| >1
L'abbé Pierre
Il y a deux façons d'agir face à
la détresse de l'autre : se dérober
ou réagir en essayant de faire ce que
l'on peut.
Il
était une fois un moine capucin qui recueillit
un homme perdu, brisé par plusieurs années
de bagne pour un crime qu'il avait commis. Cet
homme s'appelait Georges. La rencontre de l'abbé
et de Georges est à l'origine des compagnons
d'Emmaüs. (extraits)
Père, vous avez dit
et écrit que la souffrance rend vraiment
plus perméable celle des autres…
C'est une grâce
d'avoir souffert, et je peux toujours répondre
: « Oui, avoir souffert rend tellement
plus perméable à la souffrance
des autres ». Il faut avoir serré
les lèvres pour ne pas crier sa peur
; être de ces gens qui ne peuvent rencontrer
les leurs, leur femme, leurs enfants, au risque
de les condamner à mort ; et être
de ceux qui donnent leur ticket d'alimentation
pour que l'autre ne crève pas de faim.
Oui, c'est bien cela, la souffrance qui rend
le plus perméable est celle des autres.
Votre combat ne s'arrête
pas à la seule misère. Il va bien
au-delà. Il en est dont on ne parle pas
suffisamment, il concerne les vieillards, les
anciens, il est dans la misère cachée
de nos petits vieux.
La
vie a rallongé. Les gens vivent de plus
en plus vieux. Or, le prolongement de la vie
s'accompagne avec autant de délaissements.
Les vieillards ne sont plus entourés,
et nous nous comportons avec eux un peu comme
des sauvages, un peu comme des faux civilisés.
Il faut changer toute notre attitude à
leur égard. Dans nos pays industrialisés,
nous avons trop tendance à oublier les
critères de courage, de respect, de cœur
et d'amour.
Que faut-il pour que l'on
soit un peu plus heureux ? Que faut-il pour
que l'autre le soit aussi ?
Aujourd'hui,
j'ai répondu à des enfants de
dix, douze ans, qui me questionnaient sur la
foi, sur mes doutes. J'ai répondu : «
La foi, elle se communique par la contagion.
» J'ai déjà du raconter
l'histoire de cet homme dont on dit qu'il blasphème.
Un jour, je décide d'aller à sa
rencontre, il refuse que je paie le matériau
que j'étais venu lui acheter : il savait
que nous bâtissions des maisons pour des
familles en grande souffrance. Enfin, alors
qu'il faisait très froid - je m'en souviens
encore -, il me secoue par les épaules
et me lance, avec une émotion évidente,
une sincérité profonde : «
Je ne sais pas si Dieu existe, mais je sais,
s'il existe, qu'il est ce que vous faites !
»
Vous avez rencontré
des personnalités. Il y en a certainement
beaucoup qui vous ont hérissé
le poil, mais d'autres pour qui vous avez eu
beaucoup de respect.
Je
pense à Gandhi, et « l'ahimsa »,
un mot intraduisible, la non-violence, vécue
plus comme une tradition par les Indiens qu'une
véritable doctrine. Gandhi aurait tellement
aimé que l'on traduise le mot indien
« satygraha » par « attachement
à l'authentique ». Chacun se souvient
de sœur Theresa, et de sœur Emmanuelle
qui est encore parmi nous et c'est heureux.
Élu député,
vous décidez de quitter votre mandat,
en juin 1951, parce que vous étouffiez
dans une Assemblée, où, il faut
bien le dire, vous ne pouviez pas grand-chose
contre la misère. Alors, pour faire vivre
les compagnons, vous est venue l'idée
de mendier dans les rues de Paris.
J'ai
pleuré, de joie, d'avoir osé ce
que j'ai fait. J'ai pleuré aussi parce
que j'ai encore davantage découvert la
solitude. C'est alors qu'un des Compagnons m'a
dit, avec beaucoup d'insistance dans la voix
: « En sortant de prison, j'ai vécu
en triant dans les ordures tout ce qui peut
être revendu. » Je finis par accepter
sa proposition. Les Compagnons deviennent Emmaüs
et se composent d'un assassin suicidaire raté,
d'une famille où il y a deux papas pour
une épouse, d'un ingénieur qui
quitte sa femme pour la Légion Étrangère.
Les chiffonniers déposaient des tracts
dans les boîtes à lettres, en même
temps qu'ils prélevaient les poubelles,
remplissant des landaus vides qu'ils poussaient
devant eux.
Dans les tracts, les chiffonniers
bâtisseurs d'Emmaüs écrivaient
qu'ils passeraient à telle heure et demandaient
aux gens de déposer sur le trottoir tout
ce qui était dans leur maison, dont ils
n'avaient même pas idée que c'était
encore là, par exemple des livres achetés
pour lire dans le train et mis au grenier. Et
avec ce travail, dans lequel nous sommes devenus
des spécialistes, des professionnels,
nous avons réussi à pouvoir vivre
et passer de 1 compagnon à 4.000 en France
et à 8 ou 10.000 dans 31 nations. Ce
sont autant de compagnons arrachés à
la misère devenus des sauveurs d'autres.
