avons trop tendance à oublier les critères de courage, de respect, de cœur et d'amour.

Que faut-il pour que l'on soit un peu plus heureux ? Que faut-il pour que l'autre le soit aussi ?

Aujourd'hui, j'ai répondu à des enfants de dix, douze ans, qui me questionnaient sur la foi, sur mes doutes. J'ai répondu : « La foi, elle se communique par la contagion. » J'ai déjà du raconter l'histoire de cet homme dont on dit qu'il blasphème. Un jour, je décide d'aller à sa rencontre, il refuse que je paie le matériau que j'étais venu lui acheter : il savait que nous bâtissions des maisons pour des familles en grande souffrance. Enfin, alors qu'il faisait très froid - je m'en souviens encore -, il me secoue par les épaules et me lance, avec une émotion évidente, une sincérité profonde : « Je ne sais pas si Dieu existe, mais je sais, s'il existe, qu'il est ce que vous faites ! »

Vous avez rencontré des personnalités. Il y en a certainement beaucoup qui vous ont hérissé le poil, mais d'autres pour qui vous avez eu beaucoup de respect.

Je pense à Gandhi, et « l'ahimsa », un mot intraduisible, la non-violence, vécue plus comme une tradition par les Indiens qu'une véritable doctrine. Gandhi aurait tellement aimé que l'on traduise le mot indien « satygraha » par « attachement à l'authentique ». Chacun se souvient de sœur Theresa, et de sœur Emmanuelle qui est encore parmi nous et c'est heureux.

Élu député, vous décidez de quitter votre mandat, en juin 1951, parce que vous étouffiez dans une Assemblée, où, il faut bien le dire, vous ne pouviez pas grand-chose contre la misère. Alors, pour faire vivre les compagnons, vous est venue l'idée de mendier dans les rues de Paris.

J'ai pleuré, de joie, d'avoir osé ce que j'ai fait. J'ai pleuré aussi parce que j'ai encore davantage découvert la solitude. C'est alors qu'un des Compagnons m'a dit, avec beaucoup d'insistance dans la voix : « En sortant de prison, j'ai vécu en triant dans les ordures tout ce qui peut être revendu. » Je finis par accepter sa proposition. Les Compagnons deviennent Emmaüs et se composent d'un assassin suicidaire raté, d'une famille où il y a deux papas pour une épouse, d'un ingénieur qui quitte sa femme pour la Légion Étrangère. Les chiffonniers déposaient des tracts dans les boîtes à lettres, en même temps qu'ils prélevaient les poubelles, remplissant des landaus vides qu'ils poussaient devant eux.

Dans les tracts, les chiffonniers bâtisseurs d'Emmaüs écrivaient qu'ils passeraient à telle heure et demandaient aux gens de déposer sur le trottoir tout ce qui était dans leur maison, dont ils n'avaient même pas idée que c'était encore là, par exemple des livres achetés pour lire dans le train et mis au grenier. Et avec ce travail, dans lequel nous sommes devenus des spécialistes, des professionnels, nous avons réussi à pouvoir vivre et passer de 1 compagnon à 4.000 en France et à 8 ou 10.000 dans 31 nations. Ce sont autant de compagnons arrachés à la misère devenus des sauveurs d'autres.

Propos recueillis par
Gilles Van Grasdorff

Vous pouvez aider l'abbé Pierre dans son action contre la misère, en faisant parvenir vos dons à :
Association des Amis de l'abbé Pierre, 180 bis, rue Vaillant Couturier, BP 91, 94143 Alfortville Cedex.

 

>3 Grandeur et déclin du temple de Shaolin

Plusieurs fois détruit, mais son esprit jamais anéanti, le temple bouddhiste de Shaolin est entouré de légendes. Ce sanctuaire des arts martiaux cultive le sens du mystère. (extraits)

Le temple Shaolin fut construit en 495 soit la 19e année du règne de l'empereur Xiaowen de la dynastie des Wei du Nord. Ce dernier régna de 471 à 500, et fut à l'origine de la fondation du temple, au pied du mont Songshan, dans le Henan. Le but de la fondation du Ç premier monastère sous le ciel È était de permettre l'enseignement du bouddhisme par un moine indien nommé Pada. Cependant, le monastère n'eut pas un succès immédiat, et son état ne fit que se détériorer au début du VIe siècle. C'est à ce moment que se produisit un événement crucial dans l'histoire de ce temple : l'arrivée d'un autre moine bouddhiste indien du nom de Bodhidharma.

