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1999 - 2000 - 2001 - 2002 - 2003 - 2004


Octobre 2001 n°26

• Kalachakra pour la paix dans le monde
Le Dalaï-Lama intensifie les grandes initiations de kalachakra pour la paix dans le monde

• Manhattan : retour de karma
Le drame s'inscrit peut-être dans l'histoire méconnue de l'île de Manhattan.

• Shambala, mythe ou réalité ?
Royaume mythique, Shambala excite l'imaginaire depuis plusieurs siècles.

• Le tofu, viande végétale
Le Tofu, ou pâte de soja, riche en protéines, est depuis longtemps la viande des végétariens.

• Siddharta au théâtre
La vie de Siddharta, prince, puis ermite avant de devenir Bouddha, sur les planches d'un théâtre parisien.

• Zen : musique et Dharma
Entre dojo et studio d'enregistrement, Kaisen, moine zen, fait passer le Dharma par les platines CD.

•L'illusion trompeuse de la matière
Attachée à sa beauté physique, Nanda, vivait mal sa vie de renoncement. Le bouddha l'éclaira sur sa véritable nature.

Les obstacles au développement spirituel
Le pire ennemi de l'homme est l'homme lui-même. Tous les grands mystiques l'ont expérimenté

La non violence et la libération du Tibet
Le Dalaï-Lama plaidera le 24 octobre prochain, la cause du Tibet et de son peuple devant les députés.

• Visite d'un centre bouddhiste zen
Monastère zen du sermon de la rivière Sei Sho Ji.

 

 

sommaire : Initiation de kalachakraLe royaume de Shambala :Et Siddharta devint le BouddhaLes obstacles au développementl'illusion trompeuse de la matièreMessage du Dalaï lamaLa prison en BirmanieLes plus

La loi du retour karmique Le tofu, viande végétaleLa non-violence tibet AffichesLes hors série de bouddhisme actualités Du dojo au studio d'enregistrementVisite d'un centre bouddhistecultureaffiches

>1 Initiation de kalachakra pour la paix dans le monde

En janvier et octobre 2002, Sa Sainteté le Dalaï-Lama donnera deux initiations de kalachakra. La première aura lieu à Bodhgaya, sur le lieu de l'Eveil, la seconde à Graz , en Autriche. Ces initiations seront les 27e et 28e que le Dalaï-Lama donnera depuis la première initiation de kalachakra, qu'il transmit à Lhassa en mai 1954, à l'âge de 19 ans. (extraits)


L'initiation du mandala de kalachakra, dit le Dalaï-Lama, est l'une des plus importantes du bouddhisme car elle prend tout en compte : le corps et l'esprit humain, l'aspect extérieur total, cosmique et astrologique. Par sa pratique complète, il est possible de réaliser l'Eveil en une vie. Nous croyons fermement en son pouvoir de réduire les tensions, nous l'estimons apte à créer la paix, la paix de l'esprit et par conséquent la paix dans le monde". Le monde n'en n'a jamais eu autant besoin qu'actuellement. L'actualité internationale en est triste reflet. Le temps est donc venu de lever certains voiles et de transmettre, en clair, certaines, connaissances et initiations, conservées jusqu'à présent dans les sanctuaires tibétains. Dans le livre "Initiation de Kalachakra, pour la paix dans le Monde" (1), le rituel de l'initiation est pour la première fois présenté et traduit intégralement en français. Il est accompagné du commentaire du Dalaï-Lama, donné dans le style chaleureux d'un enseignement oral, avec humour, clarté et profondeur. Toute initiation est marquée au sceau du secret mais dans la préface de la traduction du Tantra de Kalachakra en français , le Dalaï-Lama se disait favorable au dévoilement du secret des textes pour éviter les interprétations erronées du bouddhisme tantrique. Car le secret n'est pas dans la lettre des textes ou la forme des rituels. Le secret du vécu, intériorisation de l'enseignement qui descend dans notre coeur et nous relie à notre nature du Bouddha.

De l'Inde au Tibet

Selon la tradition, le Bouddha se manifesta, il y a 2500 ans dans le sud de l'Inde, et transmit le tantra de Kalachakra à la requête du roi de Shambhala, Suchanda. Le royaume existe sur un plan spirituel et est une source d'inspiration profonde pour tous les peuples de la route de la soie. Six générations après le roi de Shambhala qui reçut du Bouddha cet enseignement fondamental, un autre roi monta sur le trône de Shambhala et composa le Tantra abrégé de Kalachakra, tandis que son fils et héritier spirituel en écrivit le commentaire intitulé "La Lumière immaculée". Ces deux textes sanskrits ont survécu. Ils furent introduits au Tibet au XIe siècle et aussitôt traduits en tibétain.