Propos recueillis par
Gilles Van Grasdorff
Vous pouvez aider l'abbé
Pierre dans son action contre la misère,
en faisant parvenir vos dons à :
Association des Amis de l'abbé Pierre,
180 bis, rue Vaillant Couturier, BP 91, 94143
Alfortville Cedex.
>3
Grandeur
et déclin du temple de Shaolin
Plusieurs
fois détruit, mais son esprit jamais
anéanti, le temple bouddhiste de Shaolin
est entouré de légendes. Ce sanctuaire
des arts martiaux cultive le sens du mystère.
(extraits)
Le temple Shaolin
fut construit en 495 soit la 19e année
du règne de l'empereur Xiaowen de la
dynastie des Wei du Nord. Ce dernier régna
de 471 à 500, et fut à l'origine
de la fondation du temple, au pied du mont Songshan,
dans le Henan. Le but de la fondation du Ç
premier monastère sous le ciel È
était de permettre l'enseignement du
bouddhisme par un moine indien nommé
Pada. Cependant, le monastère n'eut pas
un succès immédiat, et son état
ne fit que se détériorer au début
du VIe siècle. C'est à ce moment
que se produisit un événement
crucial dans l'histoire de ce temple : l'arrivée
d'un autre moine bouddhiste indien du nom de
Bodhidharma.
Bodhidharma
se rendit à un monastère qui tombait
lentement en ruine, le temple Shaolin. Il y
rencontra quelques moines et il leur enseigna
une technique de méditation (Tc’han
mieux connue sous son nom japonais : zen) qui
devait leur permettre de détacher leur
esprit et d'atteindre ainsi l'illumination recherchée
par tous les adeptes du bouddhisme. Lorsqu'il
entra dans ce monastère, il découvrit
que ni l'édifice ni ses résidents
n'étaient en très grande forme.
Cette constatation lui fit prendre conscience
de l'importance d'un corps en santé pour
soutenir les rigueurs de la religion bouddhiste
selon les préceptes de l’école
Tch’an. Il développa un programme
d'entraînement physique afin de résoudre
les ennuis de santé des moines. Son enseignement
se fondait principalement sur des méthodes
de respiration et des techniques d'arts martiaux
provenant d'Inde et de Chine. Cette particularité
allait être à l’origine de
sa popularité au cours des siècles
à venir.
Une
redoutable réputation
Lors
du changement de dynastie, les moines du «
premier temple sous le ciel » développèrent
leur notoriété. Les arts martiaux
étaient devenus un aspect si important
de la vie à Shaolin, que plusieurs personnes
s'y rendaient uniquement pour y recevoir l'enseignement
physique, délaissant ainsi le côté
religieux de la doctrine Tch’an. Malgré
la position précaire du temple, ses adeptes
étaient nombreux et assez versés
dans leurs arts martiaux pour inspirer un sentiment
de puissance et de respect. Leur réputation
amena Li Shimin (futur empereur Taizong, de
626 à 649) à faire appel à
eux pour résoudre une grave crise : un
général chinois (Wang Shi Chung)
voulait détrôner la nouvelle dynastie
Tang et préparait une armée. Un
grand nombre de moines originaires de Shaolin
répondirent à son appel et, en
contre partie d’un protectorat impérial,
ils participèrent aux combats avec les
troupes de Li Shimin près de Luoyang.
Après
ces récompenses personnelles, le temple
Shaolin fut rebâti et prit véritablement
le nom de Shaolin à cette époque
en raison de la jeune forêt qui y fut
plantée : en effet, Shaolin signifie
petite forêt, d'où l'expression
« temple de la petite forêt ».
Le nombre d'adeptes prit de l'expansion, tout
au long des VIIe et VIIIe siècles, pour
commencer à stagner et diminuer au IXe
siècle. Pendant ces années de
prospérité, les techniques de
combats issues de Shaolin se diversifièrent
et créant de nouvelles écoles
: Fukien, Omeishan, Wutang, etc.
Le
déclin de Shaolin
Le
temple Shaolin garda ainsi une certaine influence
pendant beaucoup de temps. Le pouvoir impérial
eut souvent recours à ses services et
resta en contact assez fréquemment avec
ses moines. Cependant, le bouddhisme commença
à amorcer un certain recul à partir
du IXe siècle. Les Qing, allait sceller
la destinée du temple Shaolin.
