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Initiation
de kalachakra pour la paix dans le monde
En
janvier et octobre 2002, Sa Sainteté le Dalaï-Lama
donnera deux initiations de kalachakra. La première
aura lieu à Bodhgaya, sur le lieu de l'Eveil,
la seconde à Graz , en Autriche. Ces initiations
seront les 27e et 28e que le Dalaï-Lama donnera
depuis la première initiation de kalachakra,
qu'il transmit à Lhassa en mai 1954, à
l'âge de 19 ans. (extraits)
L'initiation du mandala de kalachakra,
dit le Dalaï-Lama, est l'une des plus importantes
du bouddhisme car elle prend tout en compte : le corps
et l'esprit humain, l'aspect extérieur total,
cosmique et astrologique. Par sa pratique complète,
il est possible de réaliser l'Eveil en une
vie. Nous croyons fermement en son pouvoir de réduire
les tensions, nous l'estimons apte à créer
la paix, la paix de l'esprit et par conséquent
la paix dans le monde". Le monde n'en n'a jamais
eu autant besoin qu'actuellement. L'actualité
internationale en est triste reflet. Le temps est
donc venu de lever certains voiles et de transmettre,
en clair, certaines, connaissances et initiations,
conservées jusqu'à présent dans
les sanctuaires tibétains. Dans le livre "Initiation
de Kalachakra, pour la paix dans le Monde" (1),
le rituel de l'initiation est pour la première
fois présenté et traduit intégralement
en français. Il est accompagné du commentaire
du Dalaï-Lama, donné dans le style chaleureux
d'un enseignement oral, avec humour, clarté
et profondeur. Toute initiation est marquée
au sceau du secret mais dans la préface de
la traduction du Tantra de Kalachakra en français
, le Dalaï-Lama se disait favorable au dévoilement
du secret des textes pour éviter les interprétations
erronées du bouddhisme tantrique. Car le secret
n'est pas dans la lettre des textes ou la forme des
rituels. Le secret du vécu, intériorisation
de l'enseignement qui descend dans notre coeur et
nous relie à notre nature du Bouddha.
De
l'Inde au Tibet
Selon la tradition, le Bouddha se manifesta, il
y a 2500 ans dans le sud de l'Inde, et transmit le
tantra de Kalachakra à la requête du
roi de Shambhala, Suchanda. Le royaume existe sur
un plan spirituel et est une source d'inspiration
profonde pour tous les peuples de la route de la soie.
Six générations après le roi
de Shambhala qui reçut du Bouddha cet enseignement
fondamental, un autre roi monta sur le trône
de Shambhala et composa le Tantra abrégé
de Kalachakra, tandis que son fils et héritier
spirituel en écrivit le commentaire intitulé
"La Lumière immaculée". Ces
deux textes sanskrits ont survécu. Ils furent
introduits au Tibet au XIe siècle et aussitôt
traduits en tibétain.
L'initiation de Kalachakra, telle que la donne le
Dalaï-Lama, est adaptée de deux oeuvres
différentes. La première est l'Illumination
de la pensée, rituel d'entrée dans le
mandala du glorieux Kalachakra, composée par
le pratiquant et érudit tibétain du
XVe siècle, Khedrup Je, l'un des principaux
disciples de Je Tsong Khapa. Ce texte décrit
la cérémonie de purification des disciples
et l'intronisation des déités dans le
mandala. Il est destiné à ceux qui ont
déjà reçu l'initiation et pratiquent
par eux-mêmes le rite d'entrée dans le
mandala de Kalachakra afin de purifier leurs voeux.
Ces textes de pratique, intitulés dang juk
en tibétain ou "auto-initiation",
restaurent la transmission de pouvoir et sont récités
une fois par mois.
L'illumination de la pensée est complétée
par "Le Rituel de Kalachakra sous forme simplifiée",
écrit au début du XXe siècle
par Drewo Khangsar Rinpotché, maître
et érudit gelugpa de la province du Kham. Il
ajoute au texte de Khedrup Je une description des
rituels de purification accomplis par le maître
lors de l'initiation. Dans la version française,
des notes ont été ajoutées pour
élucider les références du rituel,
ainsi qu'un lexique sanskrit-français des noms
de déités de l'initiation. Ces noms
propres ont en effet un sens et une expressivité
qui permet d'identifier immédiatement quelle
qualité du principe d'Eveil les déités
représentent. Une recherche a également
permis d'établir la chronologie de la dynastie
des rois et kalkins de Shambhala car le Dalaï-Lama,
lui-même une émanation de ces souverains,
s'y réfère lors de chaque initiation
de Kalachakra. Enfin des tables et des graphiques
font ressortis la logique interne du processus de
transformation intérieure qui, dans l'expérience
de l'initiation, intègre nos facteurs d'existence
et les transforme en facteurs d'Eveil.
Kalachakra peut servir la paix parce que ce système
de méditation, vraie science de l'esprit, nous
donne les moyens du désarmement intérieur.