L'initiation de Kalachakra, telle que la donne le Dalaï-Lama, est adaptée de deux oeuvres différentes. La première est l'Illumination de la pensée, rituel d'entrée dans le mandala du glorieux Kalachakra, composée par le pratiquant et érudit tibétain du XVe siècle, Khedrup Je, l'un des principaux disciples de Je Tsong Khapa. Ce texte décrit la cérémonie de purification des disciples et l'intronisation des déités dans le mandala. Il est destiné à ceux qui ont déjà reçu l'initiation et pratiquent par eux-mêmes le rite d'entrée dans le mandala de Kalachakra afin de purifier leurs voeux. Ces textes de pratique, intitulés dang juk en tibétain ou "auto-initiation", restaurent la transmission de pouvoir et sont récités une fois par mois.
L'illumination de la pensée est complétée par "Le Rituel de Kalachakra sous forme simplifiée", écrit au début du XXe siècle par Drewo Khangsar Rinpotché, maître et érudit gelugpa de la province du Kham. Il ajoute au texte de Khedrup Je une description des rituels de purification accomplis par le maître lors de l'initiation. Dans la version française, des notes ont été ajoutées pour élucider les références du rituel, ainsi qu'un lexique sanskrit-français des noms de déités de l'initiation. Ces noms propres ont en effet un sens et une expressivité qui permet d'identifier immédiatement quelle qualité du principe d'Eveil les déités représentent. Une recherche a également permis d'établir la chronologie de la dynastie des rois et kalkins de Shambhala car le Dalaï-Lama, lui-même une émanation de ces souverains, s'y réfère lors de chaque initiation de Kalachakra. Enfin des tables et des graphiques font ressortis la logique interne du processus de transformation intérieure qui, dans l'expérience de l'initiation, intègre nos facteurs d'existence et les transforme en facteurs d'Eveil.

Kalachakra peut servir la paix parce que ce système de méditation, vraie science de l'esprit, nous donne les moyens du désarmement intérieur. Il révèle le fonctionnement de notre esprit ordinaire du non-Bouddha, et, lors de l'initiation, actualise le potentiel considérable et méconnu de notre nature de Bouddha. Les états et modifications de la conscience sont en effet répertoriés en liaison avec l'activation des quatre gouttes qui, dans la physiologie subtile des tantras, sont des supports de conscience, situés aux quatre lotus du front, de la gorge, du coeur et du nombril. La goutte du front correspond à l'état de veille, la goutte de la gorge au rêve, la gorge au rêve, la goutte du coeur au sommeil profond, et celle du nombril, à la félicité. Ces quatre gouttes sont associées à chacun des quatre visages de Kalachakra, devant lesquels se déroulent les phases successives de l'initiation. De sorte qu'au terme de l'initiation, nous avons purifié les potentialités de chaque goutte et des états de conscience qui leur sont corrélés. Et l'initiation a déposé en nous les graines causales qui, au stade du fruit, nous permettront d'accomplir les activités d'un être éveillé. Tel est le don incomparable de Kalachakra que fait chaque année au monde le Dalaï-Lama.

Sofia Stril-Rever (1)
(1) Auteur de "Tantra de Kalachakra, Le livre du corps subtil" Préface de Sa Sainteté le Dalaï-Lama, texte intégral traduit du sanskrit par Sofia Stril-Rever, Paris, Desclée de Brouwer,


>3 • Le royaume de Shambala : mythe ou réalité ?

Royaume septentrional de nature mystérieuse sur lequel règne une dynastie liée à kalachakra, Shambala excite l'imagination. Certains lamas et des voyageurs occidentaux affriment avoir eu des contacts avec ses habitants... Lama Karta livre quelques explications. (1) (extraits)

Dans les paroles du Bouddha et dans les enseignements il est question de mondes qui ressemblent à notre univers, où existent des êtres qui nous ressemblent ou non. Et entre autres, il est fait mention du royaume de Shambala, un univers habité par des êtres qui nous ressemblent. Le roi de Shambala serait venu en Inde pour assister aux enseignements du Kakachakra donnés par le Bouddha et il les a mis en pratique. Il y a eu des commentaires sur ces enseignements. Plus tard, de grands pratiquants, aussi bien indiens que tibétains, se sont consacrés à la pratique du Kalachakra et ont composé ce que nous pourrions appeler un itinéraire pour arriver à ce royaume de Shambala. Dans le Tendjour, le commentaire des enseignements du Bouddha qui fait partie des textes canoniques, on trouve des récits à ce propos. Ces personnages sont vraiment allé sur place, ils y ont pratiqué le Kalachakra. Ce n'est pas le résultat de rêves mais d'expériences.

Et ce royaume a-t-il une situation géographique, une localisation précise, puisqu'on parle même d'itinéraire permettant d'y accéder ?

On lit dans le texte : "Dans le nord, il y a le royaume de Shambala". Certains disent qu'il faut chercher aux Etats-Unis. Pour d'autres, ce serait plus loin vers le nord et plutôt un espace qu'un pays.

Mais si ce royaume a une tangibilité physique, avec les moyens technologiques actuels, on aurait dû le repérer quelque part.

Si on a les yeux pour le voir, on le voit, mais Shambala est invisible pour le commun des mortels. Pourtant il y a des gens qui ont vu ce royaume. Au Tibet, par exemple, il y a des personnes qui y sont allées, et d'autres qui y passent sans rien voir.

Est-ce que les pratiquants du Kalachakra établissent des connexions puissantes avec ce royaume ?