Combat
contre les Tibétains
A
la fin de son règne, en 1723, le «
Temple de la petite forêt » fut
donc détruit, et ses moines furent tués
en majeure partie, en récompense de services
rendus à l'empire… Il y eut des
survivants, dont est tirée la légende
des Cinq Ancêtres, les derniers maîtres
qui continuèrent à propager les
techniques de Shaolin et qui sont à l'origine
de bien des légendes.
A
la fin des années 70, le monastère
fut rebâti dans toute la splendeur que
l'on peut admirer aujourd'hui. Les moines reconquirent
leur temple et ses terres environnantes. Les
plus âgés furent recherchés
afin de perpétuer les rites anciens.
Aujourd'hui, une centaine de moines vivent dans
le monastère dont 80 moines contemplatifs
et 30 moines combattants. Ce qui est bien peu
par rapport aux 1.500 moines qui y vivaient
à l'apogée du Temple. Plus de
1.200 adeptes de tous âges, désireux
d'acquérir un enseignement spirituel
et physique, sont initiés par des maîtres
aux secrets du combat et à la religion
bouddhiste et taoïste.
Il
reste maintenant à se demander ce que
penserait Bodhidharma et ses premiers élèves
de ce qu'est devenu le temple Shaolin : une
simple attraction spectaculaire, sans plus aucune
fonction religieuse, et laissée en pâture
aux touristes de toute sorte et à des
amateurs d’arts martiaux pour qui les
vertus du Dharma sont moins importantes que
de se briser des poutrelles métalliques
sur le crâne. Spectaculaire, sans doute,
mais un proverbe chinois dit : « Lorsque
tu te cognes la terre contre une jarre et que
cela rend un son creux, ne conclus pas trop
vite que la jarre est vide. »
Francis Hervieux
fh991586@internet.uqam.ca
>5
Rendez-vous
avec la liberté Les souvenirs du Dalaï-lama
Enfant,
Tenzin Gyatso jouait à faire ses bagages
et à parcourir de longues distances.
Qu'il y fût prédestiné ou
que cela ait été un tour du destin,
c'est ainsi qu'il passa sa vie. Le XIVe Dalaï-lama
a évoqué à Priyanka Pathak,
en Inde, une vie passée à la recherche
de la liberté.. (extraits)
Le 17 mars
1959, des milliers de bouddhas dorés
oscillent dans le doux rougeoiement d'innombrables
bougies de prières alignés sur
des rangées de plats d'or et d'argent.
De nombreuses fresques recouvrent les murs.
Les cymbales s'entrechoquent, faisant vibrer
un son réconfortant. Mais l'esprit de
Sa Sainteté était loin d'être
apaisé. Il était alors prêt
à partir en exil. Était-ce la
meilleur des choses à faire ? Comment
justifiait-il sa responsabilité envers
six millions de Tibétains ?
Sa
Sainteté le Dalaï-lama fut découvert
alors qu'il n'avait pas encore 3 ans. Il était
un enfant difficile. « Une de mes occupations
préférées, lorsque j'étais
enfant, était d'aller dans les nids de
poules pour ramasser les œufs avec ma mère
», dit-il les yeux pétillant et
le ton enjoué. « J'aimais m'asseoir
sur le nid de la poule et imiter ses gloussements.
Une autre activité favorite était
de faire ses bagages comme s'il partait pour
un long voyage et disait : « Je vais à
Lhassa » Connaissait-il alors déjà
son avenir ? « Je ne peux catégoriquement
dire cela, dit-il. De nombreux rêves ont
été ouverts aux interprétations
mais je ne peux confirmer ou infirmer. »
Le
chemin vers la liberté fut long et ardu.
« Nous avons du donner un étrange
spectacle lorsque nous sommes arrivés
en Inde. Nous étions 80 personnes physiquement
et psychologiquement épuisées
par notre voyage. Jawaharal Nehru nous envoya
un télégramme de bienvenue en
Inde en nous promettant de l'aide. « Nous
sommes venus en tant que réfugiés
et nos amis indiens nous donnèrent leur
amitié »
Si
vous lui dites que c'est lui qui nous honore
les Indiens de sa présence, il rit. D'un
rire profond qui résonne en écho
dans le stoupa du temple qu'il venait d'inaugurer.
La statue de Padmasambhava semble sourire aussi.
« C'est l'esprit de l'Inde qui parle,
dit-il, le visage amusé. Pensez-vous
que j'aurais pu avoir un aussi beau stoupa au
Tibet ? » « Nous étions 100.000
réfugiés » Son esprit est
de nouveau reparti dans l'histoire. «
Ma fuite n'arrêta pas l'effusion de sang.
» Se référant aux informations
collectées entre mars 1959 et septembre
1960, les Chinois tuèrent 87.000 Tibétains.
Et ce nombre n'incluait pas les suicides, les
gens morts de faim et victimes de torture.
Il
fallait informer le monde de ce qui se passait
sur le Toit du monde et partir en Occident.