Il révèle le fonctionnement de notre
esprit ordinaire du non-Bouddha, et, lors de l'initiation,
actualise le potentiel considérable et méconnu
de notre nature de Bouddha. Les états et modifications
de la conscience sont en effet répertoriés
en liaison avec l'activation des quatre gouttes qui,
dans la physiologie subtile des tantras, sont des
supports de conscience, situés aux quatre lotus
du front, de la gorge, du coeur et du nombril. La
goutte du front correspond à l'état
de veille, la goutte de la gorge au rêve, la
gorge au rêve, la goutte du coeur au sommeil
profond, et celle du nombril, à la félicité.
Ces quatre gouttes sont associées à
chacun des quatre visages de Kalachakra, devant lesquels
se déroulent les phases successives de l'initiation.
De sorte qu'au terme de l'initiation, nous avons purifié
les potentialités de chaque goutte et des états
de conscience qui leur sont corrélés.
Et l'initiation a déposé en nous les
graines causales qui, au stade du fruit, nous permettront
d'accomplir les activités d'un être éveillé.
Tel est le don incomparable de Kalachakra que fait
chaque année au monde le Dalaï-Lama.
Sofia
Stril-Rever (1)
(1)
Auteur de "Tantra de Kalachakra, Le livre du
corps subtil" Préface de Sa Sainteté
le Dalaï-Lama, texte intégral traduit
du sanskrit par Sofia Stril-Rever, Paris, Desclée
de Brouwer,
>3
Le royaume de Shambala : mythe ou réalité
?
Royaume
septentrional de nature mystérieuse sur lequel
règne une dynastie liée à kalachakra,
Shambala excite l'imagination. Certains lamas et des
voyageurs occidentaux affriment avoir eu des contacts
avec ses habitants... Lama Karta livre quelques explications.
(1)
(extraits)
Dans les paroles du Bouddha et dans les enseignements
il est question de mondes qui ressemblent à
notre univers, où existent des êtres
qui nous ressemblent ou non. Et entre autres, il est
fait mention du royaume de Shambala, un univers habité
par des êtres qui nous ressemblent. Le roi de
Shambala serait venu en Inde pour assister aux enseignements
du Kakachakra donnés par le Bouddha et il les
a mis en pratique. Il y a eu des commentaires sur
ces enseignements. Plus tard, de grands pratiquants,
aussi bien indiens que tibétains, se sont consacrés
à la pratique du Kalachakra et ont composé
ce que nous pourrions appeler un itinéraire
pour arriver à ce royaume de Shambala. Dans
le Tendjour, le commentaire des enseignements du Bouddha
qui fait partie des textes canoniques, on trouve des
récits à ce propos. Ces personnages
sont vraiment allé sur place, ils y ont pratiqué
le Kalachakra. Ce n'est pas le résultat de
rêves mais d'expériences.
Et ce royaume a-t-il une situation géographique,
une localisation précise, puisqu'on parle même
d'itinéraire permettant d'y accéder
?
On lit dans le texte : "Dans le nord, il y a
le royaume de Shambala". Certains disent qu'il
faut chercher aux Etats-Unis. Pour d'autres, ce serait
plus loin vers le nord et plutôt un espace qu'un
pays.
Mais si ce royaume a une tangibilité physique,
avec les moyens technologiques actuels, on aurait
dû le repérer quelque part.
Si on a les yeux pour le voir, on le voit, mais Shambala
est invisible pour le commun des mortels. Pourtant
il y a des gens qui ont vu ce royaume. Au Tibet, par
exemple, il y a des personnes qui y sont allées,
et d'autres qui y passent sans rien voir.
Est-ce que les pratiquants du Kalachakra établissent
des connexions puissantes avec ce royaume ?
Si on pratique de manière fructueuse, on peut
renaître dans ce royaume, c'est vrai. Même
si on ne pratique pas, mais si on reçoit une
initiation, si on réfléchit, et si on
cultive une confiance, une joie à ce propos,
on entre dans ce qui est appelé la suite du
roi ou du mandala. Ces rois sont des bodhisattvas
et on peut faire partie de l'entourage de ces boddhisattvas
pour continuer sa propre évolution jusqu'à
la libération.
Propos
recueillis par Jean-Marc Nikolic - Extrait de "Champs
purs de champagne" Lama Karta - Edition Kunchab
| Dalaï
lama |
| La
succession du Dalaï lama
Linformation
a de quoi dérouter les Occidentaux. Le
successeur du Dalaï Lama ne sera pas désigné
après sa mort, comme le veut la tradition,
mais au terme dune élection qui
devrait avoir lieu dans les mois à venir.