Si on pratique de manière fructueuse, on peut renaître dans ce royaume, c'est vrai. Même si on ne pratique pas, mais si on reçoit une initiation, si on réfléchit, et si on cultive une confiance, une joie à ce propos, on entre dans ce qui est appelé la suite du roi ou du mandala. Ces rois sont des bodhisattvas et on peut faire partie de l'entourage de ces boddhisattvas pour continuer sa propre évolution jusqu'à la libération.

Propos recueillis par Jean-Marc Nikolic - Extrait de "Champs purs de champagne" Lama Karta - Edition Kunchab

Dalaï lama
La succession du Dalaï lama

• L’information a de quoi dérouter les Occidentaux. Le successeur du Dalaï Lama ne sera pas désigné après sa mort, comme le veut la tradition, mais au terme d’une élection qui devrait avoir lieu dans les mois à venir. Pour faire face aux échéances, et préparer l'avenir du Tibet, le Dalai Lama, âgé de 65 ans, vient en effet d'annoncer que son successeur sera élu par le parlement tibétain en exil, et non plus par un régent chargé d'attendre la majorité de la future émanation de Tchenrézi. Dès lors, le successeur du XIVe Dalai-Lama commencera la préparation de son rôle en assumant des fonctions équivalentes à celles d'un premier ministre au sein de l'administration tibétaine en exil. Ainsi, la lignée des dalai lamas serait préservée des manipulations de Pékin qui, jusqu’à ce jour, refuse tout compromis sur l’avenir du Tibet. Cette réforme sans précédent des institutions tibétaines pose la question de la validité spirituelle du successeur du Dalaï Lama. S’agit-il d’un successeur politique et temporel, les futures émanations de Tchenrézi restant dorénavant dans l’ombre des monastères ? Interrogé sur le Karmapa Urgyen Trinlé, le chef spirituel des Tibétains a indiqué qu’il ne serait pas sur la liste de sa succession.

Birmanie : lutter par le Dharma
Après sept ans d'emprisonnement, la journaliste San San Nweg a été libérée de la prison de Rangoon en Birmanie. Condamnée à dix ans de détention pour sa prise de position contre la junte militaire au pouvoir, San San Nweg, âgée de 56 ans, malade et mère de six enfants, a bénéficié, sous la pression internationale et de "Reporters sans frontières" d'une remise de peine sous conditions. "Si je fais une bêtise politique, contre la junte, je retourne en prison pour trois ans, avec une peine de trois ans supplémentaires. J'ai une dette." a-t-elle précisé." Je vais écrire écrire sur le bouddhisme et son enseignement, dire mes vérités et mes idées à travers le bouddhisme. Il ne s'agira plus d'écrirts engagés mais je pense que les gens comprendrons.

 

>5 • Et Siddharta devint le Bouddha

Inspirée de la vie du prince Siddharta Gautama et de sa quête spirituelle, la pièce de théâtre "Et Siddharta devint le Bouddha" été jouée plusieurs fois aux Etats-Unis et en Europe. Elle sera présentée cet autome à Paris. (extraits)

La vie des grands maîtres religieux exercice une réelle fascination sur le public. Leur humanisme nous permet de partager leur intimité dans une atmosphère dépouillée où le sacré est essentiellement dans leur rayonnement spirituel. Ce reflet d'une âme, plus profondément humaine que divine, a inspiré Robert Hossein qui a mis en scène il y a quelques années un étonnant spectacle consacré à Jésus. A la même époque, de l'autre côté de l'Altantique, C.Kumar Ghose présentait pour la première fois lors de sa création à New York, la pièce de théâtre "Et Siddharta devint le Bouddha". Jouée ensuite à Seattle puis au Canada, la pièce été jouée à Paris en 1995 dans le cadre d'une tournée de plusieurs semaines en Europe. Mise en scène par Sudeepak Nabec cette pièce, en deux actes présente une vingtaine de Tableaux agréablement accompagnée de musique indienne. Sudeepak Nabec, né en 1970, consacre sa vie au théâtre sacré. Après avoir été assistant de la troupe "Victory Banner" qui a produit à travers le monde entier la pièce "Et Siddharta devint le Bouddha", il présente dans une nouvelle mise en scène de la pièce qui sera jouée à Paris du 13 novembre au 2 décembre.

Dates des représentations :
du 13 novembre au 3 décembre à 19 h au Sudden Théâtre 14 bis rue Sainte Isaure 75018 Paris. Durée 1h30 mn
Réservations 06 61 54 92 89

>9 Les obstacles au développement spirituel

Le pire ennemi de l'homme est l'homme lui-même. Tous les grands mystiques l'ont expérimenté : qu'il s'agisse de la tentation du démon pour Jésus, ou la tentation de Mara pour le Bouddha, les éléments perturbateurs viennent du plus profond de notre psychisme. Des poisons mentaux qu'il convient d'identifier et d'éliminer. (extraits)

Imaginez-vous seul au milieu d'un champ de bataille, confronté à mille ennemis. Bien qu'entouré de toutes parts, vous parvenez cependant à les vaincre. Imaginez-vous un millier d'autre fois sur ce champ de bataille et imaginez-vous chaque fois vainqueur. Selon le Bouddha, la tâche est plus facile que ne l'est la conquête de soi. Ce que nous avons entrepris n'est pas une vétille. Parvenir à comprendre notre propre esprit est la plus difficile de toutes les tâches possibles. Mais elle n'est pas impossible. Quantité d'êtres ont conquis ces milliers d'ennemis des miliers de fois et nous ont laissé conseils et directives.