A partir de ce moment-là, les voyages
débutèrent pour le chef spirituel
des Tibétains. Parfois pour du soutien,
parfois de l'aide, occasionnellement pour des
raisons diplomatiques. L'oracle avait prédit
qu'il voyagerait en direction de l'Ouest. «
Je pensais qu'il s'agissait du départ
en Inde. Maintenant je sais ce que cela signifiait.
Le voyage fut long et épuisant, mais
malgré la tragédie tibétaine,
je trouve beaucoup de bonté dans le monde.
Les humains sont, dans un sens, les enfants
de la terre et il est bon de savoir que nous
prenons conscience de l'importance de la préservation
parce que mère nature a atteint ses limites
de tolérance. Notre monde est rempli
de conflits, de colère et d'avidité.
Cela est douloureux. »
Le
Dalaï-lama ne put le croire lorsque les
Chinois bombardèrent pour la première
fois un monastère en 1956. Il pleura
ce jour là, incapable de croire que les
êtres humains fussent capables de tant
de violence. Il aura pourtant l'occasion d'être
témoin de nombreuses autres horreurs.
Il se souvient du rapport du comité international
de juristes qui fut présenté en
1959. Nombres de vivisections, d'éventrations,
de démembrements, de décapitations,
de brûlés, de battus à mort
et enterrés vivant. Les nones et moines
forcés de rompre leurs vœux de célibat
en public. Il trouve ces souvenirs perturbants.
Cet
homme doux et chaleureux a vu et traversé
son plus difficile voyage en tant que XIVe Dalaï-lama
du Tibet. « J'ai beaucoup appris. Nous
nous devons de respecter la vie. Par-dessus
tout nous devons arrêter de penser à
nous-mêmes en tant qu'Indien, Tibétain,
Chinois, Russe et Américain ou comme
juif, bouddhiste, hindouiste ou musulman. Nous
devons prendre conscience que notre identité
première est humaine et notre première
allégeance est l'humanitarisme.
Les
objectifs sont toujours les mêmes. Ses
rêves parlent d'un futur Tibet libre,
une liberté qu'il espère obtenir
avec des armes de vérité et de
détermination. Alors que le soleil se
retire derrière le stoupa et que les
bougies sont allumées, les ombres du
soir se reflètent sur son visage. Les
gens sur le Toit du monde et, par corollaire,
Sa Sainteté, ont une longue route à
traverser avant de trouver celle qui les mènera
vers la liberté. Pour exister.
Le
XIVe Dalaï-lama voyage à travers
le monde. Sa personnalité charismatique
a partout suscité l'admiration. L'acteur
britannique, écrivain et producteur John
Cleese plaide sa cause à Londres. Adam
Yauch du groupe « les Beatsie boys »
l'a interviewé à Rome pour le
magazine Rolling stone et a organisé
deux grands concerts afin de rendre publique
la situation critique du Tibet. L'acteur Richard
Gere et Richard Thruman (le père de l'actrice
Uma Thruman) ont ouvert une maison du Tibet
à New York et publié des livres
sur le sujet.
>9
Chronique de France Tibet
(Association
loi 1901) 10 rue Jean Macé 75011 Paris
Site Web : www.tibet.fr
La
Chance aux négociations
On avait ainsi naïvement cru que
Pékin avait été sensible
aux résolutions votées dans nos
pays démocratiques, et notamment à
celle votée le 6 juillet 2000 par le
Parlement Européen invitant les gouvernements
des Etats membres à examiner sérieusement
la possibilité de reconnaître le
gouvernement tibétain en exil comme légitime
si dans un délai de trois ans, les autorités
de Pékin et le gouvernement tibétain
en exil n'ont pas conclu un accord sur un nouveau
statut pour le Tibet. (extraits)
Les autorités de Pékin
à considérer la résolution
du Parlement Européen car, au-delà
de la date butoir du 7 juillet 2003, nous ne
pouvons prédire ce qui se passera au
Tibet ou ailleurs si les espoirs sont déçus.
Pour obtenir de véritables négociations
avant le 7 juillet 2003 , France-Tibet et les
associations de soutien au peuple Tibétain,
vous proposent :
• de demander à
votre maire, comme le font déjà
332 maires d’Europe, de faire flotter
en permence le drapeau tibétain en un
endroit choisi de la municipalité ;
• de demander à
votre Maire et son Conseil municipal de voter
une motion de reconnaissance des droits du peuple
tibétain ;
• de hisser en permanence à votre
domicile, comme plus de 5.000 citoyens eupoéens,
le drapeau tibétain ;
• de participer à une chaîne
humaine autour des institutions européennes
à Bruxelles, le 9 mars 2003 à
partir de 14 h.