Pour faire face aux échéances,
et préparer l'avenir du Tibet, le Dalai
Lama, âgé de 65 ans, vient en effet
d'annoncer que son successeur sera élu
par le parlement tibétain en exil, et
non plus par un régent chargé
d'attendre la majorité de la future émanation
de Tchenrézi. Dès lors, le successeur
du XIVe Dalai-Lama commencera la préparation
de son rôle en assumant des fonctions
équivalentes à celles d'un premier
ministre au sein de l'administration tibétaine
en exil. Ainsi, la lignée des dalai lamas
serait préservée des manipulations
de Pékin qui, jusquà ce
jour, refuse tout compromis sur lavenir
du Tibet. Cette réforme sans précédent
des institutions tibétaines pose la question
de la validité spirituelle du successeur
du Dalaï Lama. Sagit-il dun
successeur politique et temporel, les futures
émanations de Tchenrézi restant
dorénavant dans lombre des monastères
? Interrogé sur le Karmapa Urgyen Trinlé,
le chef spirituel des Tibétains a indiqué
quil ne serait pas sur la liste de sa
succession. |
| Birmanie
: lutter par le Dharma |
| Après
sept ans d'emprisonnement, la journaliste San
San Nweg a été libérée
de la prison de Rangoon en Birmanie. Condamnée
à dix ans de détention pour sa prise
de position contre la junte militaire au pouvoir,
San San Nweg, âgée de 56 ans, malade
et mère de six enfants, a bénéficié,
sous la pression internationale et de "Reporters
sans frontières" d'une remise de peine
sous conditions. "Si je fais une bêtise
politique, contre la junte, je retourne en prison
pour trois ans, avec une peine de trois ans supplémentaires.
J'ai une dette." a-t-elle précisé."
Je vais écrire écrire sur le bouddhisme
et son enseignement, dire mes vérités
et mes idées à travers le bouddhisme.
Il ne s'agira plus d'écrirts engagés
mais je pense que les gens comprendrons. |
>5
Et Siddharta devint le Bouddha
Inspirée
de la vie du prince Siddharta Gautama et de sa quête
spirituelle, la pièce de théâtre
"Et Siddharta devint le Bouddha" été
jouée plusieurs fois aux Etats-Unis et en Europe.
Elle sera présentée cet autome à
Paris.
(extraits)
La vie des grands maîtres religieux
exercice une réelle fascination sur le public.
Leur humanisme nous permet de partager leur intimité
dans une atmosphère dépouillée
où le sacré est essentiellement dans
leur rayonnement spirituel. Ce reflet d'une âme,
plus profondément humaine que divine, a inspiré
Robert Hossein qui a mis en scène il y a quelques
années un étonnant spectacle consacré
à Jésus. A la même époque,
de l'autre côté de l'Altantique, C.Kumar
Ghose présentait pour la première fois
lors de sa création à New York, la pièce
de théâtre "Et Siddharta devint
le Bouddha". Jouée ensuite à Seattle
puis au Canada, la pièce été
jouée à Paris en 1995 dans le cadre
d'une tournée de plusieurs semaines en Europe.
Mise en scène par Sudeepak Nabec cette pièce,
en deux actes présente une vingtaine de Tableaux
agréablement accompagnée de musique
indienne. Sudeepak Nabec, né en 1970, consacre
sa vie au théâtre sacré. Après
avoir été assistant de la troupe "Victory
Banner" qui a produit à travers le monde
entier la pièce "Et Siddharta devint le
Bouddha", il présente dans une nouvelle
mise en scène de la pièce qui sera jouée
à Paris du 13 novembre au 2 décembre.
Dates des représentations :
du 13 novembre au 3 décembre
à 19 h au Sudden Théâtre
14 bis rue Sainte Isaure 75018 Paris. Durée
1h30 mn
Réservations 06 61 54 92 89
>9 Les
obstacles au développement spirituel
Le pire ennemi de l'homme est l'homme lui-même.
Tous les grands mystiques l'ont expérimenté
: qu'il s'agisse de la tentation du démon pour
Jésus, ou la tentation de Mara pour le Bouddha,
les éléments perturbateurs viennent
du plus profond de notre psychisme. Des poisons mentaux
qu'il convient d'identifier et d'éliminer.
(extraits)
Imaginez-vous seul au milieu d'un champ de
bataille, confronté à mille ennemis.
Bien qu'entouré de toutes parts, vous parvenez
cependant à les vaincre. Imaginez-vous un millier
d'autre fois sur ce champ de bataille et imaginez-vous
chaque fois vainqueur. Selon le Bouddha, la tâche
est plus facile que ne l'est la conquête de
soi. Ce que nous avons entrepris n'est pas une vétille.
Parvenir à comprendre notre propre esprit est
la plus difficile de toutes les tâches possibles.
Mais elle n'est pas impossible. Quantité d'êtres
ont conquis ces milliers d'ennemis des miliers de
fois et nous ont laissé conseils et directives.
Du
désir au doute
Le premier de ces ennemis, ou obstacles, est le désir
sensuel : avoir soif des plaisirs des sens, s'attacher
aux objets des sens. L'esprit demeure tendu vers l'extérieur,
à la recherche d'un objet ou d'un autre, dans
un état d'agitation et de déséquilibre.
Le second ennemi est la haine ; la colère,
la malveillance, l'aversion, l'agacement, l'irritation
ne sont tous que l'expression du jugement mental.
L'esprit s'en prend à l'objet et veut s'en
débarrasser. C'est un état plein de
turbulence et de violence.
Le troisième ennemi est la négligence
et la torpeur, c'est-à-dire la paresse mentale,
la mollesse. Un esprit en proie à l'indolence
et à la torpeur ne souhaite que s'adonner au
sommeil.