Bodhidharma se rendit à un monastère qui tombait lentement en ruine, le temple Shaolin. Il y rencontra quelques moines et il leur enseigna une technique de méditation (Tc’han mieux connue sous son nom japonais : zen) qui devait leur permettre de détacher leur esprit et d'atteindre ainsi l'illumination recherchée par tous les adeptes du bouddhisme. Lorsqu'il entra dans ce monastère, il découvrit que ni l'édifice ni ses résidents n'étaient en très grande forme. Cette constatation lui fit prendre conscience de l'importance d'un corps en santé pour soutenir les rigueurs de la religion bouddhiste selon les préceptes de l’école Tch’an. Il développa un programme d'entraînement physique afin de résoudre les ennuis de santé des moines. Son enseignement se fondait principalement sur des méthodes de respiration et des techniques d'arts martiaux provenant d'Inde et de Chine. Cette particularité allait être à l’origine de sa popularité au cours des siècles à venir.

Une redoutable réputation

Lors du changement de dynastie, les moines du « premier temple sous le ciel » développèrent leur notoriété. Les arts martiaux étaient devenus un aspect si important de la vie à Shaolin, que plusieurs personnes s'y rendaient uniquement pour y recevoir l'enseignement physique, délaissant ainsi le côté religieux de la doctrine Tch’an. Malgré la position précaire du temple, ses adeptes étaient nombreux et assez versés dans leurs arts martiaux pour inspirer un sentiment de puissance et de respect. Leur réputation amena Li Shimin (futur empereur Taizong, de 626 à 649) à faire appel à eux pour résoudre une grave crise : un général chinois (Wang Shi Chung) voulait détrôner la nouvelle dynastie Tang et préparait une armée. Un grand nombre de moines originaires de Shaolin répondirent à son appel et, en contre partie d’un protectorat impérial, ils participèrent aux combats avec les troupes de Li Shimin près de Luoyang.

Après ces récompenses personnelles, le temple Shaolin fut rebâti et prit véritablement le nom de Shaolin à cette époque en raison de la jeune forêt qui y fut plantée : en effet, Shaolin signifie petite forêt, d'où l'expression « temple de la petite forêt ». Le nombre d'adeptes prit de l'expansion, tout au long des VIIe et VIIIe siècles, pour commencer à stagner et diminuer au IXe siècle. Pendant ces années de prospérité, les techniques de combats issues de Shaolin se diversifièrent et créant de nouvelles écoles : Fukien, Omeishan, Wutang, etc.

Le déclin de Shaolin

Le temple Shaolin garda ainsi une certaine influence pendant beaucoup de temps. Le pouvoir impérial eut souvent recours à ses services et resta en contact assez fréquemment avec ses moines. Cependant, le bouddhisme commença à amorcer un certain recul à partir du IXe siècle. Les Qing, allait sceller la destinée du temple Shaolin.

Combat contre les Tibétains

A la fin de son règne, en 1723, le « Temple de la petite forêt » fut donc détruit, et ses moines furent tués en majeure partie, en récompense de services rendus à l'empire… Il y eut des survivants, dont est tirée la légende des Cinq Ancêtres, les derniers maîtres qui continuèrent à propager les techniques de Shaolin et qui sont à l'origine de bien des légendes.

A la fin des années 70, le monastère fut rebâti dans toute la splendeur que l'on peut admirer aujourd'hui. Les moines reconquirent leur temple et ses terres environnantes. Les plus âgés furent recherchés afin de perpétuer les rites anciens. Aujourd'hui, une centaine de moines vivent dans le monastère dont 80 moines contemplatifs et 30 moines combattants. Ce qui est bien peu par rapport aux 1.500 moines qui y vivaient à l'apogée du Temple. Plus de 1.200 adeptes de tous âges, désireux d'acquérir un enseignement spirituel et physique, sont initiés par des maîtres aux secrets du combat et à la religion bouddhiste et taoïste.