Pour obtenir un dossier «
mairie » ou un drapeau contactez France-Tibet,
opération « un drapeau pour le
Tibet », 408 rue des Carliers 59940 Le
Doulieu Tél : 03.28.4892.81
Email : fr-longa@worldnet.fr
ou des renseignements au sujet
de la manifestation du 9 mars à Bruxelles,
contactez nous ! Des déplacements en
car sont prévus de Paris (départ
8h30), Lille, Calais ou Dunkerque (départ
10h).
Envoyez votre participation à
l’ordre de France-Tibet « Bruxelles
2003 » au 194 rue des Roissys 92320 Châtillon.
Des départs de Toulouse, Dijon, Briançon,
Lyon, Bordeaux, Marseille, sont aussi organisés
par d’autres associations.
>Information
: france.tibet@tibet.fr
Tél : 06.81.46.56.40
>Passeport Tibétain (Association Loi
1901) 6 rue Cardinot 90850 Essert Tél
: 03.84.28.10.39 Email : passeporttibetain@wanadoo.fr
>10
Sacs en plastique : l’exemple taïwanais
Taïwan
vient d’interdire la distribution gratuite
de sacs en plastique et autres objets polluants
pour protéger son environnement. L’interdiction
a été imposée avec une
interdiction des sacs et couverts en plastique
dans les établissements publics, écoles,
cantines, casernes et hôpitaux. Les industries
privées, commerces, restaurants, etc.
sont tombés sous le coup de la loi. Les
consommateurs qui font leurs courses doivent
désormais payer s’ils veulent un
sac en plastique des magasins. Les contrevenants
sont passibles à partir du 16 févrierd’une
amende pouvant aller jusqu’à 300.000
dollars Taïwan (8.600 US). Un sondage a
montré que la mesure était bien
accueillie par une majorité de 68 % des
personnes interrogées qui considèrent
que trop d’emballages en plastique constituent
non seulement un gaspillage d’argent mais
portent atteinte à la qualité
de l’environnement.
|
>2
Le
musée Asiatica fait entrer l'art bouddhique
à l'école publique
L'art
bouddhique raconté aux élèves
par une exposition itinérante : c'est
l'expérience menée avec succès
par le musée Asiatica de Biarritz. (extraits)
Faire entrer
le bouddhisme dans les écoles primaires
et secondaire sans faire de prosélytisme
religieux par un programme pédagogique
attractif, c'est le thème de l'exposition
itinérante « Sur les pas de Siddharta
», animée par le musée Asiatica
de Biarritz.
L'Éducation
Nationale dans les programmes du primaire et
du secondaire, fournit généralement
aux élèves les éléments
nécessaires à la compréhension
de la civilisation occidentale. Un musée
Asitica a donc compris tout l'intérêt
du rôle pédagogique qu'il pouvait
jouer et a proposé son aide pour aborder
l'étude de ces civilisations. Dans ce
but, le Service Éducatif et Culturel
du musée organise chaque année,
dans les établissements scolaires et
dans les bibliothèques municipales, une
exposition sur les cultures asiatiques. «
Par cette exposition, nous espérons mieux
faire connaître cette religion et son
art tellement singulier. Précise Arnaud
Bouin, spécialiste en civilisations asiatiques.
Les panneaux d'exposition sont illustrés
de cartes réalisées par nos soins
et de photographies de sculptures ».
De
Siddharta au Japon
C'est
un véritable voyage par l'art qui est
proposé aux élèves. De
panneau en panneau, les enfants peuvent ainsi
découvrir le berceau du bouddhisme, l'Inde
à travers la vie de Siddharta, ce prince
devenu ermite à la recherche des grandes
questions existentielles. De l'histoire du Bouddha
à la diffusion du bouddhisme dans tous
les pays d'Asie, des photos et des textes donnent
aux étudiants les clefs pour comprendre
ce grand courant spirituel de l'humanité
et l'extraordinaire profusion d'Œuvres
d'art (statues, bas-reliefs, monuments, stoupas,
peintures, musiques, etc.). Ce voyage, dans
le temps et l'espace, favorise indéniablement
une certaine ouverture d'esprit, présentant
aux jeunes générations d'autres
conceptions de la vie, de la mort ou bien du
temps, ainsi que d'autres points de vue sur
la vie en général…
« Nous
essayons, disent les responsables du musée
Asiatica, de faire découvrir les civilisations
orientales par l'observation (jeu de piste),
par des ateliers d'écriture (écriture
par les enfants de contes à partir de
la visite de la collection, projet avec une
classe de réaliser un journal sur l'Asie,
ses civilisations,
l'actualité dans les différents
pays, un personnage mythologique), par des ateliers
d'arts plastiques : à partir d'un conte
entendu au musée, une classe tente de
donner sa vision de l'histoire. Une production
finale est demandée : elle peut prendre
la forme d'une exposition de dessins, de peintures,
de fresques murales ou de sculptures en argile.