Le quatrième obstacle est l'agitation. Un
esprit anxieux, envahi par le regret et l'agitation,
est incapable de ce concentrer. Il ne cesse de sauter
d'un objet à l'autre sans aucune attention.
Cette instabilité mental empêche l'apparition
de la vision pénétrante.
Le cinquième des grands ennemis est le doute
et, d'une certaine façon, il est le plus difficile
de tous. Tant qu'on ne l'a pas démasqué,
le doute réduit l'esprit à l'impuissance,
bloquant tout effort de clarification.
Identifier
et relâcher
Il existe des moyens spécifiques de faire
face à ces ennemis auxquels nous sommes en
butte sur la voie. Le premier moyen est de les reconnaître,
de les voir clairement à chaque instant.
Tant que nous n'avons pas ressenti l'imminence de
notre mort, nous ne pouvons pleinement ressentir le
caractère unique de chaque moment. Il y a également
une forte corrélation entre l'intensité
de nos désirs et notre auto-indulgence excessive
en matière de nourriture et de sommeil. Manger
et dormir avec modération amoindrissent le
facteur désir et accroissent la clarté
mentale.
Joseph Goldstein (1)
(1)
Auteur de "L'Expérience de la clarté
intérieure".
Editions Adyar.
>11 L'illusion
trompeuse de la matière
Princesse du clan des Sakya, Nanda, la demi-soeur
du Bouddha devint nonne, contrainte et forcée
par son entourage. Rebelle au départ, elle
finit par devenir une bikkhuni pleinement éveillée
dans la pratique de la contemplation. (extraits)
Lorsqu'elle vint au monde, Nanda fut tendrement
accueillie par ses parents, le père du Bouddha
et sa seconde épouse, Mahapajapati Gotami.
Son nom signifie "joie", "satisfaction",
"plaisir" ; on le choisissait quand les
parents se réjouissaient spécialement
de l'arrivée d'un enfant. Nanda était
raffinée, gracieuse et belle. Pour la distinguer
de celles qui portaient le même nom, on l'appela
par la suite Rupa-Nanda, ou parfois Sundari-Nanda,
les deux noms signifiant "Belle Nanda".
Avec le temps, plusieurs membres de sa famille - le
clan royal des Sakya - quittèrent leur maison
pour mener la vie d'errance, influencés par
le fait extraordinaire qu'un des leurs soit devenu
le Bouddha pleinement Eveillé. Parmi eux se
trouvaient son frère, Nanda, ses cousins, et
enfin sa mère, ainsi que beaucoup d'autres
dames Sakya. Alors, Nanda fit également ce
pas. Elle n'agit toutefois pas ainsi par confiance
en le Maître et en l'Enseignement, mais par
l'amour pour ses proches et par désir de se
comporter comme eux.
Tout
ce qui existe est appelé à disparaître
Un jour, le Bouddha pria toutes les nonnes de se
rendre auprès de lui, une par une, afin de
recevoir des instructions. Nanda, pourtant, ne se
plia pas à cette directive. Le Maître
la convoqua alors spécialement, et elle se
présenta devant lui, montrant par son attitude
à quel point elle était honteuse et
inquiète. Le Bouddha s'adressa à elle
en mettant en avant toutes ses qualités, de
sorte qu'elle l'écouta volontiers et prit plaisir
à ses paroles. Bien que le Bienheureux sût
que ses propos lui avaient redonné confiance,
l'avaient rendue joyeuse et prête à accepter
ses enseignements, il ne lui expliqua pas immédiatement
les Quatre Nobles Vérités. Etant donné
que Nanda était si attachée à
sa beauté physique, le Bouddha utilisa ses
pouvoirs psychiques pour faire apparaître la
vision d'une femme encore plus belle, qui, aussitôt,
vieillit de manière spectaculaire et implacable
sous ses yeux. De cette façon Nanda put voir,
concentré sur quelques instants, ce qu'autrement
on ne peut remarquer que sur des dizaines d'années,
et ce que souvent, en raison de la proximité
et de l'habitude, on ne saisit pas même complètement
: le déclin de la jeunesse et de la beauté,
la progression de la décrépitude, l'approche
de la mort. La vision toucha vivement Nanda ; elle
en fut remuée jusqu'au tréfonds de son
être.
Après lui avoir donné cette leçon
visuelle sur l'impermanence, le Bouddha put lui expliquer
le Dharma de telle manière qu'elle comprit
entièrement les Quatre Vérités
; elle obtint ainsi la connaissance de la libération
à venir, l'entrée-dans-le-courant. Comme
sujet de méditation, le Bouddha qui préconisa
la contemplation de l'impermanence et de la nature
répugnante du corps. Elle persévéra
longtemps.
Plus tard, le Bouddha fit l'éloge de sa demi-soeur
comme étant la plus remarquable des nonnes
qui pratiquaient la méditation. Ceci signifie
qu'elle n'avait pas seulement suivi la voie analytique
de la vue pénétrante, mais qu'elle avait
également fait l'expérience des jhana,
la réalisation des états de tranquillité.