Du désir au doute

Le premier de ces ennemis, ou obstacles, est le désir sensuel : avoir soif des plaisirs des sens, s'attacher aux objets des sens. L'esprit demeure tendu vers l'extérieur, à la recherche d'un objet ou d'un autre, dans un état d'agitation et de déséquilibre.

Le second ennemi est la haine ; la colère, la malveillance, l'aversion, l'agacement, l'irritation ne sont tous que l'expression du jugement mental. L'esprit s'en prend à l'objet et veut s'en débarrasser. C'est un état plein de turbulence et de violence.

Le troisième ennemi est la négligence et la torpeur, c'est-à-dire la paresse mentale, la mollesse. Un esprit en proie à l'indolence et à la torpeur ne souhaite que s'adonner au sommeil.

Le quatrième obstacle est l'agitation. Un esprit anxieux, envahi par le regret et l'agitation, est incapable de ce concentrer. Il ne cesse de sauter d'un objet à l'autre sans aucune attention. Cette instabilité mental empêche l'apparition de la vision pénétrante.

Le cinquième des grands ennemis est le doute et, d'une certaine façon, il est le plus difficile de tous. Tant qu'on ne l'a pas démasqué, le doute réduit l'esprit à l'impuissance, bloquant tout effort de clarification.

Identifier et relâcher

Il existe des moyens spécifiques de faire face à ces ennemis auxquels nous sommes en butte sur la voie. Le premier moyen est de les reconnaître, de les voir clairement à chaque instant.

Tant que nous n'avons pas ressenti l'imminence de notre mort, nous ne pouvons pleinement ressentir le caractère unique de chaque moment. Il y a également une forte corrélation entre l'intensité de nos désirs et notre auto-indulgence excessive en matière de nourriture et de sommeil. Manger et dormir avec modération amoindrissent le facteur désir et accroissent la clarté mentale.

Joseph Goldstein (1)

(1) Auteur de "L'Expérience de la clarté intérieure".
Editions Adyar.

 

>11 L'illusion trompeuse de la matière

Princesse du clan des Sakya, Nanda, la demi-soeur du Bouddha devint nonne, contrainte et forcée par son entourage. Rebelle au départ, elle finit par devenir une bikkhuni pleinement éveillée dans la pratique de la contemplation. (extraits)

Lorsqu'elle vint au monde, Nanda fut tendrement accueillie par ses parents, le père du Bouddha et sa seconde épouse, Mahapajapati Gotami. Son nom signifie "joie", "satisfaction", "plaisir" ; on le choisissait quand les parents se réjouissaient spécialement de l'arrivée d'un enfant. Nanda était raffinée, gracieuse et belle. Pour la distinguer de celles qui portaient le même nom, on l'appela par la suite Rupa-Nanda, ou parfois Sundari-Nanda, les deux noms signifiant "Belle Nanda".
Avec le temps, plusieurs membres de sa famille - le clan royal des Sakya - quittèrent leur maison pour mener la vie d'errance, influencés par le fait extraordinaire qu'un des leurs soit devenu le Bouddha pleinement Eveillé. Parmi eux se trouvaient son frère, Nanda, ses cousins, et enfin sa mère, ainsi que beaucoup d'autres dames Sakya. Alors, Nanda fit également ce pas. Elle n'agit toutefois pas ainsi par confiance en le Maître et en l'Enseignement, mais par l'amour pour ses proches et par désir de se comporter comme eux.

Tout ce qui existe est appelé à disparaître

Un jour, le Bouddha pria toutes les nonnes de se rendre auprès de lui, une par une, afin de recevoir des instructions. Nanda, pourtant, ne se plia pas à cette directive. Le Maître la convoqua alors spécialement, et elle se présenta devant lui, montrant par son attitude à quel point elle était honteuse et inquiète. Le Bouddha s'adressa à elle en mettant en avant toutes ses qualités, de sorte qu'elle l'écouta volontiers et prit plaisir à ses paroles. Bien que le Bienheureux sût que ses propos lui avaient redonné confiance, l'avaient rendue joyeuse et prête à accepter ses enseignements, il ne lui expliqua pas immédiatement les Quatre Nobles Vérités. Etant donné que Nanda était si attachée à sa beauté physique, le Bouddha utilisa ses pouvoirs psychiques pour faire apparaître la vision d'une femme encore plus belle, qui, aussitôt, vieillit de manière spectaculaire et implacable sous ses yeux. De cette façon Nanda put voir, concentré sur quelques instants, ce qu'autrement on ne peut remarquer que sur des dizaines d'années, et ce que souvent, en raison de la proximité et de l'habitude, on ne saisit pas même complètement : le déclin de la jeunesse et de la beauté, la progression de la décrépitude, l'approche de la mort. La vision toucha vivement Nanda ; elle en fut remuée jusqu'au tréfonds de son être.