Il reste maintenant à se demander ce que penserait Bodhidharma et ses premiers élèves de ce qu'est devenu le temple Shaolin : une simple attraction spectaculaire, sans plus aucune fonction religieuse, et laissée en pâture aux touristes de toute sorte et à des amateurs d’arts martiaux pour qui les vertus du Dharma sont moins importantes que de se briser des poutrelles métalliques sur le crâne. Spectaculaire, sans doute, mais un proverbe chinois dit : « Lorsque tu te cognes la terre contre une jarre et que cela rend un son creux, ne conclus pas trop vite que la jarre est vide. »

Francis Hervieux

fh991586@internet.uqam.ca

 

>5 Rendez-vous avec la liberté Les souvenirs du Dalaï-lama

Enfant, Tenzin Gyatso jouait à faire ses bagages et à parcourir de longues distances. Qu'il y fût prédestiné ou que cela ait été un tour du destin, c'est ainsi qu'il passa sa vie. Le XIVe Dalaï-lama a évoqué à Priyanka Pathak, en Inde, une vie passée à la recherche de la liberté.. (extraits)

Le 17 mars 1959, des milliers de bouddhas dorés oscillent dans le doux rougeoiement d'innombrables bougies de prières alignés sur des rangées de plats d'or et d'argent. De nombreuses fresques recouvrent les murs. Les cymbales s'entrechoquent, faisant vibrer un son réconfortant. Mais l'esprit de Sa Sainteté était loin d'être apaisé. Il était alors prêt à partir en exil. Était-ce la meilleur des choses à faire ? Comment justifiait-il sa responsabilité envers six millions de Tibétains ?

Sa Sainteté le Dalaï-lama fut découvert alors qu'il n'avait pas encore 3 ans. Il était un enfant difficile. « Une de mes occupations préférées, lorsque j'étais enfant, était d'aller dans les nids de poules pour ramasser les œufs avec ma mère », dit-il les yeux pétillant et le ton enjoué. « J'aimais m'asseoir sur le nid de la poule et imiter ses gloussements. Une autre activité favorite était de faire ses bagages comme s'il partait pour un long voyage et disait : « Je vais à Lhassa » Connaissait-il alors déjà son avenir ? « Je ne peux catégoriquement dire cela, dit-il. De nombreux rêves ont été ouverts aux interprétations mais je ne peux confirmer ou infirmer. »

Le chemin vers la liberté fut long et ardu. « Nous avons du donner un étrange spectacle lorsque nous sommes arrivés en Inde. Nous étions 80 personnes physiquement et psychologiquement épuisées par notre voyage. Jawaharal Nehru nous envoya un télégramme de bienvenue en Inde en nous promettant de l'aide. « Nous sommes venus en tant que réfugiés et nos amis indiens nous donnèrent leur amitié »

Si vous lui dites que c'est lui qui nous honore les Indiens de sa présence, il rit. D'un rire profond qui résonne en écho dans le stoupa du temple qu'il venait d'inaugurer. La statue de Padmasambhava semble sourire aussi. « C'est l'esprit de l'Inde qui parle, dit-il, le visage amusé. Pensez-vous que j'aurais pu avoir un aussi beau stoupa au Tibet ? » « Nous étions 100.000 réfugiés » Son esprit est de nouveau reparti dans l'histoire. « Ma fuite n'arrêta pas l'effusion de sang. » Se référant aux informations collectées entre mars 1959 et septembre 1960, les Chinois tuèrent 87.000 Tibétains. Et ce nombre n'incluait pas les suicides, les gens morts de faim et victimes de torture.

Il fallait informer le monde de ce qui se passait sur le Toit du monde et partir en Occident. A partir de ce moment-là, les voyages débutèrent pour le chef spirituel des Tibétains. Parfois pour du soutien, parfois de l'aide, occasionnellement pour des raisons diplomatiques. L'oracle avait prédit qu'il voyagerait en direction de l'Ouest. « Je pensais qu'il s'agissait du départ en Inde. Maintenant je sais ce que cela signifiait. Le voyage fut long et épuisant, mais malgré la tragédie tibétaine, je trouve beaucoup de bonté dans le monde. Les humains sont, dans un sens, les enfants de la terre et il est bon de savoir que nous prenons conscience de l'importance de la préservation parce que mère nature a atteint ses limites de tolérance. Notre monde est rempli de conflits, de colère et d'avidité. Cela est douloureux. »

Le Dalaï-lama ne put le croire lorsque les Chinois bombardèrent pour la première fois un monastère en 1956. Il pleura ce jour là, incapable de croire que les êtres humains fussent capables de tant de violence. Il aura pourtant l'occasion d'être témoin de nombreuses autres horreurs. Il se souvient du rapport du comité international de juristes qui fut présenté en 1959. Nombres de vivisections, d'éventrations, de démembrements, de décapitations, de brûlés, de battus à mort et enterrés vivant. Les nones et moines forcés de rompre leurs vœux de célibat en public. Il trouve ces souvenirs perturbants.