Goûtant cette pure félicité, elle
n'eut plus jamais besoin de plaisirs inférieurs
et trouva bientôt la paix éternelle.
Même si elle avait embrassé la vie d'errance
par attachement à ses proches, elle devint
pleinement libérée, une digne fille
spirituelle du Maître qu'elle vénérait.
Nyanaponika et Hellmuth Hecker
Les
grands disciples du Bouddha
Edit. Clair Lumière
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>2
Manhattan la loi du retour karmique de la violence
Le
feu et la mort se sont abattus en plein coeur de New-York.
Les extrémistes islamiques sont bien entendu
montrés d'un doigt accusateur. Mais ce processus
de violence et de haine pourrait s'inscrire dans l'histoire
même de Manhattan et des Américains.
Choc en retour ?
(extraits)
La destruction des twin towers de Manhattan
a fait éclater à la face du monde une
spirale de haine. Si la loi du retour karmique n'est
sans toute pas une explication dire rationnelle pur
certains, elle donne toutefois à réfléchir
au-delà des images et des déclarations
qui collent à l'actualité.
Jusqu'en 1625, Manhattan, fut un îlot de collines
verdoyantes habitées par la tribu des Indiens
Manhattin. Puis des colons de la Compagnie hollandaise
des Indes occidentales arrivèrent dans ce site
dont ils exploitèrent les ressources portuaires
remarquables pour fonder la Nouvelle-Amsterdam. Les
Indiens Manhattim, chassés, repoussés,
arrivèrent vers l'Ouest. Ils furent parmi les
premières victimes du génocide de la
nation américaine naissante. Un siècle
plus tard, Manhattan devint, comme d'autres ports
de la côte Est, un des pôles du commerce
triangulaire. Les négriers y livraient leur
cargaison humaine, et entassés les Africains,
sans vivres enchaînés et enferrés,
qui avaient survécu à la traversée
de l'Atlantique. Aujourd'hui à la mémoire
de leurs ancêtres les africains New Yorkais,
célèbrent des rituels sur les rivages
de l'océan qu'ils appellent "océan
du milieu", entre les deux continents où
s'enracinent leur souvenirs.
Symbole de la puissance du capitalisme occidental
qui avait subjugué les tribus indiennes avant
de s'enrichir considérablement de la traite,
Manhattan devint le nom de code du programme de recherche
sur l'uranium qui aboutit à l'arme atomique.
C'est ainsi que le 11 août 1942, le président
Roosevelt approuva le programme Manhattan qui, au
prix de milliards de dollars, mobilisa plus de 100.000
chercheurs, scientifiques, ingénieurs, militaires,
techniciens et administratifs. Plusieurs futurs prix
Nobel y participaient et on citera des noms célèbres,
Einstein, Oppenheimer, Silizard, des savants parmi
les plus brillants qui mirent leur créativité
et leur intelligence au service d'un objectif de destruction
massive de la vie. "Nous avons maîtrisé
l'énergie fondamentale de l'univers",
déclara la Maison Blanche pour saluer l'explosion
nucléaire d'Hiroshima le 7 août 1945.
Et la presse mondiale célébra l'exploit
scientifique, sans faire généralement
grand cas des dizaines de milliers de victimes. Avec
le programme Manhattan, les Américains crurent
qu'ils étaient devenus les maîtres du
monde.
On ne voyait pas forcément la violence des
origines et des siècles écoulés
dans l'habillage lisse et les lignes épurées
des gratte-ciels de Manhattan se mesurant au ciel,
portant au ciel, portant toujours plus haut le rêve
américain qui n'en finissait pas de grandir.
Cette violence nous a sauté aux yeux dans la
fureur et le sang des attentats terroristes qui ont
utilisé la vie d'êtres humains pour détruire
d'autres êtres humains. Le 11 septembre 2002,
les maîtres du monde ont vu se retourner contre
eux cette violence sourde qui accompagne depuis toujours
l'histoire de Manhattan et qui a culminé à
un degré de violence inouïe et inégalée
sur Hiroshima et Nagasaki. Le nuage de fumée
au-dessus des twin towers n'était pas sans
rappeler d'ailleurs le champignons atomique qui plana
au-dessus des villes japonaises en août 1945.
Ces événements nous enseignent que le
seul chemin de vie est un chemin de paix, le chemin
du "désarmement intérieur"
que nous montre Sa Sainteté le Dalaï-Lama.
Mais que penser alors du nom de code des tests nucléaires
indiens baptisés "le Bouddha s'éveille"
? Quel retour tragique de karma ce genre de jeu de
mots préfigure-t-il ? A moins que, dans leur
sagesse, les Indiens n'aient voulu nous dire que l'arme
atomique procède de la même énergie
qui, sous l'effet de l'ignorance, conduit à
la destruction absolue alors que, sur la voie de la
sagesse, elle conduit au parfait Eveil.