Une
importante collection
La
collection tibétaine du musée
Asiatica est une des plus belles et des plus
complètes du monde avec ses thangkas
illustrant des lamas, des divinités farouches,
des mandalas ou des gardiens célestes.
Les bronzes représentent de grands abbés,
des mahasiddhas (des sages tantriques) ou des
bouddhas paisibles, autour de couvertures de
livres, de broderies, de textiles appliqués,
ou d'objets rituels du bouddhisme lamaïque.
La grande beauté des Œuvres d'art
népalais est reflétée dans
de nombreux bronzes dorés et objets rituels.
De grandes sculptures sur bois nous font rêver
des temples de Katmandou. A voir également,
une importante collection sur les arts himalayens
et l'Inde.
ASIATICA, Musée d'Art
Oriental,
1, rue Guy-Petit, 64200 Biarritz.
Tél : 05 59 22 78 78
Ouvert toute l'année,
du lundi au vendredi,
de 10 h 30 à 18 h 30á Le samedi
et le dimanche, de 14 h à 19 h Les jours
fériés de 14 h à 18 h
>4
Le
Dharma en milieu hospitalier
Surcharge
de travail, mauvaises relations entre patients
et personnel soignant : le malaise s’aggrave
dans le milieu hospitalier. Lama Jigmé
Rinpotché a rencontré des infirmières,
des kinésithérapeutes et des psychologues
. (extraits)
Procédures
administratives sclérosantes, manque
de personnel, focalisation sur la sécurité
et l'hygiène, agressivité des
patients et des collègues, besoin pressant
d'écoute et de dialogue des malades et
de leur famille sont autant de petite gouttes
qui s’amoncellent jour après jour.
Elles alimentent une pression mais surtout un
sentiment d’insatisfaction et d'impuissance
face au système et à la société.
Comment agir ou réagir autrement malgré
la pression et la souffrance quotidiennes ?
La
surcharge de travail n’est pas la difficulté
essentielle, c’est la surcharge émotionnelle.
C’est la confrontation avec les personnes
qui est épuisante. Travailler beaucoup
sans pression psychologique, c’est possible.
Le problème est que nous sommes prisonniers
de nos propres tendances.
Les
solutions existent dès lors où
nous avons conscience de ce qui se passe réellement
en nous et chez les autres, non seulement dans
nos actions et nos discours mais surtout dans
nos pensées. Attention, cela demande
une véritable implication personnelle
et non l’attente d’un coup de baguette
magique ou d’une recette miracle. Il ne
faut pas s’arrêter aux manifestations,
aux symptômes ni à la première
explication, mais aller plus profond.
Lorsque l’émotion
s’appelle douleur
Rinpotché
explique que la loi du karma est une loi mécanique
mais que le karma évolue en permanence.
Personne ne juge personne. Rien n’arrive
par hasard, rien ne sort de rien que ce soit
matériel, psychologique, spirituel, etc.
Toute action, toute parole mais aussi toute
pensée laisse une empreinte (une cause,
une graine) au plus profond de nous. C’est
cela qui va modifier notre être sans cesse.
C’est ce qui va faire que nous sommes
attirés par telle chose plutôt
que telle autre.
Créer un espace entre
soi et ses émotions
Un
autre effet de ce nouveau regard sur la souffrance
est la création d’un petit espace
entre mes émotions et moi. Je vais pouvoir
éviter de les suivre et de les alimenter.
Le calme mental prend la place disponible. Ce
calme mental repose ici sur une compréhension
solide. Il ne s’agit pas uniquement d’une
simple relaxation. Les tensions parasites diminuent
en puissance et l’énergie correspondante
est disponible pour agir précisément.
Ordinairement, nos tensions sont entretenues
par nos tendances, nos habitudes, notre discours
intérieurs, etc. Si on laisse notre discours
intérieur prendre le dessus, un état
d’épuisement s’installera
suivi de l’impossibilité de communiquer
correctement non seulement avec ses collègues
mais aussi avec ses proches.
Finalement,
à l’hôpital, on voit rapidement
les résultats car on travaille avec des
personnes. On comprend rapidement par notre
propre expérience l’importance
d’observer ce qui se passe en nous, d’y
réfléchir et d’améliorer
les choses en soi et autour de soi. Pour un
pratiquant bouddhiste, c’est une occasion
précieuse car il va se heurter, jour
après jour, à la mise en pratique
de ce qu’il a entendu. Les enseignements
ne resteront pas des idées de salon.