Cet homme doux et chaleureux a vu et traversé son plus difficile voyage en tant que XIVe Dalaï-lama du Tibet. « J'ai beaucoup appris. Nous nous devons de respecter la vie. Par-dessus tout nous devons arrêter de penser à nous-mêmes en tant qu'Indien, Tibétain, Chinois, Russe et Américain ou comme juif, bouddhiste, hindouiste ou musulman. Nous devons prendre conscience que notre identité première est humaine et notre première allégeance est l'humanitarisme.

Les objectifs sont toujours les mêmes. Ses rêves parlent d'un futur Tibet libre, une liberté qu'il espère obtenir avec des armes de vérité et de détermination. Alors que le soleil se retire derrière le stoupa et que les bougies sont allumées, les ombres du soir se reflètent sur son visage. Les gens sur le Toit du monde et, par corollaire, Sa Sainteté, ont une longue route à traverser avant de trouver celle qui les mènera vers la liberté. Pour exister.

Le XIVe Dalaï-lama voyage à travers le monde. Sa personnalité charismatique a partout suscité l'admiration. L'acteur britannique, écrivain et producteur John Cleese plaide sa cause à Londres. Adam Yauch du groupe « les Beatsie boys » l'a interviewé à Rome pour le magazine Rolling stone et a organisé deux grands concerts afin de rendre publique la situation critique du Tibet. L'acteur Richard Gere et Richard Thruman (le père de l'actrice Uma Thruman) ont ouvert une maison du Tibet à New York et publié des livres sur le sujet.

>9• Chronique de France Tibet
(Association loi 1901) 10 rue Jean Macé 75011 Paris Site Web : www.tibet.fr

La Chance aux négociations

On avait ainsi naïvement cru que Pékin avait été sensible aux résolutions votées dans nos pays démocratiques, et notamment à celle votée le 6 juillet 2000 par le Parlement Européen invitant les gouvernements des Etats membres à examiner sérieusement la possibilité de reconnaître le gouvernement tibétain en exil comme légitime si dans un délai de trois ans, les autorités de Pékin et le gouvernement tibétain en exil n'ont pas conclu un accord sur un nouveau statut pour le Tibet. (extraits)

Les autorités de Pékin à considérer la résolution du Parlement Européen car, au-delà de la date butoir du 7 juillet 2003, nous ne pouvons prédire ce qui se passera au Tibet ou ailleurs si les espoirs sont déçus. Pour obtenir de véritables négociations avant le 7 juillet 2003 , France-Tibet et les associations de soutien au peuple Tibétain, vous proposent :

• de demander à votre maire, comme le font déjà 332 maires d’Europe, de faire flotter en permence le drapeau tibétain en un endroit choisi de la municipalité ;

• de demander à votre Maire et son Conseil municipal de voter une motion de reconnaissance des droits du peuple tibétain ;

• de hisser en permanence à votre domicile, comme plus de 5.000 citoyens eupoéens, le drapeau tibétain ;

• de participer à une chaîne humaine autour des institutions européennes à Bruxelles, le 9 mars 2003 à partir de 14 h.

Pour obtenir un dossier « mairie » ou un drapeau contactez France-Tibet, opération « un drapeau pour le Tibet », 408 rue des Carliers 59940 Le Doulieu Tél : 03.28.4892.81
Email : fr-longa@worldnet.fr

ou des renseignements au sujet de la manifestation du 9 mars à Bruxelles, contactez nous ! Des déplacements en car sont prévus de Paris (départ 8h30), Lille, Calais ou Dunkerque (départ 10h).

Envoyez votre participation à l’ordre de France-Tibet « Bruxelles 2003 » au 194 rue des Roissys 92320 Châtillon. Des départs de Toulouse, Dijon, Briançon, Lyon, Bordeaux, Marseille, sont aussi organisés par d’autres associations.