Sofia Stril-Rever (1)
(1)auteur
de "L'initiation de Kalachakra pour la paix dans
le monde" Edition Desclée de Brouwer
>4
Le tofu, viande végétale des bouddhistes
Selon
la légende, la fève soja fut découverte
par deux personnages chinois Yu-Hsing et Kung-Kung,
voilà plus de 5000 ans. Avec le riz, l'orge,
le blé et le millet, le soja est "muku",
un des cinq grains sacrés, essentiels à
l'existence de la civilisation chinoise. (extraits)
L'art de faire coaguler le lait soja pour
en faire du tofu remonte à 164 ans avant J.C.
Le célèbre Seigneur Liu An de Juai-Nan,
philosophe, politicien et féru d'alchimie et
de méditation taoïste, expérimenta
avec le soja afin d'introduire un élément
nouveau dans l'alimentation végétarienne
de ses amis taoïste. Boddhidharma, fondateur
chinois de l'école Ch'an (Zen) vers 520 après
J.C. apréciait, quant à lui, le tofu
pour sa simplicité, son honnêteté
et sa merveilleuse robe blanche.
Le peuple chinois, tout comme le peuple japonais,
consomme le miso, cette pâte fermentée
constituée de fèves de soja et de grains,
depuis fort longtemps. Le miso japonais apparut dès
les origines de la formation de la nation et on dit
qu'il était la création de la déesse
Kuma No Kusubine No Mikoto. Le miso et le tofu en
particulier sont intimement liés au bouddhisme
et à son expansion hors de la Chine. Le Japon
découvrit ce fromage de soja par des moines
chinois venus propager l'enseignement de l'Eveillé,
le sublime Bouddha, vers le VIème siècle
après J.C. Ces moines cuisiniers ouvrirent
plusieurs échoppes de tofu dans les temples
et les monastères. Au début du XIIe
siècle, les cinq plus grands temples bouddhistes
zen du Japon avaient à l'intérieur de
leurs murs des restaurants végétariens.
Au menu : de multiples préparations au tofu.
C'est à cette époque que les fermiers
japonais commencèrent à cultiver massivement
la fève soja et que les guerriers ascètes,
les amuraïs, remplacèrent peu à
peu leur alimentation à base de poisson par
de la soupe au miso et aux cubes de tofu frits.
Reste, bien entendu, le dossier très contreversé
des ogm, l'Amérique du Nord ayant mis
en place d'immenses plans de culture de soja transgénique
comme le fait actuellement la Chine avec le riz.
Au Japon, en revanche, le tofu et le miso (pâte
de soja fermentée) sont traités avec
un profond respect. Dans la langue parlée,
le mot tofu ou miso est le plus souvent précédé
du préfixe "O"."O-tofu"
(ou O-miso) signifie honorable tofu. Le tofu fait
partie intégrante du langage populaire. Quand
un Japonais veut dire à quelqu'un d'aller se
faire voir, il dit d'une façon plus diplomatique
: "Va te frapper la tête contre un morceau
de tofu et disparaît."
Un
plat national
Plus de 18.000 usines japonaises concoctent du tofu.
Il est apprécié des gastronomes, tout
comme le fromage ou le vin le sont pour les Occidentaux.
Des restaurants, vieux de plusieurs centaines d'années,
présentent des menus raffinés offrant
une multitude de mets au tofu, de l'entrée
au dessert. Traditionnellement, les techniques de
fabrications du tofu sont jalousement gardées
et se transmettent presque exclusivement de maître
à disciple.
>6
Du dojo au studio d'enregistrement
La méditation dans l'action ne se limite pas
aux gestes essentiels de la vie quotidienne. Liberté
de ses scories, le mental peut explorer d'autres voies
ou souffle de l'esprit... d'entreprise. (extraits)
Né à Noyon dans l'Oise en 1952,
Kaisen a passé une grande partie de son enfance
en Pologne, pays d'origine de son père, où
il a reçu une éducation chrétienne.
Parvenu à l'adolescence, période classique
des grandes interrogations sur le sens de la vie,
et ne trouvant pas de réponses à sa
quête intellectuelle, il cherche une pratique
spirituelle répondant à ses exigences
intérieures. Il se tourne alors vers d'autres
voies que celles du catholicisme de son enfance et
part pour la Chine où il mène la vie
des moines dans le monastère d'Eno, sixième
patriarche chinois du zen. De retour à Paris,
il rencontre en la personne de Taisen Deshimaru, maître
zen, l'exemple vivant de ce qu'il avait toujours recherché.
Comprenant que le zazen pouvait opérer un redimensionnement
de tout son être, il décide de devenir
son disciple. Il est alors ordonné moine en
1979 sous le nom de Kaisen "ermite solitaire".
Il suit son enseignement et participe aux activités
de l'association Zen international jusqu'en avril
1982, date de la mort de Maître Deshimaru.
Tout en se consacrant à la pratique de zazen,
il enseigne les arts tels que l'ikebana, la calligraphie,
le bonzaï.
Le
projet univox
En 1999, une maison de disques slovaque lui propose
de l'enregistrer. Kaisen accepte. L'année suivante
son premier CD intitulé "L'âme"
est produit par Monti Records. Il se fait accompagner
par de grands musiciens locaux (guitare, piano, accordéon...)
retrouvant ainsi l'inspiration tzigane propre aux
pays de l'Est.