Après lui avoir donné cette leçon visuelle sur l'impermanence, le Bouddha put lui expliquer le Dharma de telle manière qu'elle comprit entièrement les Quatre Vérités ; elle obtint ainsi la connaissance de la libération à venir, l'entrée-dans-le-courant. Comme sujet de méditation, le Bouddha qui préconisa la contemplation de l'impermanence et de la nature répugnante du corps. Elle persévéra longtemps.
Plus tard, le Bouddha fit l'éloge de sa demi-soeur comme étant la plus remarquable des nonnes qui pratiquaient la méditation. Ceci signifie qu'elle n'avait pas seulement suivi la voie analytique de la vue pénétrante, mais qu'elle avait également fait l'expérience des jhana, la réalisation des états de tranquillité. Goûtant cette pure félicité, elle n'eut plus jamais besoin de plaisirs inférieurs et trouva bientôt la paix éternelle. Même si elle avait embrassé la vie d'errance par attachement à ses proches, elle devint pleinement libérée, une digne fille spirituelle du Maître qu'elle vénérait.

Nyanaponika et Hellmuth Hecker

Les grands disciples du Bouddha
Edit. Clair Lumière

 

>2 • Manhattan la loi du retour karmique de la violence

Le feu et la mort se sont abattus en plein coeur de New-York. Les extrémistes islamiques sont bien entendu montrés d'un doigt accusateur. Mais ce processus de violence et de haine pourrait s'inscrire dans l'histoire même de Manhattan et des Américains. Choc en retour ? (extraits)

La destruction des twin towers de Manhattan a fait éclater à la face du monde une spirale de haine. Si la loi du retour karmique n'est sans toute pas une explication dire rationnelle pur certains, elle donne toutefois à réfléchir au-delà des images et des déclarations qui collent à l'actualité.

Jusqu'en 1625, Manhattan, fut un îlot de collines verdoyantes habitées par la tribu des Indiens Manhattin. Puis des colons de la Compagnie hollandaise des Indes occidentales arrivèrent dans ce site dont ils exploitèrent les ressources portuaires remarquables pour fonder la Nouvelle-Amsterdam. Les Indiens Manhattim, chassés, repoussés, arrivèrent vers l'Ouest. Ils furent parmi les premières victimes du génocide de la nation américaine naissante. Un siècle plus tard, Manhattan devint, comme d'autres ports de la côte Est, un des pôles du commerce triangulaire. Les négriers y livraient leur cargaison humaine, et entassés les Africains, sans vivres enchaînés et enferrés, qui avaient survécu à la traversée de l'Atlantique. Aujourd'hui à la mémoire de leurs ancêtres les africains New Yorkais, célèbrent des rituels sur les rivages de l'océan qu'ils appellent "océan du milieu", entre les deux continents où s'enracinent leur souvenirs.

Symbole de la puissance du capitalisme occidental qui avait subjugué les tribus indiennes avant de s'enrichir considérablement de la traite, Manhattan devint le nom de code du programme de recherche sur l'uranium qui aboutit à l'arme atomique. C'est ainsi que le 11 août 1942, le président Roosevelt approuva le programme Manhattan qui, au prix de milliards de dollars, mobilisa plus de 100.000 chercheurs, scientifiques, ingénieurs, militaires, techniciens et administratifs. Plusieurs futurs prix Nobel y participaient et on citera des noms célèbres, Einstein, Oppenheimer, Silizard, des savants parmi les plus brillants qui mirent leur créativité et leur intelligence au service d'un objectif de destruction massive de la vie. "Nous avons maîtrisé l'énergie fondamentale de l'univers", déclara la Maison Blanche pour saluer l'explosion nucléaire d'Hiroshima le 7 août 1945. Et la presse mondiale célébra l'exploit scientifique, sans faire généralement grand cas des dizaines de milliers de victimes. Avec le programme Manhattan, les Américains crurent qu'ils étaient devenus les maîtres du monde.

On ne voyait pas forcément la violence des origines et des siècles écoulés dans l'habillage lisse et les lignes épurées des gratte-ciels de Manhattan se mesurant au ciel, portant au ciel, portant toujours plus haut le rêve américain qui n'en finissait pas de grandir. Cette violence nous a sauté aux yeux dans la fureur et le sang des attentats terroristes qui ont utilisé la vie d'êtres humains pour détruire d'autres êtres humains. Le 11 septembre 2002, les maîtres du monde ont vu se retourner contre eux cette violence sourde qui accompagne depuis toujours l'histoire de Manhattan et qui a culminé à un degré de violence inouïe et inégalée sur Hiroshima et Nagasaki. Le nuage de fumée au-dessus des twin towers n'était pas sans rappeler d'ailleurs le champignons atomique qui plana au-dessus des villes japonaises en août 1945. Ces événements nous enseignent que le seul chemin de vie est un chemin de paix, le chemin du "désarmement intérieur" que nous montre Sa Sainteté le Dalaï-Lama. Mais que penser alors du nom de code des tests nucléaires indiens baptisés "le Bouddha s'éveille" ? Quel retour tragique de karma ce genre de jeu de mots préfigure-t-il ? A moins que, dans leur sagesse, les Indiens n'aient voulu nous dire que l'arme atomique procède de la même énergie qui, sous l'effet de l'ignorance, conduit à la destruction absolue alors que, sur la voie de la sagesse, elle conduit au parfait Eveil.