Il va toucher du doigt le fonctionnement du
karma. Il va expérimenter les bienfaits
de la voie du bodhisattva. »
Lama Jigmé Rinpotché
>6
Exorcisme
: thérapie mentale et bouddhisme sri-lankais
Y
a-t-il un monde psychique méconnu où
les démons ne seraient pas toujours des
images d’Epinal, mais des entités
énergétiques susceptibles d’altérer
la santé physique et mentale ? (extraits)
Beaucoup de bouddhistes sri-lankais
reconnaissent que la maladie et la mauvaise
santé peuvent dépendre de plusieurs
facteurs, ce qui est conforme à l’enseignement
du Bouddha. Mais des forces surnaturelles, aussi
bien que naturelles, peuvent être mises
en cause. Dès lors, rien d'extraordinaire
ou d'inhabituel, pour un Sri-Lankais, de consulter
plusieurs spécialistes pour ce qui semble
n'être qu'un trouble simple, qu'il soit
apparemment de type purement physique (comme
une indigestion, un mal de tête, ou même
une petite blessure) ou d'un genre plus impalpable
et perturbant mais non moins inquiétant.
On
ira ainsi consulter un docteur formé
à la médecine occidentale et,
sans se poser plus de question, on prendra conjointement
l'avis d'un phytothérapeute traditionnel,
d'un praticien de l'antique système de
la médecine ayurvédique, d'un
astrologue, voire d'un diseur de bonne aventure
et d'un exorciste ou edura. Beaucoup d’exorcistes
sri-lankais appartiennent à la caste
inféreure des beravas. Ils affirment
qu'ils ont hérité leur savoir
du prince Oddisa, un grand yogi venu, dit-on,
du Kerala en Inde (d'autres disent d'lnde du
Nord). D'autres encore se réclament du
grand exorciste-magicien Devol-Deviyo, un indien
venu au Sri-Lanka.
Un homme démon
Doué
d'une voracité incontrôlable, il
possède une bouche gigantesque, large
de plusieurs lieues, dans laquelle tout est
réduit en cendres. Oddisa est un sorcier-chaman,
changeant souvent de forme. Il collecte toute
sorte d'herbes, de racines, de lianes pour en
faire des drogues, poisons ou remèdes.
Il peut atteindre l'enfer bouddhique de l'ignorance
(avidiya) et, y puisant des pouvoirs, tenir
en échec tout à la fois les dieux,
les démons et les hommes. Oddisa demeure,
dit-on, sur le mont Ajakuta (montagne de la
chèvre), vivant dans une grotte où
règne une chaleur infernale.
L'exorcisme
est considéré comme une des huit
branches de la science médicale traditionnelle,
sous le nom de yaksabbuta vidyava (science des
esprits). La médecine singhalaise traditionnelle
reconnaît l'existence d'un grand nombre
de maladies dont beaucoup sont similaires à
celles répertoriées par la médecine
occidentale, mais considère que parfois
certains symptômes n’ont pas de
cause organique, mais mentale ou surnaturelle.
C'est sur ces dernières que travaillent
traditionnellement les exorcistes.
Il
va tout d’abord enquêter sur les
symptômes du patient et sur ses habitudes
- son régime alimentaire, les lieux où
il s'est rendu, les incidents bizarres - en
essayant de repérer un détail
anormal. L'attaque démoniaque débute
souvent par un choc émotionnel. Une telle
expérience suggère que la victime
est prisonnière du « regard sidérant
» d'un démon (yaksa disti). La
conséquence de tout cela est que la victime
est isolée du reste du groupe social,
ce qui nourrit sa maladie. Un des buts principaux
de l'exorcisme est de rompre cette fascination
démoniaque et de mettre un terme à
l'isolement du malade.
Restaurer
l’énergie subtile
Dès
qu'une personne est attaquée, son équilibre
mental et physique est complètement bouleversé.
Les exorcistes - comme les autres praticiens
de la médecine traditionnelle cinghalaise
- pensent qu'une attaque démoniaque détruit
l'équilibre des humeurs de bile/sang
(pita), phlegme (sema) et vent (vata), ce qui
cause à la fois la douleur physique et
la confusion mentale (ces humeurs, selon la
conception des bouddhistes singhalais, sont
des aspects des cinq substances élémentaires
constitutives de toutes choses, les mahabutas).
Le diagnostic consiste à identifier le
démon particulier (les différents
démons s'attaquent à différentes
humeurs) responsable de la maladie, ce qui va
déterminer quelle sorte de rituel il
convient de célébrer, car chaque
exorcisme a une forme spécialement appropriée
au principal démon en cause.
Venues
du fond des âges, ces incantations, auréolées
d’un rituel où les fumigations
et l’usage de certaines plantes sont de
rigueur, donnent des résultats parfois
étonnants. Véritable science de
l’esprit et des esprits, l’exorcisme
est une « ethno-médecine »
qui intrigue les chercheurs mais qui, dans sa
dimension psychiatrique, apaise ou guérit
le mental, sans avoir recours aux neuroleptiques
ou autres sédatifs du système
nerveux.