L'idée ayant germé, il fallait la concrétiser.
Afin de parfaire ses connaissances, Kaisen étudia
et acquiert les connaissances techniques nécessaires
pour réaliser des enregistrements, modeste
mais performant. Il fonde alors une société
de production, appelée Univox.
En France, ces deux CD, actuellement à la
vente, sont distribués par DG Diffusion, spécialisé
dans la distribution des livres et disques ésotériques.
Les projets ne manquent pas et Kaisen, infatiguable,
trouve toujours, entre dojo et studio d'enregistrement,
l'énergie nécessaire pour vivre pleinement
chaque seconde d'une vie bien remplie.
J-P.C.
>8 Les
hors-série de Bouddhisme Actualités
La
rédaction de Bouddhisme Actualités vient
de lancer, une nouvelle collection "Terre
d'Asie", un numéro spécial
consacré au Bhoutan. Michèle
Porta est bouddhiste, dans la lignée Changpa
Kagyu, majoritaire au Bhoutan, seul pays au monde
dont le bouddhisme Vajrayana est religion d'Etat.
C'est à ce titre qu'elle a été
invitée à y séjourner, en avril
et mai 1998, par un lama résident et enseignant
en France : Lama Tobgay. Elle n'y est pourtant pas
venue en pélerinage, ou rien qu'en pèlerine.
Michèle Porta est depuis toujours attirée
par l'Asie. Elle avait déjà fait un
voyage en indonésie, pays où l'islam
triomphant a chassé le bouddhisme dont il ne
reste que des monuments. Mais elle y a découvert
les rites hindouistes et la mystique asiatique. Elle
a ramené du Bhoutan, le pays du Dragon, un
reportage qui a fait l'objet de plusieurs expositions
très remarquées au monastère
de Kagyu Ling, au musée d'Art et d'histoire
d'Auxerre, au Festival des pays de l'Himalaya, à
la grande pagode du bois de Vincennes et au musée
des Arts asiatiques de Nice, etc.
Ce numéro hors-série est né de
ce reportage, agrémenté des précieux
commentaires de Françoise Pommaret, spécialiste
du Bhoutan, chercheur au CNRS, de Jean-François
Gantois et de Robert Dompnier.
La parution du hors série sur le Bhoutan
a été différée au mois
de septembre.
En vente chez votre marchand de journaux. 84 pages
29FF ou commande au journal. Joindre 15 F en supplément
pour frais d'envoi.
>7
Visite d'un centre bouddhiste zen (extraits)
Monastère
zen du sermon de la rivière Sei Sho Ji
École ou lignée
: Lignée Soto zen du bouddhisme japonais. Dogen
- Kodo Sawaki - Taisen Deshimaru
Maître fondateur
: Kaisen
Accès :
Situé au coeur du Périgord, le monastère
est accessible par train (gare de Périgeux),
par avion (aéroport de Bassillac) ou par route
(environ 5 heures de Paris, 2 heures de Bordeaux,
30 minutes de Périgueux). A Périgueux,
suivre la direction Hautefort - Bassiac - Le Change
- Cubjac. Le monastère se trouve à la
sortie du village.
Langues utilisées
: Les enseignements sont donnés en français.Durant
le camp d'été, les traductions en polonais
et slovaques sont simultanées. Les enseignements
de Kaisen sont aussi enregistré sur CD audio
et traduits en six langues (anglais, allemand, espagnol,
polonais, slovaque et tchèque)
| Monastère
zen du sermon de la Rivière Sei Sho Ji
Le maine 24640 Cubjac
Tél :05 53 05 91 10
fax :05 53 05 90 97
S i t e @ e-mail :
zazen.international@wanadoo.fr |
>10 La
non-violence et la libération du Tibet
Invité
par Nicole Fontaine, présidente du Parlement
Européen, le Dalaï-Lama plaidera une nouvelle
fois, le 24 octobre prochain, la cause du Tibet et
de son peuple devant les députés réunis
en séance plénière. Alors que
les armes parlent en Afghanistan, le chef spirituel
des Tibétains prône toujours la voie
du dialogue pacifique avec Pékin. (extraits)
La non-violence n'est pas l'attitude des lâches.
Elle est en résonance avec notre nature humaine
profonde, la nature de Bouddha en nous. "Les
actions non-violentes sont celles d'un esprit rempli
de compassion et les Tibétains doivent, vis-à-vis
des Chinois, engendrer une compassion extrême.
Mais ce n'est pas si facile..." reconnaît
Samdhong Rinpotché, président du Parlement
tibétain en exil, directeur de l'Institut des
Hautes études tibétaines de Sarnath.
Le Tibet dans son histoire, qui commence en 27 avant
J.C., jusqu'en 1951, a toujours été
une nation souveraine et indépendante, exception
faite de 20 années d'occupation mongole au
XIII siècle. Le peuple tibétain devrait
donc jouir pleinement de son droit à l'autodétermination.