Sofia Stril-Rever (1)
(1)auteur de "L'initiation de Kalachakra pour la paix dans le monde" Edition Desclée de Brouwer

>4 • Le tofu, viande végétale des bouddhistes

Selon la légende, la fève soja fut découverte par deux personnages chinois Yu-Hsing et Kung-Kung, voilà plus de 5000 ans. Avec le riz, l'orge, le blé et le millet, le soja est "muku", un des cinq grains sacrés, essentiels à l'existence de la civilisation chinoise. (extraits)

L'art de faire coaguler le lait soja pour en faire du tofu remonte à 164 ans avant J.C. Le célèbre Seigneur Liu An de Juai-Nan, philosophe, politicien et féru d'alchimie et de méditation taoïste, expérimenta avec le soja afin d'introduire un élément nouveau dans l'alimentation végétarienne de ses amis taoïste. Boddhidharma, fondateur chinois de l'école Ch'an (Zen) vers 520 après J.C. apréciait, quant à lui, le tofu pour sa simplicité, son honnêteté et sa merveilleuse robe blanche.
Le peuple chinois, tout comme le peuple japonais, consomme le miso, cette pâte fermentée constituée de fèves de soja et de grains, depuis fort longtemps. Le miso japonais apparut dès les origines de la formation de la nation et on dit qu'il était la création de la déesse Kuma No Kusubine No Mikoto. Le miso et le tofu en particulier sont intimement liés au bouddhisme et à son expansion hors de la Chine. Le Japon découvrit ce fromage de soja par des moines chinois venus propager l'enseignement de l'Eveillé, le sublime Bouddha, vers le VIème siècle après J.C. Ces moines cuisiniers ouvrirent plusieurs échoppes de tofu dans les temples et les monastères. Au début du XIIe siècle, les cinq plus grands temples bouddhistes zen du Japon avaient à l'intérieur de leurs murs des restaurants végétariens. Au menu : de multiples préparations au tofu. C'est à cette époque que les fermiers japonais commencèrent à cultiver massivement la fève soja et que les guerriers ascètes, les amuraïs, remplacèrent peu à peu leur alimentation à base de poisson par de la soupe au miso et aux cubes de tofu frits.
Reste, bien entendu, le dossier très contreversé des ogm, l'Amérique du Nord ayant mis en place d'immenses plans de culture de soja transgénique comme le fait actuellement la Chine avec le riz.
Au Japon, en revanche, le tofu et le miso (pâte de soja fermentée) sont traités avec un profond respect. Dans la langue parlée, le mot tofu ou miso est le plus souvent précédé du préfixe "O"."O-tofu" (ou O-miso) signifie honorable tofu. Le tofu fait partie intégrante du langage populaire. Quand un Japonais veut dire à quelqu'un d'aller se faire voir, il dit d'une façon plus diplomatique : "Va te frapper la tête contre un morceau de tofu et disparaît."

Un plat national

Plus de 18.000 usines japonaises concoctent du tofu. Il est apprécié des gastronomes, tout comme le fromage ou le vin le sont pour les Occidentaux. Des restaurants, vieux de plusieurs centaines d'années, présentent des menus raffinés offrant une multitude de mets au tofu, de l'entrée au dessert. Traditionnellement, les techniques de fabrications du tofu sont jalousement gardées et se transmettent presque exclusivement de maître à disciple.


 

>6 • Du dojo au studio d'enregistrement

La méditation dans l'action ne se limite pas aux gestes essentiels de la vie quotidienne. Liberté de ses scories, le mental peut explorer d'autres voies ou souffle de l'esprit... d'entreprise. (extraits)

Né à Noyon dans l'Oise en 1952, Kaisen a passé une grande partie de son enfance en Pologne, pays d'origine de son père, où il a reçu une éducation chrétienne. Parvenu à l'adolescence, période classique des grandes interrogations sur le sens de la vie, et ne trouvant pas de réponses à sa quête intellectuelle, il cherche une pratique spirituelle répondant à ses exigences intérieures. Il se tourne alors vers d'autres voies que celles du catholicisme de son enfance et part pour la Chine où il mène la vie des moines dans le monastère d'Eno, sixième patriarche chinois du zen. De retour à Paris, il rencontre en la personne de Taisen Deshimaru, maître zen, l'exemple vivant de ce qu'il avait toujours recherché. Comprenant que le zazen pouvait opérer un redimensionnement de tout son être, il décide de devenir son disciple. Il est alors ordonné moine en 1979 sous le nom de Kaisen "ermite solitaire". Il suit son enseignement et participe aux activités de l'association Zen international jusqu'en avril 1982, date de la mort de Maître Deshimaru.
Tout en se consacrant à la pratique de zazen, il enseigne les arts tels que l'ikebana, la calligraphie, le bonzaï.