A lire : « Tovil, exorcismes
thérapeutiques bouddhistes » Editions
Destris
>7
Micky Suwanachoti
De
philosophie bouddhiste et d'éducation
catholique, Micky Suwanachoti, thaïlandaise,
dirige depuis 10 ans Espace
Asie, un centre de massage thaïlandais
traditionnel en plein coeur de Paris. Micky
est coauteur du livre "Nuad Bo Rarn, le
massage thaï traditionnel " paru aux
Editions Guy Trédaniel. (extraits)
Le
massage thaïlandais est actuellement à
la mode en France. Ce massage traditionnel est,
en Asie, considéré comme une thérapie
à part entière. Quel regard portent,
par exemple, les kinésithérapeutes
occidentaux sur ces méthodes orientales
?
> Certains kinésithérapeutes
affichent un réel intérêt
pour ces méthodes ancestrales, car ils
ont pu constater que les postulats du massage
thaï ne reposent pas entièrement
sur la dimension mécanique du corps physique,
mais prend en compte l'énergie qui alimente
les muscles et les nerfs. Pour cette raison,
on m'avait demandé d'accompagner des
groupes de kinésithérapeutes français
en Thaïlande pour qu'ils puissent bénéficier
d'une formation spécifique.
Pensez-vous
que l'on puisse utiliser le massage thaïlandais
en le séparant de son contexte spirituel,
en l'occurrence le bouddhisme ?
> Oui. Mais il ne faut pas
supprimer la pureté d'intention qui préside
à toute séance de massage. Il
faut avoir un coeur bon et agir dans un esprit
d'apaisement de la souffrance d'autrui. C'est
cela le plus important.
N'y
a-t-il pas une certaine ambiguïté
lorsqu'on évoque le massage thaï
? On l'assimile souvent à une sensualité
érotique pratiquée dans les rues
chaudes de Bangkok ou de Pattaya...
> Il est vrai que sous le
vocable " massage thaï " se dissimulent
des pratiques érotiques qui n'ont strictement
aucun lien avec le massage traditionnel thaïlandais
et qui attirent, en Thaïlande, une certaine
catégorie de touristes.
Ne
pourrait-on pas envisager que des établissements
hospitaliers puissent intégrer le massage
thaïlandais comme complément thérapeutique,
notamment en période post-opératoire
et améliorer la phase de convalescence
?
>
Il n'y pas, pour l'instant, de dialogue avec
ces établissements et c'est dommage car
on pourrait alors vérifier le bien fondé
du massage thaïlandais. Néanmoins
nous formons des kinésithérapeutes,
des infirmières et même des psychiatres
qui, à leur tour, pourront appliquer
ce savoir ancestral et permettre ainsi le rayonnement
de cette thérapie manuelle.
Propos
recueillis par Jean-Pierre Chambraud
>8
| PLANTES
- d'Asie et d'ailleurs |
Le
CYPRES
Autres
noms :
Cupressus sempervivens
Même si
on le trouve abondamment dans nos paysages méditerranéens,
le cyprès est originaire de l’Orient.
Son tronc mesure de 10 à 25 m, son bois
est dur et imputrescible, de couleur rougeâtre
(comme l’acajou). Ses feuilles sont vert
foncé, petites et en forme d’écailles.
Ses fleurs sont disposées en cônes.
Les Anciens pensaient que le bois de cyprès
était imputrescible. De fait, les Egyptiens
l’utilisèrent pour la confection
de sarcophages qui ont été retrouvés
intacts plusieurs milliers d’années
après, lors de l’ouverture des
tombeaux. Les Grecs s’en servirent pour
sculter des statues dont certaines nous sont
parvenues dans un état de conservation
étonnant. Au XIVe siècle, les
Anglais, qui ne possédaient pas de cyprès
dans leur île, apportaient chez eux des
branches de cet arbre, comme une véritable
curiosité nombreuses graines.
Principales
indications : Le cyprès
est connu depuis l’antiquité pour
les propriétés bienfaisantes sur
la circulation sanguine. C’est un spécifique
de la circulation sanguine dont il exerce une
action anti-inflammatoire
>11
L’inde refuse une aide alimentaire par
crainte des OGM
L’inde
a rejetée la plus grosse des dernières
cargaisons alimentaires provenant des Etats-Unis
(1.000 tonnes), faute de certification concernant
l’absence d’OGM dans le maïs,
a indiqué le quotidien Hindustan Times.
Le journal a expliqué que les autorités
craignaient que la cargaison ne contienne des
traces de maïs « Starlink »,
dont la consommation a été interdite
aux Etats-Unis. La cargaison, dont le contenu
doit permettre de préparer de la nourriture
destinée à des éconliers
très déshérités
en Inde, fait parti d’un programme d’aide
alimentaire de deux organisations non-gouvernementales
(ONG) basées aux Etats-Unis. Le journal
précise que deux précédentes
cargaisons d’entreprises américaines,
contenant de l’huile de soja brute et
raffinée, avaient été acceptées
parce qu’elles respectaient les exigences
sanitaires indiennes.
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