Mais aujourd'hui ce droit est bafoué, il subit
une occupation étrangère. Le Tibet est
un pays totalement consacré à la préservation
de valeurs spirituelles, depuis le VII siècle,
date de l'introduction du bouddhisme. Venu de l'Inde,
le bouddhisme a apporté les valeurs de la compassion,
la bonté et l'amour, essence des enseignements
bouddhistes.
Avalokiteshvara, bodhisattva de la compassion infinie,
incarne la compassion infinie, incarne la compassion
de tous les Bouddhas envers tous les êtres sensibles.
Or le Dalaï-Lama est vénéré
comme l'incarnation, au plan terrestre, d'Avalokiteshvara.
C'est donc la compassion que les Tibétains
ont choisie comme chef de leur nation. Cela ne veut
pas dire que les Tibétains seraient exempts
de violence, de haine ou de cupidité. Les émotions
négatives et la violence ont aussi fait partie
de l'histoire de ce peuple qui avait choisi la compassion
incarnée pour le guider. Et si le Tibet est
aujourd'hui un pays occupé, la faute en revient
aux Tibétains, à un mauvais karma qu'ils
ont créé. La souffrance de ce peuple
martyre est de nature karmique, de ce fait l'expérience
en est inévitable. Les Chinois sont entrés
au Tibet par la force, ils y font régner la
répression et la torture. Toutes les souffrances,
celles des Tibétains comme des Chinois, proviennent
d'un karma de violence.
La
solution à la violence ne peut être que
la non-violence
Pourtant,on aurait tort de considérer ce qu'endurent
actuellement les Tibétains comme un cas isolé
et particulier. Il faut l'analyser à la lumière
de ce qui se passe dans la lumière de ce qui
se passe dans la communauté universelle que
forme aujourd'hui l'humanité. Le problème
tibétain se reproduit en effet à l'échelle
planétaire et c'est le problème de l'humanité
dans son ensemble. Or si l'on cherche à identifier
la cause et la nature réelles du problème,
on trouve la violence. Donc la solution à la
violence ne peut être que dans son opposé,
la non-violence. C'est un fait que lorsqu'une maison
brûle, on n'éteint pas l'incendie en
l'attisant, par exemple en versant de l'essence. Pour
lutter contre le feu, on utilise le contraire du feu,
on a recours à l'eau. De même, la violence
ne peut être résolue que par la non-violence.
Sandhong Rinpotché
>12
Affiches
Journées
tibétaines
Organisée par l'association Tibet 59/62, du
jeudi 18 au dimanche 21 octobre, cette manifestation
culturelle prévoit une exposition avec vente
d'artisanat tibétain, débat au Forum
Fnac le 18 à 17h 30 avec Dagpo Rinpotché
et Ghéshé Thupten Phuntsog.
Salle du Conclave
du Palais Rihour 59000 Lille. Tél : 03 21 44
42 95
Voix
et images de la Sérinde
Exposition photos de Enrico Isacco, du 17
octobre au 17 décembre. En Afghanistan, femme
nomade des campagnes ou femme des villes, femme couverte
ou non du tchadri, chacune s'engageait, il y a trente
ans, dans une timide émancipation.
Musée des Arts
asiatiques de Nice, 405 promenade des Anglais. Tél
: 04 92 29 37 00
Musée
Cernuschi
Le musée Cernuschi, petit joyau de
l'art chinois, à Paris, va faire peau neuve.
Il va bénéficier d'une importante rénovation
(coût : 31 mf) qui débutera en 2002.
Les travaux dureront deux ans. Avec ce projet, il
en gagnera près de 1000 m2 grâce à
l'utilisation de locaux désaffectés,
l'agrandissement des galeries du rez-de-chaussée,
l'aménagement d'une mezzanine et de deux salles.
Le rez-de-chaussée, rénové et
climatisé, accueillera les expositions temporaires
et le premier étage les collections permanentes.
Le grand Bouddha de Meguro occupera une place centrale,
avec mezzanine. Parmi les pièces maîtresses
: chevaux de bois Tang (VIIIe siècle), bronze
brûle-parfum, scultures bouddhiques (IV-VIe
siècles).
Source : Eurasie
Images
de Pékin
Une découverte photographique de Pékin
au début du siècle par des clichés
en noir et blanc. Cette Chine, évoquée
par cette très belle exposition, existe encore
avec ses Palais Impériaux, sa Cité Interdite...
Une excellente invitation à un voyage court
vers la capitale chinoise.
Jusqu'au 4 novembre
2001 au Musée Albert Kahn, 14 rue du Port,
92100 Boulogne Tel. 01 46 04 52 80.
Culture
Mékong,
Dragon et Apsara...
Du 11 septembre au 23 novembre 2001 exposition-vente
d'artisanat du Cambodge, Laos et Viêtnam.
Exposition-vente à Voyageurs du Monde
55, rue Sainte Anne
75001 Paris. Tél : 01 42 86 16 00 Métro
: Pyramides. Du lundi au samedi de 10h à 19h
sauf jours fériés, entrée libre,
espace Chine au 1er étage. source : Eurasie
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