>Information : france.tibet@tibet.fr
Tél : 06.81.46.56.40

>Passeport Tibétain (Association Loi 1901) 6 rue Cardinot 90850 Essert Tél : 03.84.28.10.39 Email : passeporttibetain@wanadoo.fr

 

>10 • Sacs en plastique : l’exemple taïwanais

Taïwan vient d’interdire la distribution gratuite de sacs en plastique et autres objets polluants pour protéger son environnement. L’interdiction a été imposée avec une interdiction des sacs et couverts en plastique dans les établissements publics, écoles, cantines, casernes et hôpitaux. Les industries privées, commerces, restaurants, etc. sont tombés sous le coup de la loi. Les consommateurs qui font leurs courses doivent désormais payer s’ils veulent un sac en plastique des magasins. Les contrevenants sont passibles à partir du 16 févrierd’une amende pouvant aller jusqu’à 300.000 dollars Taïwan (8.600 US). Un sondage a montré que la mesure était bien accueillie par une majorité de 68 % des personnes interrogées qui considèrent que trop d’emballages en plastique constituent non seulement un gaspillage d’argent mais portent atteinte à la qualité de l’environnement.

 

 

 

>2 Le musée Asiatica fait entrer l'art bouddhique à l'école publique

L'art bouddhique raconté aux élèves par une exposition itinérante : c'est l'expérience menée avec succès par le musée Asiatica de Biarritz. (extraits)

Faire entrer le bouddhisme dans les écoles primaires et secondaire sans faire de prosélytisme religieux par un programme pédagogique attractif, c'est le thème de l'exposition itinérante « Sur les pas de Siddharta », animée par le musée Asiatica de Biarritz.

L'Éducation Nationale dans les programmes du primaire et du secondaire, fournit généralement aux élèves les éléments nécessaires à la compréhension de la civilisation occidentale. Un musée Asitica a donc compris tout l'intérêt du rôle pédagogique qu'il pouvait jouer et a proposé son aide pour aborder l'étude de ces civilisations. Dans ce but, le Service Éducatif et Culturel du musée organise chaque année, dans les établissements scolaires et dans les bibliothèques municipales, une exposition sur les cultures asiatiques. « Par cette exposition, nous espérons mieux faire connaître cette religion et son art tellement singulier. Précise Arnaud Bouin, spécialiste en civilisations asiatiques. Les panneaux d'exposition sont illustrés de cartes réalisées par nos soins et de photographies de sculptures ».

De Siddharta au Japon

C'est un véritable voyage par l'art qui est proposé aux élèves. De panneau en panneau, les enfants peuvent ainsi découvrir le berceau du bouddhisme, l'Inde à travers la vie de Siddharta, ce prince devenu ermite à la recherche des grandes questions existentielles. De l'histoire du Bouddha à la diffusion du bouddhisme dans tous les pays d'Asie, des photos et des textes donnent aux étudiants les clefs pour comprendre ce grand courant spirituel de l'humanité et l'extraordinaire profusion d'Œuvres d'art (statues, bas-reliefs, monuments, stoupas, peintures, musiques, etc.). Ce voyage, dans le temps et l'espace, favorise indéniablement une certaine ouverture d'esprit, présentant aux jeunes générations d'autres conceptions de la vie, de la mort ou bien du temps, ainsi que d'autres points de vue sur la vie en général…

« Nous essayons, disent les responsables du musée Asiatica, de faire découvrir les civilisations orientales par l'observation (jeu de piste), par des ateliers d'écriture (écriture par les enfants de contes à partir de la visite de la collection, projet avec une classe de réaliser un journal sur l'Asie, ses civilisations,
l'actualité dans les différents pays, un personnage mythologique), par des ateliers d'arts plastiques : à partir d'un conte entendu au musée, une classe tente de donner sa vision de l'histoire. Une production finale est demandée : elle peut prendre la forme d'une exposition de dessins, de peintures, de fresques murales ou de sculptures en argile.

Une importante collection

La collection tibétaine du musée Asiatica est une des plus belles et des plus complètes du monde avec ses thangkas illustrant des lamas, des divinités farouches, des mandalas ou des gardiens célestes. Les bronzes représentent de grands abbés, des mahasiddhas (des sages tantriques) ou des bouddhas paisibles, autour de couvertures de livres, de broderies, de textiles appliqués, ou d'objets rituels du bouddhisme lamaïque. La grande beauté des Œuvres d'art népalais est reflétée dans de nombreux bronzes dorés et objets rituels. De grandes sculptures sur bois nous font rêver des temples de Katmandou. A voir également, une importante collection sur les arts himalayens et l'Inde.