Le projet univox

En 1999, une maison de disques slovaque lui propose de l'enregistrer. Kaisen accepte. L'année suivante son premier CD intitulé "L'âme" est produit par Monti Records. Il se fait accompagner par de grands musiciens locaux (guitare, piano, accordéon...) retrouvant ainsi l'inspiration tzigane propre aux pays de l'Est.
L'idée ayant germé, il fallait la concrétiser. Afin de parfaire ses connaissances, Kaisen étudia et acquiert les connaissances techniques nécessaires pour réaliser des enregistrements, modeste mais performant. Il fonde alors une société de production, appelée Univox.

En France, ces deux CD, actuellement à la vente, sont distribués par DG Diffusion, spécialisé dans la distribution des livres et disques ésotériques.
Les projets ne manquent pas et Kaisen, infatiguable, trouve toujours, entre dojo et studio d'enregistrement, l'énergie nécessaire pour vivre pleinement chaque seconde d'une vie bien remplie.

J-P.C.

>8 Les hors-série de Bouddhisme Actualités

La rédaction de Bouddhisme Actualités vient de lancer, une nouvelle collection "Terre d'Asie", un numéro spécial consacré au Bhoutan. Michèle Porta est bouddhiste, dans la lignée Changpa Kagyu, majoritaire au Bhoutan, seul pays au monde dont le bouddhisme Vajrayana est religion d'Etat. C'est à ce titre qu'elle a été invitée à y séjourner, en avril et mai 1998, par un lama résident et enseignant en France : Lama Tobgay. Elle n'y est pourtant pas venue en pélerinage, ou rien qu'en pèlerine. Michèle Porta est depuis toujours attirée par l'Asie. Elle avait déjà fait un voyage en indonésie, pays où l'islam triomphant a chassé le bouddhisme dont il ne reste que des monuments. Mais elle y a découvert les rites hindouistes et la mystique asiatique. Elle a ramené du Bhoutan, le pays du Dragon, un reportage qui a fait l'objet de plusieurs expositions très remarquées au monastère de Kagyu Ling, au musée d'Art et d'histoire d'Auxerre, au Festival des pays de l'Himalaya, à la grande pagode du bois de Vincennes et au musée des Arts asiatiques de Nice, etc.

• Ce numéro hors-série est né de ce reportage, agrémenté des précieux commentaires de Françoise Pommaret, spécialiste du Bhoutan, chercheur au CNRS, de Jean-François Gantois et de Robert Dompnier.

La parution du hors série sur le Bhoutan a été différée au mois de septembre.
En vente chez votre marchand de journaux. 84 pages 29FF ou commande au journal. Joindre 15 F en supplément pour frais d'envoi.

 

>7 Visite d'un centre bouddhiste zen (extraits)

Monastère zen du sermon de la rivière Sei Sho Ji

École ou lignée : Lignée Soto zen du bouddhisme japonais. Dogen - Kodo Sawaki - Taisen Deshimaru

Maître fondateur : Kaisen

 

Accès :
Situé au coeur du Périgord, le monastère est accessible par train (gare de Périgeux), par avion (aéroport de Bassillac) ou par route (environ 5 heures de Paris, 2 heures de Bordeaux, 30 minutes de Périgueux). A Périgueux, suivre la direction Hautefort - Bassiac - Le Change - Cubjac. Le monastère se trouve à la sortie du village.

Langues utilisées : Les enseignements sont donnés en français.Durant le camp d'été, les traductions en polonais et slovaques sont simultanées. Les enseignements de Kaisen sont aussi enregistré sur CD audio et traduits en six langues (anglais, allemand, espagnol, polonais, slovaque et tchèque)

Monastère zen du sermon de la Rivière Sei Sho Ji
Le maine 24640 Cubjac
Tél :05 53 05 91 10
fax :05 53 05 90 97
S i t e  @  e-mail :
zazen.international@wanadoo.fr

 

>10 La non-violence et la libération du Tibet

Invité par Nicole Fontaine, présidente du Parlement Européen, le Dalaï-Lama plaidera une nouvelle fois, le 24 octobre prochain, la cause du Tibet et de son peuple devant les députés réunis en séance plénière. Alors que les armes parlent en Afghanistan, le chef spirituel des Tibétains prône toujours la voie du dialogue pacifique avec Pékin. (extraits)

La non-violence n'est pas l'attitude des lâches. Elle est en résonance avec notre nature humaine profonde, la nature de Bouddha en nous. "Les actions non-violentes sont celles d'un esprit rempli de compassion et les Tibétains doivent, vis-à-vis des Chinois, engendrer une compassion extrême. Mais ce n'est pas si facile..." reconnaît Samdhong Rinpotché, président du Parlement tibétain en exil, directeur de l'Institut des Hautes études tibétaines de Sarnath. Le Tibet dans son histoire, qui commence en 27 avant J.C., jusqu'en 1951, a toujours été une nation souveraine et indépendante, exception faite de 20 années d'occupation mongole au XIII siècle. Le peuple tibétain devrait donc jouir pleinement de son droit à l'autodétermination. Mais aujourd'hui ce droit est bafoué, il subit une occupation étrangère. Le Tibet est un pays totalement consacré à la préservation de valeurs spirituelles, depuis le VII siècle, date de l'introduction du bouddhisme. Venu de l'Inde, le bouddhisme a apporté les valeurs de la compassion, la bonté et l'amour, essence des enseignements bouddhistes.