ASIATICA, Musée d'Art Oriental,
1, rue Guy-Petit, 64200 Biarritz.
Tél : 05 59 22 78 78

Ouvert toute l'année, du lundi au vendredi,
de 10 h 30 à 18 h 30á Le samedi et le dimanche, de 14 h à 19 h Les jours fériés de 14 h à 18 h

 

>4 Le Dharma en milieu hospitalier

Surcharge de travail, mauvaises relations entre patients et personnel soignant : le malaise s’aggrave dans le milieu hospitalier. Lama Jigmé Rinpotché a rencontré des infirmières, des kinésithérapeutes et des psychologues . (extraits)

Procédures administratives sclérosantes, manque de personnel, focalisation sur la sécurité et l'hygiène, agressivité des patients et des collègues, besoin pressant d'écoute et de dialogue des malades et de leur famille sont autant de petite gouttes qui s’amoncellent jour après jour. Elles alimentent une pression mais surtout un sentiment d’insatisfaction et d'impuissance face au système et à la société. Comment agir ou réagir autrement malgré la pression et la souffrance quotidiennes ?

La surcharge de travail n’est pas la difficulté essentielle, c’est la surcharge émotionnelle. C’est la confrontation avec les personnes qui est épuisante. Travailler beaucoup sans pression psychologique, c’est possible. Le problème est que nous sommes prisonniers de nos propres tendances.

Les solutions existent dès lors où nous avons conscience de ce qui se passe réellement en nous et chez les autres, non seulement dans nos actions et nos discours mais surtout dans nos pensées. Attention, cela demande une véritable implication personnelle et non l’attente d’un coup de baguette magique ou d’une recette miracle. Il ne faut pas s’arrêter aux manifestations, aux symptômes ni à la première explication, mais aller plus profond.

Lorsque l’émotion
s’appelle douleur

Rinpotché explique que la loi du karma est une loi mécanique mais que le karma évolue en permanence. Personne ne juge personne. Rien n’arrive par hasard, rien ne sort de rien que ce soit matériel, psychologique, spirituel, etc. Toute action, toute parole mais aussi toute pensée laisse une empreinte (une cause, une graine) au plus profond de nous. C’est cela qui va modifier notre être sans cesse. C’est ce qui va faire que nous sommes attirés par telle chose plutôt que telle autre.

Créer un espace entre soi et ses émotions

Un autre effet de ce nouveau regard sur la souffrance est la création d’un petit espace entre mes émotions et moi. Je vais pouvoir éviter de les suivre et de les alimenter. Le calme mental prend la place disponible. Ce calme mental repose ici sur une compréhension solide. Il ne s’agit pas uniquement d’une simple relaxation. Les tensions parasites diminuent en puissance et l’énergie correspondante est disponible pour agir précisément. Ordinairement, nos tensions sont entretenues par nos tendances, nos habitudes, notre discours intérieurs, etc. Si on laisse notre discours intérieur prendre le dessus, un état d’épuisement s’installera suivi de l’impossibilité de communiquer correctement non seulement avec ses collègues mais aussi avec ses proches.

Finalement, à l’hôpital, on voit rapidement les résultats car on travaille avec des personnes. On comprend rapidement par notre propre expérience l’importance d’observer ce qui se passe en nous, d’y réfléchir et d’améliorer les choses en soi et autour de soi. Pour un pratiquant bouddhiste, c’est une occasion précieuse car il va se heurter, jour après jour, à la mise en pratique de ce qu’il a entendu. Les enseignements ne resteront pas des idées de salon. Il va toucher du doigt le fonctionnement du karma. Il va expérimenter les bienfaits de la voie du bodhisattva. »

Lama Jigmé Rinpotché

 

>6 Exorcisme : thérapie mentale et bouddhisme sri-lankais

Y a-t-il un monde psychique méconnu où les démons ne seraient pas toujours des images d’Epinal, mais des entités énergétiques susceptibles d’altérer la santé physique et mentale ? (extraits)

Beaucoup de bouddhistes sri-lankais reconnaissent que la maladie et la mauvaise santé peuvent dépendre de plusieurs facteurs, ce qui est conforme à l’enseignement du Bouddha. Mais des forces surnaturelles, aussi bien que naturelles, peuvent être mises en cause. Dès lors, rien d'extraordinaire ou d'inhabituel, pour un Sri-Lankais, de consulter plusieurs spécialistes pour ce qui semble n'être qu'un trouble simple, qu'il soit apparemment de type purement physique (comme une indigestion, un mal de tête, ou même une petite blessure) ou d'un genre plus impalpable et perturbant mais non moins inquiétant.

On ira ainsi consulter un docteur formé à la médecine occidentale et, sans se poser plus de question, on prendra conjointement l'avis d'un phytothérapeute traditionnel, d'un praticien de l'antique système de la médecine ayurvédique, d'un astrologue, voire d'un diseur de bonne aventure et d'un exorciste ou edura. Beaucoup d’exorcistes sri-lankais appartiennent à la caste inféreure des beravas. Ils affirment qu'ils ont hérité leur savoir du prince Oddisa, un grand yogi venu, dit-on, du Kerala en Inde (d'autres disent d'lnde du Nord). D'autres encore se réclament du grand exorciste-magicien Devol-Deviyo, un indien venu au Sri-Lanka.

Un homme démon

Doué d'une voracité incontrôlable, il possède une bouche gigantesque, large de plusieurs lieues, dans laquelle tout est réduit en cendres. Oddisa est un sorcier-chaman, changeant souvent de forme. Il collecte toute sorte d'herbes, de racines, de lianes pour en faire des drogues, poisons ou remèdes. Il peut atteindre l'enfer bouddhique de l'ignorance (avidiya) et, y puisant des pouvoirs, tenir en échec tout à la fois les dieux, les démons et les hommes. Oddisa demeure, dit-on, sur le mont Ajakuta (montagne de la chèvre), vivant dans une grotte où règne une chaleur infernale.

L'exorcisme est considéré comme une des huit branches de la science médicale traditionnelle, sous le nom de yaksabbuta vidyava (science des esprits). La médecine singhalaise traditionnelle reconnaît l'existence d'un grand nombre de maladies dont beaucoup sont similaires à celles répertoriées par la médecine occidentale, mais considère que parfois certains symptômes n’ont pas de cause organique, mais mentale ou surnaturelle. C'est sur ces dernières que travaillent traditionnellement les exorcistes.

Il va tout d’abord enquêter sur les symptômes du patient et sur ses habitudes - son régime alimentaire, les lieux où il s'est rendu, les incidents bizarres - en essayant de repérer un détail anormal. L'attaque démoniaque débute souvent par un choc émotionnel. Une telle expérience suggère que la victime est prisonnière du « regard sidérant » d'un démon (yaksa disti). La conséquence de tout cela est que la victime est isolée du reste du groupe social, ce qui nourrit sa maladie. Un des buts principaux de l'exorcisme est de rompre cette fascination démoniaque et de mettre un terme à l'isolement du malade.

Restaurer
l’énergie subtile

Dès qu'une personne est attaquée, son équilibre mental et physique est complètement bouleversé. Les exorcistes - comme les autres praticiens de la médecine traditionnelle cinghalaise - pensent qu'une attaque démoniaque détruit l'équilibre des humeurs de bile/sang (pita), phlegme (sema) et vent (vata), ce qui cause à la fois la douleur physique et la confusion mentale (ces humeurs, selon la conception des bouddhistes singhalais, sont des aspects des cinq substances élémentaires constitutives de toutes choses, les mahabutas). Le diagnostic consiste à identifier le démon particulier (les différents démons s'attaquent à différentes humeurs) responsable de la maladie, ce qui va déterminer quelle sorte de rituel il convient de célébrer, car chaque exorcisme a une forme spécialement appropriée au principal démon en cause.

Venues du fond des âges, ces incantations, auréolées d’un rituel où les fumigations et l’usage de certaines plantes sont de rigueur, donnent des résultats parfois étonnants. Véritable science de l’esprit et des esprits, l’exorcisme est une « ethno-médecine » qui intrigue les chercheurs mais qui, dans sa dimension psychiatrique, apaise ou guérit le mental, sans avoir recours aux neuroleptiques ou autres sédatifs du système nerveux.

A lire : « Tovil, exorcismes
thérapeutiques bouddhistes » Editions Destris

 

>7 • Micky Suwanachoti

De philosophie bouddhiste et d'éducation catholique, Micky Suwanachoti, thaïlandaise, dirige depuis 10 ans Espace Asie, un centre de massage thaïlandais traditionnel en plein coeur de Paris. Micky est coauteur du livre "Nuad Bo Rarn, le massage thaï traditionnel " paru aux Editions Guy Trédaniel. (extraits)

Le massage thaïlandais est actuellement à la mode en France. Ce massage traditionnel est, en Asie, considéré comme une thérapie à part entière. Quel regard portent, par exemple, les kinésithérapeutes occidentaux sur ces méthodes orientales ?