Avalokiteshvara, bodhisattva de la compassion infinie, incarne la compassion infinie, incarne la compassion de tous les Bouddhas envers tous les êtres sensibles. Or le Dalaï-Lama est vénéré comme l'incarnation, au plan terrestre, d'Avalokiteshvara. C'est donc la compassion que les Tibétains ont choisie comme chef de leur nation. Cela ne veut pas dire que les Tibétains seraient exempts de violence, de haine ou de cupidité. Les émotions négatives et la violence ont aussi fait partie de l'histoire de ce peuple qui avait choisi la compassion incarnée pour le guider. Et si le Tibet est aujourd'hui un pays occupé, la faute en revient aux Tibétains, à un mauvais karma qu'ils ont créé. La souffrance de ce peuple martyre est de nature karmique, de ce fait l'expérience en est inévitable. Les Chinois sont entrés au Tibet par la force, ils y font régner la répression et la torture. Toutes les souffrances, celles des Tibétains comme des Chinois, proviennent d'un karma de violence.

La solution à la violence ne peut être que la non-violence

Pourtant,on aurait tort de considérer ce qu'endurent actuellement les Tibétains comme un cas isolé et particulier. Il faut l'analyser à la lumière de ce qui se passe dans la lumière de ce qui se passe dans la communauté universelle que forme aujourd'hui l'humanité. Le problème tibétain se reproduit en effet à l'échelle planétaire et c'est le problème de l'humanité dans son ensemble. Or si l'on cherche à identifier la cause et la nature réelles du problème, on trouve la violence. Donc la solution à la violence ne peut être que dans son opposé, la non-violence. C'est un fait que lorsqu'une maison brûle, on n'éteint pas l'incendie en l'attisant, par exemple en versant de l'essence. Pour lutter contre le feu, on utilise le contraire du feu, on a recours à l'eau. De même, la violence ne peut être résolue que par la non-violence.

Sandhong Rinpotché

>12 Affiches

Journées tibétaines

Organisée par l'association Tibet 59/62, du jeudi 18 au dimanche 21 octobre, cette manifestation culturelle prévoit une exposition avec vente d'artisanat tibétain, débat au Forum Fnac le 18 à 17h 30 avec Dagpo Rinpotché et Ghéshé Thupten Phuntsog.

Salle du Conclave du Palais Rihour 59000 Lille. Tél : 03 21 44 42 95

Voix et images de la Sérinde

• Exposition photos de Enrico Isacco, du 17 octobre au 17 décembre. En Afghanistan, femme nomade des campagnes ou femme des villes, femme couverte ou non du tchadri, chacune s'engageait, il y a trente ans, dans une timide émancipation.
Musée des Arts asiatiques de Nice, 405 promenade des Anglais. Tél : 04 92 29 37 00

Musée Cernuschi

• Le musée Cernuschi, petit joyau de l'art chinois, à Paris, va faire peau neuve. Il va bénéficier d'une importante rénovation (coût : 31 mf) qui débutera en 2002. Les travaux dureront deux ans. Avec ce projet, il en gagnera près de 1000 m2 grâce à l'utilisation de locaux désaffectés, l'agrandissement des galeries du rez-de-chaussée, l'aménagement d'une mezzanine et de deux salles. Le rez-de-chaussée, rénové et climatisé, accueillera les expositions temporaires et le premier étage les collections permanentes. Le grand Bouddha de Meguro occupera une place centrale, avec mezzanine. Parmi les pièces maîtresses : chevaux de bois Tang (VIIIe siècle), bronze brûle-parfum, scultures bouddhiques (IV-VIe siècles).
Source : Eurasie

Images de Pékin

• Une découverte photographique de Pékin au début du siècle par des clichés en noir et blanc. Cette Chine, évoquée par cette très belle exposition, existe encore avec ses Palais Impériaux, sa Cité Interdite... Une excellente invitation à un voyage court vers la capitale chinoise.
Jusqu'au 4 novembre 2001 au Musée Albert Kahn, 14 rue du Port, 92100 Boulogne Tel. 01 46 04 52 80.

 

Culture

Mékong, Dragon et Apsara...

• Du 11 septembre au 23 novembre 2001 exposition-vente d'artisanat du Cambodge, Laos et Viêtnam.
Exposition-vente à Voyageurs du Monde
55, rue Sainte Anne 75001 Paris. Tél : 01 42 86 16 00 Métro : Pyramides. Du lundi au samedi de 10h à 19h sauf jours fériés, entrée libre, espace Chine au 1er étage. source : Eurasie

 

       

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