> Certains kinésithérapeutes affichent un réel intérêt pour ces méthodes ancestrales, car ils ont pu constater que les postulats du massage thaï ne reposent pas entièrement sur la dimension mécanique du corps physique, mais prend en compte l'énergie qui alimente les muscles et les nerfs. Pour cette raison, on m'avait demandé d'accompagner des groupes de kinésithérapeutes français en Thaïlande pour qu'ils puissent bénéficier d'une formation spécifique.

Pensez-vous que l'on puisse utiliser le massage thaïlandais en le séparant de son contexte spirituel, en l'occurrence le bouddhisme ?

> Oui. Mais il ne faut pas supprimer la pureté d'intention qui préside à toute séance de massage. Il faut avoir un coeur bon et agir dans un esprit d'apaisement de la souffrance d'autrui. C'est cela le plus important.

N'y a-t-il pas une certaine ambiguïté lorsqu'on évoque le massage thaï ? On l'assimile souvent à une sensualité érotique pratiquée dans les rues chaudes de Bangkok ou de Pattaya...

> Il est vrai que sous le vocable " massage thaï " se dissimulent des pratiques érotiques qui n'ont strictement aucun lien avec le massage traditionnel thaïlandais et qui attirent, en Thaïlande, une certaine catégorie de touristes.

Ne pourrait-on pas envisager que des établissements hospitaliers puissent intégrer le massage thaïlandais comme complément thérapeutique, notamment en période post-opératoire et améliorer la phase de convalescence ?

> Il n'y pas, pour l'instant, de dialogue avec ces établissements et c'est dommage car on pourrait alors vérifier le bien fondé du massage thaïlandais. Néanmoins nous formons des kinésithérapeutes, des infirmières et même des psychiatres qui, à leur tour, pourront appliquer ce savoir ancestral et permettre ainsi le rayonnement de cette thérapie manuelle.

Propos recueillis par Jean-Pierre Chambraud

>8

PLANTES - d'Asie et d'ailleurs

Le CYPRES

Autres noms :
Cupressus sempervivens

 

Même si on le trouve abondamment dans nos paysages méditerranéens, le cyprès est originaire de l’Orient. Son tronc mesure de 10 à 25 m, son bois est dur et imputrescible, de couleur rougeâtre (comme l’acajou). Ses feuilles sont vert foncé, petites et en forme d’écailles. Ses fleurs sont disposées en cônes. Les Anciens pensaient que le bois de cyprès était imputrescible. De fait, les Egyptiens l’utilisèrent pour la confection de sarcophages qui ont été retrouvés intacts plusieurs milliers d’années après, lors de l’ouverture des tombeaux. Les Grecs s’en servirent pour sculter des statues dont certaines nous sont parvenues dans un état de conservation étonnant. Au XIVe siècle, les Anglais, qui ne possédaient pas de cyprès dans leur île, apportaient chez eux des branches de cet arbre, comme une véritable curiosité nombreuses graines.

Principales indications : Le cyprès est connu depuis l’antiquité pour les propriétés bienfaisantes sur la circulation sanguine. C’est un spécifique de la circulation sanguine dont il exerce une action anti-inflammatoire

 

>11• L’inde refuse une aide alimentaire par crainte des OGM

L’inde a rejetée la plus grosse des dernières cargaisons alimentaires provenant des Etats-Unis (1.000 tonnes), faute de certification concernant l’absence d’OGM dans le maïs, a indiqué le quotidien Hindustan Times. Le journal a expliqué que les autorités craignaient que la cargaison ne contienne des traces de maïs « Starlink », dont la consommation a été interdite aux Etats-Unis. La cargaison, dont le contenu doit permettre de préparer de la nourriture destinée à des éconliers très déshérités en Inde, fait parti d’un programme d’aide alimentaire de deux organisations non-gouvernementales (ONG) basées aux Etats-Unis. Le journal précise que deux précédentes cargaisons d’entreprises américaines, contenant de l’huile de soja brute et raffinée, avaient été acceptées parce qu’elles respectaient les exigences sanitaires indiennes.

 

   
       

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